Lopliohranches
Les Lopliohranches sont de petits Poissons fort singuliers, caractérisés par la disposition en houppes de leurs branchies houppe); chez eux l’ouverture des ouïes est réduite à un étroit orifice supérieur. Leur corps est cuirassé ei de forme plus ou moins polyédrique ; la tôle se prolonge en un museau tubulaire qui se
termine par une bouche très petite dépourvue de dents. Les nageoires sont en général rudimentaires, ou peu développées, excejilé chez les Pégases dont les pectorales très grandes ressemblent à des ailes. La vessie natatoire manque parfois; quand elle existe, elle est close.
Une curieuse jiarticularité présentée par ces animaux, c’est que les mâles smit chargés des œufs jusqu’au moment de l’éclosion; tantôt ils sont fixés sur le thorax ou l’abdomen, tantôt ils sont reçus dans une sorte de poche formée par deux replis de la peau etqplaôe^ sous la queue (Syngnathe, Jlippocampe ) (fig. 5‘)7).
Dans ce groupe se rangent :
Les Pégasidés ou ii>i^iASii^iPcgasus), |ui habitent la mer des Indes et se distinguent par leur corps arge, aplati, et par la grandeur des nageoires pectorales ;
Eig. 5ÎJ7. — Hippocampe avec sa poche ovifère.
DESCRIPTIVE.] 1*0ISS0NS AiMPlIIURHINlENS. — TKM'jOS'1 LliNS. 507
Les Syngnatiiimés, qui coinpreniienl les Syngnatlies (Siintjnathufi) et les Hippocampes, ou Clievau.v m a r i n s-(/i j) u c ïï m p ns) , dont ou trouve~pti«T(?^ sur nos cèles: Syngnathm acus, Hippo-
campus autiquorum , etc.
Plectoguathes.
Les Plectoguathes (de ttasxtô;, soude ; yvaOoç, mâchoire) doivent co-mTTn a la disposition de la mâchoire supérieure dont les os sont soudés au crâne. L’ouverture buccale est petite, et son bord supérieuinPSTcoustitué uniquement [lar les iiitermaxillaires qui sont très développés. Les téguments portent soit des nlagues osseuses rormant cuirasse^Coft‘res)j soit deij; écailles dures,, ~ so^^^^ encore
des aiguillons qui hérissent la surlace du corps; parfois ils renferment un grand nombre de corpuscules osseux qui leur donnent un aspect chagriné. L’appareil operculaire est caché sous la peau et ne laisse â l’extérieur qu’une fente branchiale étroite. D’ordinaire les côtes manquent ainsi que les nageoires abdominales. Presque toujours il existe une vessie natatoire close.
Lés Plectognalhes se divisent en Sclérodermes et Gymuoilontes. Ceu.x-ci se distinguent des premiers en ce (|ue leurs dents, au lieu d’être séparées, sont réunies en une sorte de bec tantôt indivis, tantôt double.
a. Sclérodermes.
Ce groupe comprend les deux familles des Ostiiacionidés et des Balistidés.
Les Ostracions, ou Coffres {Ostracion), sont remarquables par
■ '■'xï. 1.
leur corps anguleux recouvert d’une cuirasse inllexible et en forme de colfre ; c’est pourquoi on leur a donné ce nom. Ils habitent les mers tropicales.
Les Balistes (Ikilistes) ont le corps comprimé, la peau écailleuse ou chagrinée, teintée de couleurs variées. Ils appartiennent, comme les précédents, anx régions chaudes.
b. Gymiiodontcs.
Les Gymnodontes se partagent aussi en deux tamilies:
Les Molidés,ou Uù}Qs{Orlliagoriscns mola), nommés « Poissons lunes » â cause de la forme singulière de leur corps comprimé, (ÏÏsî^e et comme tronqué en arrière ;
Les Tétrodontidés, ou Poissons globuleux, pourvus d’une vaste poche extensible, dépendant de l’œsophage et (|ii’ils peuvent remplir d’air, ce qui leur permet de se gonfler comme des ballons; ils bottent alors â la surface de l’eau, le ventre en l’air. Les G.Biodoîiy
,vj<s
VEHTÉ1UIÉS ou OSTÉOZOAIUES.
