‹ Elements de zoologieChapitre 215 sur 312 · CLASSE. — OISEAUX · texte numérisé non relu

CLASSE. — OISEAUX

La classe des Oiseaux est une de celles dont les limites sont les plus nettes, par suite des caractères particuliers que détermine chez eux l’adaptation à la vie aérienne; aussi, a-t-elle été établie dès l’origine de la classification et concorde-t-elle avec la distinction que fait le vulgaire lui-même de ces animaux parmi tous les autres.

Les traits généraux qui leur appartiennent et les caractérisent sont les suivants ; Ils ont le corps couvert de plumes; par leur conformation générale, ils sont plus ou moins appropriés à la locomotion dans l’air, et ont les membres antérieurs transformés en organes de vol, c’esl-<à-dire en ailes; chez eux le cœur droit elle cœur gauche sont complètement séparés, et il n’y a en aucun point mélange de sang artériel et de sang veineux ; leur circulation est donc double et complète ; du ventricule gauche naît une seule crosse aortique recojir bée. s’articule avec la colonne verté-

brale, au moyen d’un seul condyle occipital ; enfin, ce sont des Allantoïdiens ovipares.

Mais, quoiipie les Oiseaux constituent dans la faune actuelle un groupe parfaitement défini, ils se rattachent néanmoins aux llepliles par des formes intermédiaires aujourd’hui disparues, par les Plé~ rosauriem dont il a été fait mention précédemment, et surtout par un animal que l’on a découvert dans les schistes de Solenliofen, VAi chœopterix, dont les caractères sont tels (lu’on ne saurait dire

VEin'KIUlÉS 01 OSTÉÜZÜAIKES.

[ZOOLOGll-:

îivec cerliUn.le, s’il doit être classé parmi les Ue|)liles ou parmi les^ Oiseaux. Qiioicpi’il eu soit, ceux-ci préseiileiil de nombreuses particularités (|ui eu fout des animaux esseidiellemeul organisés pour lo vol et leur douueut une physionomie propre.

La présence de plumes à la surface du corps forme le trait le j)lus saillant (jiii soit commun aux Oiseaux et qui en même temps leur appartienne exclusivement ; c est j)our(juoi de Blainville leur donnait le nom de PenniJjXi->s. Les plumes sont des formations épidermiques analogues aux poils ; elles se développent dans des follicules^ dermiques au fond desquels se trouve le bulbe ou la pajnlle qui les produit. Ou y distingue deux parties principales : d’abord un axe jirimaire, ou hampe, formé d’un tube corné creux et d’une tige, ou rachh, (jui y fait suite; puis de chaque ciMé de la tige, une série do branches appelées barbes, ([yn elles-mêmes portent latéralement des barbules. Le tube corné contieid dans son intérieur ce qu’on nomme Vànie' de la plume, constituée par les restes desséchés de la papille qui se flétrit quand la croissance de la plume est achevée; il porte à chacune de ses extrémités un petit orifice, ou ombjljc, l’un qui en occupe la base, et l’autre placé sur sa face interne au point où commence la tige. Le plus souvent il existe auprès de celui-ci un appendice muni de barbes et désigné sons le nom dlifjpo rachis, qui prend parfois un assez gi*and dévéloppement pour constituer une tige accessoire. A partir de ce point on remarque sur la face interne de la tige un sillon longitudinal qui la divise en deux parties et séjiare les deux séries latérales de barbes ([ui y sont insérées.

I'k;. (551. — Aile de Geai glandivorc. — 1', pennes du iioncc; pennes de la main (primaires); 3', pennes <lc l’avanl-liras (secondaires); aa, grandes converlures snpdriemes de l’aile; b, couverlnres moyennes; c, pelites convertnres.

La forme des plumes varie beaucouj) et on en distingue do plusieurs sortes. Ainsi on nomme peu pes (tig. 051 ) les grandes plumes

DKSCRIPTIVE.]

OISEAUX

(le l’üile et de la (|iieiie; les mies, celles de l’aile, sont appeK'es rémiges, parce (ju’elles font office de raines, les antres, celles de la quene, rectrices, parce qu’elles servent à diriger le vol. Les ixMiiiges se subdivisent aussi, d’après la position qu’elles occupent, en i:,éuii.ges primaires fixées sur la main, en rémiges secondaires portées par névaiiT-tiras, en rémiges sca\nd^ires insérées sur l’humérus el ressemblant davantage aux plumes ordinaires, en rémiges bâtardes formant un petit faisceau implanté sur le pouce. On donne le nom de tectrices, ou couvertures, aux plumes ([ui recouvrent la base des penmës'.'''E'nfin, les petites plumes souples et flexibles qui forment sur le corps de l’Oiseau une coucbe protectrice plus ou moins épaisse, constituent le duvet.

