GÉNÉRALE.] TISSU MUSCULAIRE
ce ({lie l’on ajipelle übre musculaire ne se (lilïereucie gmire de la cellule et le seul caractère auijuel ou {misse recoiiuaître qu’elle re[u‘éseiite un certain nombre de ces éléments, c’est la {irésence de })lusieurs noyaux; aussi ({uand il n’y a ({u’une cellule qui constitue la fibre, lui donne-t-on le nom de fihrccelltile (fi g. 25, a).
Dans les muscles striés, au contraire, on trouve une transformation {)rolbnde des éléments constituants. La fd)re {irésente, d’a{)rôs la théorie la |)lus accréditée et qui a été jiro- {)Osée {)ar l’iiistologiste anglais Dowman, un contenu qui s’est différencié en une foule de {letits cor{)uscules, aarcous éléments, reliés entre eux suivant leur longueur et suivant leur largeur {lar une substance unissante (fig. 20 et 27). On distingue même à cause de l’action différente des réactifs deux substances unissantes, l’une })our la réunion des sarcous éléments dans le sens longitudinal, et l’autre {lour leur réunion dans le sens transversal.
Ces coiquiscules siqmiqiosés les uns aux autres forment ainsi des séries longitudinales susce{3tibles de se dissocier, de sorte que la fibre {leut être décom{iosée en fibrilles élémentaires (fig. 28), aussi a-t-elle été considérée par bon nombre d’observateurs comme un assemblage de fd)rilles et désignée alors sous le nom de faisceau primitif. Mais, ce qui vient à l’appui de la théorie de Bowman, c’est qu’on obtient également, quoique avec moins
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de facilité, la décomposition de la fd)re en pe- cciiuie ; b, fii)rciissc. tits disques correspondant à son épaisseur et résultant de la séparation des assises que forment les corpuscules unis entre eux transversalement.
La fd)re musculaire est revêtue extérieurement d’une membrane homogène appelée sarcolemme. Les fdires, à leur tour, sont unies par du tissu conjonctif et disposées parallèlement les unes aux autres dans les muscles des Vertébrés pour former des faisceaux secondaires plus ou moins volumineux. On nomme périmysium la substance conjonctive qui enveloppe ces faisceaux, et l’on distingue le périmysium externe qui entoure le muscle dans son ensemble du périmysium interne qui sépare les uns des autres les faisceaux mus{3ulaires.
Fig. 25. — Fibre muscu-
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On observe ({uebjuefois des libres niusculaires ramifiées et anastomosées entre elles; cette disposition, fré(inente chez les animanx inférieurs (Arthropodes), se rencontre aussi dans le muscle cardiaque de rilomme et des Vertébrés.
Malgré les dillerences que nous venons d’indi([iier entre les deux sortes de fibres nuisciilaires, elles se relient l’iine à l’autre par des formes de passage, et il ne faudrait pas croire qu’elles sont lonjours séparées par une ligne de démarcation bien Jiette; il n’y a rien d’absolu dans cette division, pas plus que dans tonte antre de celles qu’on a établies entre les divers éléments dérivés de la cellule.
Fig. :2ij. — Fibres imisciilaircs striées. — a, fibre musculaire d’uii enfant à terme ; b, fibre traitée par un acide (300 diamètres).
Fig. 27. — Fibrille musculaire d’insecte isolée. — A, segment obscur (Sarcons element) ;
B, bande obscure (disque intermédiaire) traversant le segment clair G (1000 diamètres). Fig. 28. — Fibre musculaire divisée partiellement en fibrilles.
Ainsi, il n’y a pas de séparation rigonrenso entre les fibres-cellules et les cellules fusiformes du tissu conjonctif tpii peuvent présenter également des phénomènes de contraction. On voit donc que le tissu musculaire se rattache par là au tissu conjonctif.
Pliysiologi([uement, le tissu lisse se distingue du tissu strié par la lenteur avec latjuelle il réagit sous l’innuence nerveuse; la contraction est longue à se produire et se maintient encore après (jue l’e-vci talion a cessé; dans les muscles striés, la contraction est rapide, brus({ue, et ne dépasse pas l’excitation en durée.
Tissu nerveux. — Ce tissu a un rôle physiologique considérable; il transmet aux muscles l’impulsion motrice ; il est le siège de la
ments : les cellules nerveuses on globules ganglionnaires et les
(’iKNLKALK I TISSU NliU^ELX.
fibres nerveuses. Ces premières ronslihieiit les p;u*lies centrales et les secmules les parties périphériques du système nerveux, oui)lutôt les cordüus couducleurs (jui vont à la périphérie et se lermiiicut par des l'ormatious nerveuses spéciales servant à recevoir les impressions ou à provoquer raclivilé des éléments avec lestpiels elles sont en rapport (contraction musculaire, sécrétion glandulaire).