IZOOl.OCIE
Tt iodou et Tetrodon composent celle l'amille; ils vivent dans les mers tropicales. Les Diodons sont appelés vulgairement « Orbes épineux, Hérissons de » parce qu’ils ont le corps couvert d’aignillons très forts, qui se redressent quand ils se gonflent, et leur fournissent ainsi un moven de défense.
d. Malacoplères ou Pliysoslomes.
Ce sous-ordre réunit les Malacoplérygiens abdominaux et apodes de Cuvier, sauf toutefois quelques-uns de ces derniers (Equilles? Lançons) qui prennent place dans les Anacanthines. Ces Poissons sont caractéi'isés, indépendamment de la structure des nageoires à rayons mous, par la présence d’une vessie natatoire pourvue d’un canaT aérien, de là le nom de Pbysostomes que leur a donné Jean Miiîîe'rT Celte vessie ne fait défaut que dans quelques cas exceptionnels. Tantôt les nageoires abdominales manquent (apodes)? tantôt elles existent et sont situées alors en arrière des pectorales (abdominaux). Cette division en apodes et abdominaux, déjà faite par Linné, a été maintenue, mais en ne donnant à ces groupes qu’une valeur secondaire.
a. Apodes.
Les Apodes se divisent en trois familles:
Muréniués. — Ce sont des Poissons serpentiformes dont le plus connu est l’Anguille {Anguilla vvlgaris) (fig. 59<S), qu’on trouve dans tontes les eaux douces, le bassin du Danube excepté. En automne, les Anguilles se rendent dans la mer pour y frayer; au printemps, les jeunes, presipie aussi tenus que des fils et de couleur blancbe, remontent en ({uantilés immenses de la mer dans les fleuves et les rivières. On appelle (( montée » celte masse de petites Anguilles qui arrive ainsi, à un moment donné, dans les cours d’eau. Du reste, bien des jjoints S07it encore inconnus relativement à la repi'oduction d(; ces animaux; ainsi on ignore tpielle est leur forme adulte. On a pensé (jue c’était |)eut-êlre le Congre ou Anguille de mer {(longer), mais ce n’est pas démontré.
1ms Murènes {Murama), (|ui ont donné leur nom à la famille, sont exclusivement marines et communes dans la Méditerranée. Elles manquent de nageoires pectorales. Autrefois, les Piomains appréciaient beaucoup leur cbair et les élevaient en grand nomlire dans de vastes viviers.
Syxtîrangiiidés. — Ces Poissons sont ainsi nommés, })arce que les ouvertures des ouïes sont réunies chez eux en une seule, intérieure et médiane. Cette famille est formée parles deuxC. Sifubran-
POISSONS AMlMIllilUllMENS. — TÉLÉ OSTÉLNS.
DESCRIPTIVE
chus et Amphipnous. Ce dernier n’a que des braiicliies rudimentaires, mais il possède derrière la tète, de chaque côté, un sac membraneux qui communique avec la bouche, et ijui fonctionne comme organe de respiration aérienne ; il habite le Bengale.
Gymnotidés. — Les Poissons électriques,
propres à rAniériqnq par les obser-
vations de linmboldt (1), Ils peuvent produire des commotions
(1) Huniboldt, Oèseri». sur rAnrjuille électrique (Giimnolus eleclricus) du Nouveau continent {Voijaqe aux régions équat. du N. Cont., partie zooL, l. I, p. 91, et suiv,).
GÜO
VERTÉnnÉS ou OSTÉOZOAIRES.
assez fortes pour foudroyer les lloiriines et même les Chevaux. Leur appareil électrique s’étend liorizontalemenl de chaque côté, dans pTéS’qn 6"T6'uïe l a 1 ongii e u r du corps, et forme environ les deux tiers du volume tje ranimai. Celui-ci atteint ciinj ou six pieds de long.
b. Abdominaux.