On sait que le plumage des Oiseaux est diversement coloré, et que dans certains cas sa coloration change, soit que la couleur ellemême des plumes se modifie, soit que, celles-ci se renouvelant par le phénomène de la mue, les plumes nouvelles n’aient pas la môme coloration que les anciennes. De pareils changements s’observent surtout chez les males à l’époque de la reproduction, et donnent lieu alors à l’apparition d’une livrée spéciale, ou parure de noce.

Chez les Oiseaux, les téguments sont dépourvus d’organes glandulaires, mais il existe le plus souvent une glaïule hilobée, placée sous le croupion, glande uropygienne , qui sécrète une matière huileuse servant à enduire les plumes el à les protéger contre l’action de l’eau; aussi, celle glande est-elle particulièrement développée chez les espèces aquatiques.

Le squelette des Oiseaux (fig. Gô'â) se distingue par de nombreuses particularités qui, pour la pliq)art, sont en rapport avec la vie aérienne propre à ces animaux. La plus remarquable consiste dans la légèreté relative «{ue présentent les os par suite de l’introduction d’une certaine quantité d’air dans les cavités dont ils sont creusés. Cette pneumatÿcilê se développe pendant le jeune âge et n’atteint pas toujours le même degré; elle est d’autant plus grande que les Oiseaux sont mieux conformés pour le vol. Elle n’existe pas chez ceux qui sont incajiahles de voler, comme rAutruche. Un autre caractère résulte de la soudure d’un grand nombre de pièces (jui d’ordinaire restent distinctes. Ainsi les diflérenls os qui composent la boite crânienne s’unissent entre eux de très bonne heure, et, h's sutures mêmes disparaissant, ils semblent former une pièce unique. Les os. de la face, au contraire, sont faiblement unis au crâne, el présentent souvent une certaine mobilité. La mandibule supérieure e,>t en majeure partie constituée par les intermaxillaires qui se soudent en un seul os impair et médian, de chaque côté duquel se trouvent les maxillaires très réduits. La mâchûü’n inférieure, en forme de V

YERTÉlîUÉS OU OSTÉOZOAIRES.

Fig. G5'2. — Sqiiclellc de Coq. — Üe A à B, vertèbres cervicales : i, ajioidiysc épineuse de la Iroisièmc; 2, crête inférieure du corps de la même; 3, prolongement slyloïdc de l’apophyse Iransverse de la môme ; i, trou tracliélien de la même ; 1', 2', 3', 4', les mêmes parties dans la douzième vertèbre. — De B à G, vertèbres dorsales : G, apophyse épineuse de la première; 7, crête formée par la soudure des autres apophyses épineuses. — De D à E, vertèbres coccygiennes. — F, G, tête : 8, cloison inlerorhitaire; 9, trou de communication entre les deux orbites; 10, os intcrmaxillaire ; 10', ouverture extérieure du nez; 11, maxillaire; 12, os carré; 13, os jugal. — H, sternum : 14, bréchet; 15, apophyse épisternale ; IG, apophyse latérale interne; 17, apophyse latérale externe ; 18, membrane qui bouche l’échancrure interne ; 19, membrane de réchancrurc externe. — I, etc., côtes Siipérieures : 20, apophyse postérieure

de la cinquième. — .1, côtes inférieures. — K, omoplate. — F, os caracoidien. — iM, fourchette ; m, m, ses deux hranches. — N, humérus. — O, cubitus; o, radius. — P, P', os du carpe. — Q, Q', os du métacarpe. — B, première phalange du grand doigt de l’aile; r, seconde phalange du même. — IP, phalange du pouce. — S, ilium. S', ischium. S", pubis; 21, trou sciatique; 22, ouverture ovulaire. — T, fémur. — U, rotule. — V, tibia. — X, péroné. — y, os unique du tarse. — Y, métatarse; 23, apophyse supérieure : re]irésentant un métatarsien soudé ; 24, apophyse qui supporte l’ergot. — *, etc., doigts (d’après Chauveau).

OISEAUX

DESCRIPTIVE

et primitivement composée de plusieurs os, est suspendue au crâne par rintermédiairc d’un oé^carré o^djile.

L’articulation de la tête avec ïa'^colonne vertébrale se fait au moyen iVun seul condyle placé sur la ligne médiane et en avant du trpiLOCcipilal.