Ces cellules nerveuses sont Ibrmées par une masse de protoplasma granuleux qui n’est pas toujours limitée extérieurement par une enveloppe distincte (tig.
:29). On y distingue un noyau généralement pourvu d’un nu- (déole, et elles émettent des
prolongements qui relient les cellules entre elles ou qui forment par leur réunion les racines des nerfs. Les cellules sont dites unipolaires, bipolaires, multipolaires (tig. 30), suivant qu’elles ont un, deux ou plusieurs prolongements. L’existence des cellules apo-
FiCr. 30. — 1, cellules nerveuses multipolaires de la substance grise tlii cervelet. — 2, cellule de la substance grise du quatrième ventricule, d’après Morel.
laires, c’est-à-dire sans prolongements, est douteuse et niée par nu certain nombre d’observateurs (Wagner).
Les fibres nerveuses se présentent sous deux formes différentes, Tantôt elles sont foncées sur leurs bords et contiennent une substance médullaire; tantôt elles sont pales, homogènes et dépourvues de moelle. Les premières (tig. 31) sont composées tl’une enveloppe conjonctive mince, gaine de Schivann, et d’une substance
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niédullairo . Celle-ci réfracte fortement la lumière et présente à l’état frais une ap[)areuce homogène; mais bieutcM elle se coagule ol dessine nue seconde ligue au dedans de celle ([ui correspond au bord de la fibre, d’où le nom de fibre à double contour, })ar le(|uel ou la désigne souvent. On aperçoit aussi dans la moelle un filament central de nature albuminoïde, le Cyliiidre-axe, entouré par une matière grasse particulière, la wyi'diue. Ces fibres sont
Fig. 31.
Fig. 3'2.
Fig. 31. — DilTérentos especes cio tubes nerveux. — a, tube nerveux de la Grenouille après triiitcinciit par l’alcool absolu ; b, tube nerveux du même animal après trailcmeut par le collodioii ; c, tube nerveux du Pétromyzon ; d, tube pris dans le nerf olfactif du Veau ; e et f, tubes nerveux pris dans le cerveau de l’iloinine. — Prèparaliou traitée par l'acide cbromicpic (Frey).
Fig. 32.— Fibre de Remak chez le Veau. — æ, filainenls simples plats pourvusde noyaux ; /i, fibre divisée en haut en fibrilles (Frey).
celles qui contiennent les nerfs cérébro-spinaux de la plupart des Vertébrés.
Les fibres pâles n’ont pas de moelle nerveuse et sont réduites au cvlindre-axe et à la gaine de Sclnvann, avec des novaux de distance en distance (fig. 3:2). Dans certains cas, le cylindre-axe se montre lui-même comme un faisceau composé de libres très bues, qu’on a appelées les fibrilles-axes .Cette forme des libres nerveuses est très frétpieiile chez les Invertébrés; ou l’observe aussi tlans le nerf olfactif des Vertébrés et dans le grand sympatbique des mêmes animaux, où elles sont connues sous le nom de Fibres de Reuiak.
Souvent les nerfs des Invertébrés se montrent formés par l’assemblage de lilaments ténus qui paraissent être des cylindres-axes
CK.NKRAi.E.) TIIÉOUIK CELLULAIllE. — ORGANES ET INDIVIDUS.
rémiis en faisceaux, et aulour de cliacuu descjnels ou ne peiil distiiii-uei- d’enveloppe. On voit donc (ine le cylindce-axe est ri'démeni le plus iinporlant du Inhe nerveux ; e( en edVl, dans rnnion de ce tube avec lacellnle nerveuse, c’est lui seul (pii entre en connexion avec la substance donl celle-ci est foriiR'e, la nioelle n’arrivanl pas jus(pie-là.
Les fibres nerveuses se groupent entre elles et s’entourent de tissu conjonctif (pii leur forme une enveloppe (pi’on ap|)ellle nevri- Ihne. Le nerf résulte de la l'éunion d’un cei tain nomlire de ces faisceaux secondaires. Les cordons nerveux ainsi constitues se terminent à la périphérie par des parties dilférenciées de diverses manières. Qnebpiefois ce sont de simples rentlements analogues aux cellules ganglionnaires (plaques motrices, corpuscules tactiles), ou bien l’appareil terminal se complique, tout en ayant pour élément essentiel des cellules nerveuses modifiées, par radjonction de parties accessoires plus ou moins nombreuses formées de différents tissus (organes des sens).