Ce groupe renferme un grand nombre d’especes comestihles et se partage en plusieurs familles, dont nous ne citerons que les principales ;
Les Clupéidés, ainsi nommés du G. Clitpea, Hareng, sont des Poissons de mer qui, pour la plupart, fournissent d’importantes ressources alimentaires. Outre le Hareng (Clupea harengus) (fig. GOO), on trouve dans cette famille la Sardine (Clupea sardina),
Fig. GDO. — Hareng {Clupea harengus).
l’Anchois (Engraulis encrasicholus), l’Alose (Alausa rnlgaris). Celle-ci quitte la mer et remonte les fleuves à répo(|ue du frai, vers le moi de mai, c’est pouiajuoi elle est appelée a Maifisch » par les Allemands. On sait quelle importance a particulièrement la pèche des Harengs; ces Poissons ajiparaissent à ceidaines épo(|ues en bancs immenses dans les mers du Aord et descendent jus(|ue dans la Manche. Ils sont jiéchés en quantités énormes par de nombreux navires frétés dans ce but, et donnent lieu à un commerce considérable. Les Sardines elles Anchois, qui sont aussi l’objet de pêches importantes, se trouvent dans l’Océan et dans la Méditerranée ; l’hiver ces f’oissons se tiennent dans les profondeurs de la mer, mais en été ils ahondentsur nos côtes.
Les Salmonidés ont le corps fusiforme, généralement c.oloré de teintes vives qui souvent varient aux divers âges. Ils possèdent une seconde nageoire dorsale adipeuse, c’est-à-dire dépourvue de rayons. Ils sont voraces et ont la bouche armée de dents nombreuses. Ils nagent avec beaucoup de rapidité et recherchent les eaux les })lus limpides. Les uns sont migraleurs, vivant alternativement
DESCRIPTIVE
POISSONS AMPlIinnillNlENS. — TÉLÉOSTÉENS.
dans la mer el dans les eaux douces; les autres ne quittent pas celles-ci.
Le genre principal, appartenant à cette famille, est le Saumon (Salmo), grand et beau Poisson dont on connaît plusieurs espèces. Le Saumon commun (S. salai-) présente dans ses mœurs des particularités intéressantes. Au printemps, ces Poissons, réunis en troupes, passent de la mer dans les lleuves et les rivières pour y frayer. Ils remontent ces cours d’eau très haut, vers leur source, et si dans leur marche ils rencontrent quelque ohsUicle, digne ou cascade, ils le franchissent en exécutant des sauts parfois très étendus. Pendant la première période de leur vie, les jeunes demeurent aux lieux de leur naissance ; à un moment donné, ils se moditient dans leur aspect et se forment en troupes pour gngner les eaux de l’Océan ; ils y séjournent un certain temps, et quand vient l’époque du frai.
FiC. 600. — Truite comiminc (Trutla ou Salmo fario).
ils reparaissent dans les eaux douces. Ils passent ainsi alternativement des unes dans les autres. Comme le Saumon, la Truite saumonnéc {S. traita) émigre de la mer dans les lleuves et leurs aflluents, au moment de la reproduction. D’antres espèces, l’Ondire chevalier {S.salveiliius ), la Truite des lacs (S. lacustris), la Truite commune {S. fario) (fig. 000), etc., vivent constamment dans les eaux douces.
Parmi les Salmonidés se rangent encore: les Omhves {Tliymalias), ainsi nommés parce qu’ils nagent avec une rapidité telle qu’ils paraissent fuir comme une ombre; ils vivent dans les rivières et les ruisseaux limpides des pays alpestres; les Lavarets et les Féras (Coregonus), très renommés par leurs qualités alimentaires, et habitant les premiers le lac du Bourget, les seconds le lac de Genève; les Eperlans (Osmerus), petits Poissons de mer qui remontent les lleuves pour y frayer, mais toujours à peu de distance.
Les Esocidés, OU Brochets Œsox), ont une large bouche, puissam-
VEinÉURÉS ou OSTÉOZOAIIÎES.
nieiil armée, et dos habitudes essentiellement carnivores qui leur ont valu le surnom de « Requins des rivières ». Ils sont répandus dans
les eaux douces de presque tous les pays. Le Brochet commun {Esox lucius) (fig. 001) peut atteindre une taille considérahle, jusqu’au mètres de long. Sa chair est estimée comme aliment.