La colonne vertébrale se fait remarquer par la fixité des vertèbres dncü^oles et sacyées qui constituent sa portion moyenne, et qui sont plus on moins complètement soudées entre elles. Les vertèbres cervicales sont,^ au, contraire, très mobiles et disposées de telle façon que le cou, décrivant une double courbure, se ploie en forme d’S, ce qui lui permet de s’allonger et de se raccourcir avec facilité. Le nombre en est très variable, comme la longueur du cou lui-même, chez les différents Oiseaux; il est le plus ordinairement de 13 ou J4, mais peut s’élever jnsc[u’à 23 ou 24 (Cygne). Les vertèbres dor- sales, toujours unies entre elles par ankylosé, sont moins nombreuses; on en compte de 7 à 11. Elles portent des côtes dont les deux premières sont généralement libres à leur extrémité inférieure, tandis que les autres s’articulent sous un angle plus ou moins aigu avec les côtes sternales (jui s’unissent inférieurement au sternum et sont complètement ossifiées. Elles sont en outre pourvues d’apophyses récurrentes (ap. uncinées) qui, partant du bord postérieur de chacune d’elles, vont s’appuyer sur la face externe de la côte suivante, et donnent ainsi une solidité plus grande aux parois thoraciques.

Le sternum est très développé et forme une sorte de bouclier quadrilatéral qui recouvre la poitrine et s’étend sur une partie de l’abdomen. Il est muni le pins souvent à sa face inférieure d’une crête médiane et longitudinale, appelée bréchet^ qui augmente la surface d’insertion des muscles pectoraux servant au vol. Ce bréchet est plus ou moins saillant, et se trouve très réduit ou disparaît même entièrement chez les Oiseaux qui ne volent pas (Coureurs). A sa partie postérieure, le sternum présente en général des écbançxiixes. ])lus ou moins profondes, qui souvent sont limitées par des prolongements osseux très étendus qu’on désigne sous le nom iV apophyses abdominales ;p{s.vïo\s> ces échancrures sont remplacées par des trous. A cause de leur fixité, ces caractères, tirés delà forme du sternum, ont été utilisés pour la détermination des divers groupes.

Les vertèbres dorsales sont suivies par une série de vertèbres intimement soudées et correspondant aux régions lombaire et sacrée qui, chez les Oiseaux, ne sont pas distinctes l’une de l’autre. Ces vertèbres sont en nombre variable, de 0 à„20, et constituent un sacrum très allongé qui s’unit latéralement avec les os iliaques et forme avec eux le bassin. Celui-ci est très développé, mais il reste

VEUTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIR ES.

IZOOLOf.lE

ouvert en dessous par suite de l’écartement des pubis, exce})lé chez rAulruche, qui- mu,e..vsynipliy^e^puljie^^^^^ Eu arrière du

sacrum, viennent les vertèbres appartenant à la région caudale; celles-ci sont mobiles et peu nombreuses (de 5JiJ)). Eu eiret,'"îl"est à remarquer que la queue est fort réduite chez les Oiseaux actuels, tandis que dans le représentant le plus ancien de la classe, VArchœopterijx, qui vivait à l’épociue jurassique, elle avait une longueur comparable à celle qii’oii lui trouve chez les Sauriens, et comprenait une vingtaine de vertèbres environ.

La ceinture antérieure ou scapulaire se compose de trois os i)airs : l’omoplate, le coracoïdien et la clavicule (fig. 053). L’omoplate est située sur la cage thoracique, du côté dorsal et parallèlement à la colonne vertébrale; elle est de forme étroite et allongée; par son extrémité antérieure elle s’articule avec les deux autres os de l’épaule. Le coracoïdien (fig. 053, co) est le plus solide de ces os; il s’étend de l’articulation scaj)ulo -humérale, où il concourt avec l’omoplate à la formation de la cavité glénoïde, au bord antérieur du sternum , constituant ainsi une sorte d’arc-boutant entre cet os et l’épaule. La clavicule se soude en avant avec celle du côté opposé et forme avec eITiT~ une pièce en Y qu’on nomme h foiirchelle dont la pointe est en rapport avec

l’extrémité anlerTeiire du bréchet, tandis (jue ses branches s’articulent de chaque côté avec la tôle de l’omoplate. La fourchette n’est pas toujours unie au sternum ; quelquefois même les clavicules peu développées restent séparées l’une de l’antre, ou manquent complètement {Aptéryx).

