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ORDRE I. — APODES

Les Vertébrés qui forment cet ordre ont été longtemps regardés comme des Serpents dont ils ont l’apparence extérieure (fig. 024).

l'iG. 0:24. — Cæcilia bivittaia.

Ils sont dépourvus de membres et ont le corps recouvert d’écailles, très petites à la vérité et contenues dans l’épaisseur de la peau, mais par leur organisation ils se rattachent aux Batraciens.

Leur squelette se compose de vertèbres biconcaves dont le centre est occupé par une corde dorsale persistante; le crâne s’articule

(I) Voy. Jourdain, Revue internalionale des sciences, t. p p. 21G, 1878.

SICAUD. 4Q

VKKTÉUHÉS OU USTKOZOArriES.

IZOOLOGIt:

avec la colonne vert('l)i‘ale an inoven de deux condvles occipitaux. Les côtes sont nidimentaii es ; les ceintures thoracique et postéiieui’e (ont défaut coniine les membres. La respiration paraît être branchiale dans le jeune âge; elle est })nlmonaire ensuite, et les poumons j)i‘ésentent cela de particulier qu’ils sont asymctri(jnes comme chez les Serpents, celui de gauche étant plus ou moins atrophié. Ce sont des animaux souterrains, aussi leurs yeux sont-ils rudimentaires et recouverts par la peau.

Cet maire ne renferme (lu’nne famille, celle des Cécilidés, composée de quatre G. seulement, CfecUiciy Siphonops, Epicritun et IHiinotreuia, tons étrangers à riùirope, habitant les régions tropicales de rAméii(iue et de l’Inde.

OUDHE II. — URODÈLES

Les Urodèles ont le corps allongé et terminé par une longue queue; c’est pouiapioi Duméril leur a donné ce nom (de oùoâ, (|ueue; apparent). Ils sont ordinairement pourvus de deux

paii*es de pattes courtes, réduites par exception, chez la Sirène, à une seule paire, l’antérieure, qui elle-même est rudimentaire. Par leur conformation générale, ces animaux se montrent plus particulièrement adaptés à la vie aquatiijne. Chez beaucoup d’entre eux les branchies externes persistent après que les poumons se sont déveloiipés {P érennibr anches) \ chez d’autres, il reste un oritice branchial distinct de chaque côté du cou après que les branchies ont disparu (Pérobranches) \ chez d’antres enfin, les Salamandres, il n’y a plus, (juand le développement est achevé, ni branchies, ni orifice bronchial. Ce sont là des degrés que l’organisme parcourt pour atteindre une forme plus élevée.

Chez les Pérennihranches, la corde dorsale est persistante et les vertèbres sont amphicœliques ; chez les Salamandi-es, il n’y a plus de restes de la corde doi’sale et les vertèbres sont opisthocœliques. [.es yeux sont petits, tantôt i*econverts simplement parla |»ean transparente et tantôt munis de panpièi’es bien développées. Ji’organe de l’ouïe n’est formé ipie par l’oreille interne.

Les Urodèles sont pour la plupart ovipares; quelques-uns sont vivipares (Salamandres terresires), mais souvent, alors même que la reproduction a lieu par oviparité, la fécondation est intérieure. Le dévelop|)ement s’accompagne de métamorphose, et suivant (jiie celle-ci se poursuit plus ou moins loin, l’animal atteint un degré d’oi'ganisation pinson moins élevé.

On partage les Urodèles en deux groupes ou sous-ordres : les Ichtyodes de Wagler, appelés Trématodères (à cou perloré) par Uuméril, et les Atrétodères (à cou non perforé) du même auteur.

DESCRIPTIVE

BATRACIENS. — URODÈLES.

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