Les Cyprinidés sont caractérisés par une bouche étroite, souvent munie de barbillons, n’ayant pas de dents sur les mâchoires, mais sur les os pharyngiens inférieurs (dents pharyngiennes). Cette famille comprend le plus grand nombre de Poissons qui peuplent nos cours d’eau et sont recherchés comme comestibles. Ainsi ; les Carpes {Cyprinus carpio (fig. 00!2); les Barbeaux (/JarbiLs fhiviatilis); \es Tanches {Tinca vulgaris) ; les Goujons {Gobio fhiviatilis) \ les Brèmes {Abramis brama), etc.. On y range aussi les Loches (Cobitis), dont on fait cependant quelquefois une famille à part (Acantho- PSiDÉs). L’une des espèces de ce genre la Loche des étangs {Cobitis fossilis) (tlg. l)0d), fournit un remarquable exemple d’adaptation.
Ou a constaté, en elTet, que, suivant les conditions dans les(}uelles il se trouve })lacé, ce Poisson respire soit par ses branchies, soit ])ar son tube digestif qui peut faire office de poumon. On comprend ainsi (|ue cet animal ne périsse pas quand, pendant l’été, les eaux stagnantes qu’il haliite viennent à se dessécher. Alors, en effet, il s’enfonce dans le fond vaseux de sa demeure, et il respire
Fig. GOl. — Broclict commun (Esox lucius).
en introduisant par la bouche de l’air dans son intestin qui joue le rôle d’organe pulmonaire.
DESCIUPTIVE.I l>ülSSO>iS — TKLÉOSTÉENS. G03
l.es SiLTJHiDKSsedisüni'ucnt par leur peau une, ou garnie de plaques osseuses au lieu de véritables écailles ; ils ont le premier rayon de leurs nageoires pectorales et de la dorsale Ibrmé par une grosse
Fig. G02.
Fig. 003.
Fig. 60-2. — C.irpc {Cyprinus carpio).
Fig. 003. — Loclic des étangs [Cobitis fossilis).
épine articulée; ils possèdent souvent une nageoire adipeuse. Ces poissons habitent les eaux douces et sont presque tous propres aux pays chauds. On n’en trouve en Europe qu’une seule espèce, le
VEllTÉHRÉS OU OSTÉOZOAIRES. [zoologie
Silure saliilli (Siluras glanis) (fig. 60i). Le Silure électrique (iMalapleruvus electricus) vit dans le Nil et se trouve aussi au Sénégal.
Fig. 604. — Silure (Silui'us glanis).
Il possède 1111 ajipareil électrique qui s’étend de chaque côté, sous la peau, et entoure le tronc. Les Arabes lui donnent, à cause de ses propriétés, le nom de « Raasch » qui veut dire tonnerre.
Deux genres de Siluroïdes, le Saccohranchus du Gange, et Vlleterobranchiis du Nil, présentent dans leurs organes respiratoires des dispositions particulières. Chez le premier il règne de chaque côté du corps une grande poche memhi'aneuse qui s’ouvre dans la bouche, reçoit du sang par l’intermédiaire du quatrième arc branchial et contient de l’air dans son intérieur ; c’est là certainement un organe qui sert à la respiration. Chez le second, il existe des appendices ramifiés sur les arcs branchiaux de la deuxième et de la quatrième paire. Ces appendices sont logés dans une cavité placée au-dessus de l’appareil Jirauchial, et sont recouverts d’une membrane riche en vaisseaux sanguins. Ces Poissons ont la faculté de pouvoir vivre plus ou moins longtemps hors de l’eau. Cette faculté se rencontre également et à un très haut degré chez le Calliclitiis aspe)‘, petit l*oisson ({ii’on ti’ouve communément dans les ruisseaux et les lagunes d’eau douce autour de Rio-de-.laneiro, et nommé « Camboata » par les Rrésiliens. Ici, comme chez la Loche des étangs, c’est le tube digestif (pii sert à la resjiiration aérienne, ainsi ([ue l’a observé Jobert (I). Il résulte des expéidences instituées par ce naturaiisle que dans l’eau le Callichtjis ne peut respirer uui(|uement par ses branchies, et ([u’il meurt s’il est empêché de venir à la surface du liquide respirer une certaine quantité d’air; il peut vivre au contraire hors de l’eau, à Pair libre, à la seule condition d’être placé dans un milieu humide.
i. Anacanlliines.