Les membres antérieurs et les membres postéideurs dilfèreiit chez les Oiseaux })ar suite de bi transformation des premiers en organes servant au vol.

Les membres pelviens qui constituent les pattes otfi*ent surtout de l’intérêt par la disj)Osilion et la forme variables des doigts qui lournissent d’utiles caractères pour la classification (fig. (>5i). Le lémur est court; le tibia, plus long, constitue, j)our ainsi dire, la jambe a lui seul, car le j)éroné est rudimentaire, ün seul os résultant de la soudure de trois métatarsiens “fiiîT suite à la jambe; on

Fig. G53. — Scapuluni droit So et coracoïde Co d’im Poulet. — gl, cavité glénoïde;/', clavicule droite ou moitié droite de la fourchette.

DESCRIPTIVE

OISE.VDX.

GGri

l’appelle os canon. Une épiphyse supérieure représente le tarse. L’os canon porte inlërieurenienl trois surfaces articulaires distinctes qui donnent chacune une attache à un doigt ; pourtant le nombre de ces appendices est ordinairement de quatre, mais, dans ce cas, il y en a un, le iwiiice, le plus souvent dirigé en arrière, qui s’articule plus haut que les autres (tig. 051, c, i, k, l), sur un petit os styli-

Fig. 655. — Oiseaux. DLilcrcntos l'orincs de pattes. — a, pied de Cigogne (Échassier);

b, pied de Grive (Passereau); c, pied de Faisan (Gallinacé); d, pied de Faucon (P»apace) ;

e, pied de Martinet (Passereau); f, pied d’Aulruclie (Coureur); g, pied do Pic (Grimpeur);

h, pied de Grèbe (Palmi[)ède) ; i, pied de Foulque (Échassier); k, pied do Canard (Palmi-

pède) ; l, pied de Pliaéton (Palmipède).

forme représentant un quatrièm,a,.iixétatarsien ; ce nombre est quelquefois réduit à trois, par exemple chez le Casoar, le Nandou, et môme à deux chez rAutruche d’Afrique (fig. G5i, f). Parfois le doigt externe est, comme le pouce, dirigé en arrière (Grimpeurs) (fig. G54, ^) ; il y a alors deux doigts antérieurs et deux postérieurs. Le nombre des phalanges va presque toujours en augmentant régulièrement depuis le pouce tpii en a deux jusqu’au doigt externe qui en a cinq.

Le squelette des membres antérieurs, ou des ailes, est modifié principalement dans sa portion terminale. L’humérus et les deux os de l’avant-bras, radius et cubitus, ne présentent rien de particu-

VERTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRES.

IZOOLOGIE

lier. Deux petits os constituent le carpe, et primitivement il en entre trois dans la composition du métacarpe, mais deux d’entre eux seulement se développent, et forment par la soudure de leurs extrémités une })ièce osseuse dont le milieu est occupé par uu espace vide (fig. (>52). Le premier métacarpien est représenté par une simple saillie située à l’extrémité supérieure et sur le côté radial de cette pièce; il porte une seule phalange qui constitue uu pouce rudimentaire; un autre doigt également rudimentaire s’insère à l’extrémité opposée et du côté interne du métacarpe ; le doigt médian, ou principal^ est seul formé de deux phalanges.

ozj^

Fig. 655. — Cerveau d’Oiseau. — A, vu d’en haut; B, vu du coté gauche. — Olf, lobes olfactifs; l*n, glande piuéalc; Wmp, hémisphères cérébraux; Mfc, lobes optiques ou cerveau moyen; Cl), cérébellum ; MO, moelle allongée; II, IV, VI, seconde, troisième et sixième paires de nerfs cérébraux ; Py, corps pituitaire.

Les fonctions de relation, et en particulier celles de l’intelligence, sont beaucoup plus développées chez les Oiseaux que chez les Vertébrés des classes précédentes, aussi leur cerveau préseute-t-il uu volume relativement plus considéral)le et parvient-il à un plus haut degré de perfectionnement. Parmi les particularités qui caractérisent l’axe cérébro-spinal de ces animaux, il faut noter d’abord l’existence dans la région lombaire d’un élargissement du sillon tergal de la moelle, d’où résulte entre les cordons postérieurs un intervalle désigné sous le nom de sinm rliomboïdal, ou de ventricule lombaire(}\. Ed.).Le luilbe raebidieu est assez volumineux et forme avec la moelle épinière un angle prononcé; sa face supérieure, où se trouve le quatrième ventricule, est rccouvorlo parle cervelet (lig. 055). Celni-ci estbeaiicoup plus développé que chez les Ileptiles; il se compose d’un grand lobe médian et de deux petits appendices latéi’aux. Le lobe médian présente à sa surface des sillons transversaux, et la substance blanche centrale, en se prolongeant dans les replis formés par la substance grise corticale, donne lieu à des ramifications analogues à celles qui chez les Mammifères ont reçu le nom d'arbre de vie. La commissure.

