Acanthoptères
Les Acanthoptères de Millier, ou Acanthoptérygiens de Cuvier, sont caractérisés par la présence de rayons épineux aux nageoires, ainsi que l’indique leur nom. Les venti'ales sont ordinairement situées sur la poitrine. La vessie natatoire est close. Les os pharyngiens inférieurs sont séparés, excepté chez un jietit nondire d’entre eux formant le groupe des Pharyngognalhes. Cet ordre très vaste comprend une trentaine de familles dont nous ne mentionnerons (jue les pins importantes.
a. Pharyngognathcs.
Dans ce groupe se placent :
Les CiiROMiDÉs, auxquels appartient le curieux Poisson nommé (( Pater familias;') {Chromis nilolicus), dont la bouche paraîtservir de chambre incubatrice pour le' développement des jeunes. Ce sont des Poissons lluviatiles ;
Les Labridés, ou Lahro'ides, qui sont marins. Leurs principaux genres sont : les Labres ou Vieilles de mer {Lahrm), dont plusieurs espèces remarquables par la beauté de leurs couleurs habitent nos mers; les Girelles (Julü)', les Scares (Scarus), etc.
b. Acanllioptères proprement dits.
Parmi les Acanthoptères proprement dits, ou à os pharyngiens non soudés, nous citerons:
Les Percidés, ou Perco'ides, grande famille (pii a pour type la Perche commune ou Perche de rivière {Pe)‘callnvia[ilis)(i\g. ()08), dont l’anatomie a été particulièrement étudiée par Cuvier et sert ordinairement d’exemple (piand il s’agit de l’organisation des Poissons.
Dans les Percidés se rangent de nombreuses espèces tant marines ([lie lluviatiles. Ce sont les Pars ou Loups {Labrax), les Gremilles {Acerina), les Aprons (Aspro), dont une espèce habite le Rhône, etc. Nous devons encore mentionner les Serrans (Serrauu.s), que l’on trouve sur nos côtes et qui fournissent un remarquable exemple
VERTÉr.UÉS OU OSTÉOZOAIUES.
JZOOLOGFE
d’hermaphrodisme, par exception à ce qui a lieu chez tous les autres Vertébrés ;
Fig. G08. — Pcrclic de rivière [Perça flimatilis)
Les Tkachinidés, ou Vives {Trachi- 7Uis) (fi g'. 009), ;.dont la première dorsale est munie d’épines très aiguës qui produisent des piqûres douloureuses aux quelles sont exposés les pêcheurs ou les baigneurs quand ils marchent dans l’eau, ces Poissons avant l’habitude de se tenir enfoncés dans le sable ;
Les Mullidés, on M ni les (Midlus)^ qui sont estimés à cause de la délicatesse de leur chair; on les appelle Rougets sur les bords de la Méditerranée. Tls sont célèbres par les changements de couleur (ju’ils présentent en mourant et pour lesquels ils étaient recherchés par les Romains qui
Fig, 009. — Vive araignée [Trachinus arxneœ).
trouvaient, paraît-il, un plaisir particulier cà ce spectacle.
DKSCRiPTiVE.] POISSONS AMPlIlPiRlIINlKNS. — TÉLÉOSTÉKNS. 00!)
Les TiUGLiDKS ont les os sons-orbilaires très développés rpii s’étendent sur la joue et vont se sonder avec le préopercnle ; c’est pourquoi Cuvier leur donnait le nom de (( Jones cuirassées » ; souvent iis portent sur la tète des épines on des pi(piants. Les Trigles on Cron- <Vu\s (Trigla), les Rascasses (Scorpunia), les Chabots (CoUns) dont une espèce, le Chabot de rivière (Cottns gohio), habite les eaux douces, etc., coniposent cette l’andllc. On y place aussi les Dactyloptères {Daclijloptenis) appelés « Hirondelles de Hier)) parce que leurs grandes nageoires pectorales leur perniettentde se soutenir (jnelqnes instants dans les airs.
