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O HD 11 E II. — GANOÏDES

L’ordre des Ganoïdes, institué par Agassiz, ne comprend qu’une partie des Poissons i[ue ce zoologiste y faisait rentrer, car plusieurs

VEUTÉmiÉS ou OSTÉOZOAIIIES.

d’entre eux en ont été séparés par Jean Müller pour être réunis aux Téléostéens; ce sont les Pledognallies, les Lopliobranclies et les Siluroules. Ce groupe est très riche en espèces fossiles, mais il n’a qu’un petit nonihre de rei)résentants dans la faune actuelle; c’est à lui qu’appartiennent les Sturioniens, (|ui foi'juaient un ordrtf dans la classification de Cuvier, et (piehiues-uns des Malacoi)térygiens abdominaux du môme auteur (Lépidostée, Polyptère, Amie).

Parleurs caractères anatomiques lesGanoïdes sont intermédiaires entre les Sélaciens et les Téléostéens. Leur corps est le plus souvent recouvert de plaques émaillées rbomboïdales, mais parfois d’écailles rondes qui ressemblent tà celles des Poissons ordinaires X^ïmia). Chez la Spatularia, par exception, la peau est

nue.

Les nageoires fournissent un caractère commun à la plupart des Ganoïdes et auquel Jean Müller attachait une grande importance: c’est la présence sur leur bord antérieur, particulièrement à la nageoire caudale, de petites épines (fulcres) disposées sur ou deux rangs. La queue est bétérocerque.

Le s(juelette est tantôt osseux et tantôt cartilagineux; parfois la corde dorsale persiste, et autour d’elle se développent de simi)les anneaux cartilagineux (Esturgeons), mais en général les vertèbres sont entièrement ossifiées. Les premiers conservent le crâne cartilagineux primitif avec des os de recouvrement surajoutés, tandis (|ue les autres possèdent un crâne plus ou moins comj)lètement ossifié.

Le système nerveux n’a rien de remarquable, si ce n’est que les nerfs optiques otfrent un cbiasmji. Les brancbies sont libres, recouvertes par un opercule qui porte sou\^nt une brancbie accessoire à sa face interne (Esturgeon). En général, il existe des évents. Toujours il y a une vessie natatoire qui est (|uebjucfois double (Polyptère); cette vessie li’est j)as close et s’ouvre d;uis l’œsopbage par un canal aén'en. f.e conir j)résente un bulbe artériel coidractile et garni de plusieui-s l’angs de valvules. L’intestin est pourvu d’un repli si)iral très développé, cxcépté chez le Lépidostée où ce re})Ii est rudimentaire.

Les organes génitaux ont beaucoup de rapport avec ceux des Sélaciens, mais otfrent cette particularité (|ue les testicules ne se continuent jias avec leur conduit excréteur; les spermatozoïdes, de môme (pie les œufs, tombent dans la cavité abdominale, d’où ils sont évacués [lar un canal à orifice infundibnîiforme, fonctionnant comme oviducte chez la femelle, comme canal déférent cbezlemàle. Ces conduits débouchent le jdus souvent dans les voies urinaires.

POISSONS AMPIIIIUIIIINIENS. — GANOIDES.

descriptive. I

Enfin, la cavité viscérale communique avec l’extérieur par des pores abdominaux (Ilyrtl).

Les Ganoïdes ont été divisés par Jean Müller, d’après la nature de leur squelette, en cartilagineux, ou Chondrofianoules, et osseux, ou O sléo ganoïdes.

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