Les Anacanthines de Muller renferment les Malacoptérygiens subbrachieiis de Cuvier et quelques-uns des Apodes. Les nageoires
(Ij Jobcrl, Hecherclies... (Annales des SC. nal., 6“ série, t. V, 1877).
DESCIUPÏIVE.
POISSONvS AMIMIIUUIIINIENS. — ïELÉOSTÉENS.
véiitrales manquent donc parfois, et quand elles existent, elles sont placées dans la région jugulaire. La vessie natatoire est dépourvue de canal aérien, caractère qui rapproche ces Poissons des AcaniTmptm’eTaTêc lesquels ils soid réunis par Ch. Bonaparte sous le nom de Plujsoclistes (luelquefois elle fait défaut.
Les Ophidiidés comprennent ceux de ces Poissons qui sont apodes, anguilliformes ; ils sont ainsi nommés du G. Ophidium, vulgairement Donzelle, qui habite la Méditerranée. Une espèce voisine, le Ficrasfer, est parasite des Holothuries, et se loge dans le tube digestif de ces animaux. A la même famille appartiennent les Lançons et les Équilles qui n’out pas de vessie natatoire et forment le G. Ammodptes.
I.es GxVdidés ont des nageoires ventrales placées sous la gorge, mais ne présentent du reste rien d’anormal dans leur forme extérieure; la plupart sont marins et sont recherchés comme aliment.
Le type de la famille est fourni par la Morue (Gadtis morrhua) (fig.005)qui est, comme on lésait, l’objet d’une pêche très productive
à lafjuelle de nombreux bâtiments sont occupés, principalement dans les eaux de Terre-Neuve. On conserve ce Poisson en le salant ou eu le faisant sécher ; dans ce cas il prend le nom de « Stockfisch)). Ouelquefois on le pêche sur nos côtes où on l’appelle ((Cabillaud ». Outre son importance alimentaire, qui est considérable, la Morne est d’une grande utilité à cause d’un produit qu’on en retire, l’huile de foie de Morue, dont l’emploi médicinal est très répandu.
Parmi les autres espèces du G. Gadns, nous citerons l’Egrefin {G. œgle/înus) et le Merlan {G. merlangus).
La Lotte (Lota vulgaris) est le seul Poisson de cette famille que l’on rencontre dans les eaux douces; elle est remarquable par l’étrangeté de son aspect, duc à sa tête déprimée et suivie d’un corps presque cylindrique; sa chair est estimée.
Les Pleuronectidés, ou Poissons plats, se distinguent par laforme singulière de leur corps comprimé latéralement et asymétrique. Le côté supérieur, qui porte les yeux et regarde la lumière, est for-
VERTÉHRÉS OU OSTÉOZOAIUES.
IZOOLOGIE
tementcoloré, laïulis que le côlé inférieur est ilépoiirvu de pigment. La vessie natatoire inan(|ue. Ce sont des Poissons marins ([ni alfeelionnent les fonds de sable et s’y tiennent ordinairement appliqués; la chair de la plupart d’entre eux est excellente. Nous trouvons, en eflet, dans cette famille le Turhoi (Jiliomhiis), la Plie {Pleuronectcs) (fig.OOf)) dont on connaît dilféreutes especes sous les noms de a Carreleti Fiel, Limande » ; la Sole (Solea), etc.
Les ScoMBRÉsociDÉs ont les os pharyngiens inférieurs soudés, caractère qui leur est commun avec quchjues Acanthoptères, d’où leur réunion avec ces derniers dans un sous-ordre particulier, celui de Phari/utjogmilJies \M'o\^osè par Müller; mais ce groupe paraît un peu artificiel et n’a j)as été généralement accepté.
Fig. G07. — Poisson volant [Exoextus acutus).
l.es Scomhrésocidés ]*enferment un petit nombre de genres, Sro))ihresox, etc., parmi lesquels il en est un fort curieux,
\o (\. Kxocxlus (fig. 007). Les Exocets, eu elfet, sont des Poissons
POISSONS AMPIIIRRIIINIENS. — TÉLIÎOSTÉENS.
DESCUIPTIV
volants, dont les nageoires pectorales très développées peuvent fonctionner en guise d’ailes, et permettent à ces animaux de s’élever au-dessus des Ilots et de franchir des distances assez grandes qu’on évalue cà 200 mètres et plus.