Les Gastéros- TKIDÉS, ou Lpino- <^bes {Gastero- ■sleus), présentent un intérêt particulier à cause de leurs mœurs.
Le inàle, en elïèt, construit un nid pour recevoir les oeuls et veille sur sa progéniture (1).
Leur nom vient de ce qu’ils portent des épines isolées sur le dos.
Ce sont les plus petits de nos Poissons d’eau douce.
Les Sco.MRKRini<:s renterment plusieurs Poissons jirécieux pour I alimentation, Maquereaux, Thons, etc. Le Maquereau vulgaire
(1) Voy. Blanchard, Poissons des eaux douces de la France, p. 190 et suiv. Paris, 1880.
SIC A Rb. o(j
VKIITÊBUÉS OU OSÏÉOZOAIUES.
(Scomber scombrus) est un Poisson de passaj;e qui abonde en été sur les côtes de l’Océan et de la Médilerranée, et ({ui se retire en hiver dans les grandes profondeurs.
Le Thon (Tliynnus vulyaris) habite la Méditerranée et
se rencontre à certaines époques de l’année en bancs considérables qui deviennent l’objet d’une pèche spéciale et très productive ( l). Ce Poisson peut atleindre jusqu’à i ou 5 mètres de long.
Gonnne appartenant à cette làinille, nous citerons aussi les Pilotes {Ncucrates dnctor), ainsi nommés jiarce qu’ils accompagnent et
semblent guider les Piequins à la suite des navires ; les Uémoras (Echeneis naucrales), dont la tète porle une sorte de disque ovalaire à lames transversales, au moyen du(|uel ils se fixent sur d’autres corps et d’ordinaire s’altachent aux lianes des Squales qui les transportent alors avec eux. D’après un préjugé très répandu encore chez les matelots, il suftil qu’un (le ces Poissons se fixe ainsi à un navire pour arrêter celui-ci dans sa marche.
Les Blexniijés tirent leur nom des IMennies {Blcnnius) (lig. ()11) qn’on appelle vulgairement (( Baveuses » parce que leur peau est nue et leur corps enduit de mucosités.
Ce sont des Poissons de mer, à l’exception d’une es{ièce, la Blennie cagnelle, qui est lluvialile.
Les Laiiyrintiiiformes sont c a pîti; stru du re rêifilletée des os nharvniiiens supérieurs qui forment, au-dessus des nrancTiié'§i nt'è c'ëriules compli((uées servant à emmagasiner de l’eau, de sorte que ces Poissons peuvent vivre un certain temps dans Pair, et même se transporter
Fig. 011. — Blennie cagnelle [Blennius mjefianus).
(1) Vüy. de Qualrcfages, Souvenirs d'un nalur ali sle, t. I, p.- 28'2 et siiiv. Paris,
DESCRIPTIVE ] POISSONS AMPIIIRUIIINIKNS. — TÉIÆOSTÉKNS.
à terre à d’assez grandes distances. L’Anabas (Anabas scandeus) (tig ü:21)de l’Inde, leGoiiraini (Osphromenus ol fax) sont desLal)yrinlhiforines.
Les Fistularidés (Bouches en nûte) sont remarquables par la longueur de leur museau en forme de tube, et par le mode d’articulation de la tête avec la colonne vertébrale au moyen d’un condvle occipital convexe. Cette famille se compose des G. Fistularia, Aulostoma, Centriscus étrangers à nos mers, à l’exception d’une espèce appelée Bécasse de mef (Centriscus scolopax), qui habite la Méditerranée.
Fig. G13. — Baudroie {Lophius piscatorius).
Les Pédiculidés sont ainsi nommés à cause de la disposition des nageoires pectorales qui sont portées sur des sortes de bras formés par l’allongement des os du carpe. Les Cbironectes (Chironectes), les Malthées (Malthe) qui habitent les mers tropicales, les Baudroies (Lophius piscatorius) (fig. 613), qu’on pêche sur nos côtes, appartiennent à cette famille.
VERTÉIJUÉS Oü OSTÉOZOAIRES.
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