OISEAUX

DESCRIPTIVE

qui chez ces derniers constitue le pont de Varole, n’existe pas chez les Oiseaux. Au-devant du cervelet, les lobes o[AuiuQii^ii\i.tubercu^ bijummi(J’', sont écartés l’un de l’autre et situés sur les côtés de l’encéphale; ils sont réunis par une bande connnissurale qui passe au-dessus de l’aqueduc de Sylvius et sont creusés d’un ventricule. Les couches optiques sont petites. Les hémisphères cérébraux sont dépoirrnrs'tl-e- eireonvolutions, cependant on remarque sur leur face inférieure une dépression représentant la scissure^ de Sylvius. Ils sont réunis par un petit faisceau de fibres Iransversaîes situées au devant des couches optiques et formant ce qu’on appelle lajçAUBr missure antérieure, mais il n’y a pas de corps calleux, et l’absence de cette grande commissure cé ré bral e ’ côMli tu e le caractère différentiel le plus important entre le cerveau des Oiseaux et celui des Mammifères. Les ventricules latéraux sont vastes, et sur leur plancher s’élèvent des éminences qui correspondent aux corps striés. En avant des hémisphères cérébraux se trouvent les lobes j)lfactj^fs qui sont creux et communiquent avec les ventricules latéraux.

Des org-anes"ser\^ant au toudier n’ont été reconnus chez les Oiseaux que dans ces dernières années où la présence de corpuscules tactiles a été constatée dans le bec d’un grand nombre d’entre eux, parfois aussi sur la langue et dans la peau des doigts (1) (Perroquets, etc.). Le goût est très peu développé, la langue étant surtout un organe de tact. Il en est de même de l’odorat, malgré l’opinion contraire des anciens, qui croyaient que les Oiseaux carnassiers étaient guidés par lui quand ils accouraient de très loin pour se jeter sur leur proie, mais diverses expériences ont démontré que c’était la vue qui leur servait en pareil cas. Les narines sont étroites et consistent en de simples petites ouvertures dont la forme et la position varient; les fosses nasales sont assez spacieuses et communiquent avec la houclie par des arrière-narines en forme de fentes très rapprochées l’une de l’autre, et quelquefois confondues en une seule. Indépendamment des glandules contenues dans l’épaisseur de la muqueuse, il existe une glande volumineuse, particulière aux Oiseaux, qui verse son produit de sécrétion dans les fosses nasales. Cette glande nasale est située dans la région frontale et développée surtout chez les Oiseaux aquatiques. '

L’organe de l’ouïe (fig. G50) est formé par une oreille interne et une oreille moyenne.

L’oreille externe manque, cependant on en trouve quelquefois des vestiges (Hibou, Chouette). L’oreille moyenne, ou caisse du tympan, est large et irrégulière. Elle communique par plusieurs

(I) Voy. J. Chalin, Organes des sens..., p. 82 et suiv. Paris, 1880.

vEnniniîÉs ou ostéozoaiues.

IZOOLOGIE

6(kS

Fig. (350. — Ürcillc d’Oiseau. — es, les (rois canaux semi-circulaires; a, leurs dilatations ani|mllaires; v, vestibule; fv, fenêtre ovale ; c, limaçon ; fc, fenêtre ronde (d’apres Nulin).

orilices avec des cellules creusées dans l’épaisseur des os du crâne, et avec le pharynx par une large trompe d’Eustache qui se réunit iuférieuremeut à celle du ctMé opposé. La membrane du tympan est

de forme ovalaire et un peu convexe en dehors; elle est reliée à la memhraiie qui forme la fenêtre ovale par une tige comprenant une jtartie osseuse, la coliunelle, et en dehors une partie cartilagineuse.

Il y a aussi une fenêtre ronde tpii fait communiquer la caisse avec l’oreille interne. Celle-ci se compose d’un vestibule relativement petit, de trois canaux semi-circulaires Jjien développés, et d’un liim^mi représenté par un simple tube subconique et légèrement recourbé; il présente un rentlementen forme d’ampoule qui a reçu le nom de lagena; il est divisé intérieurement en une rampe tympnnique et une rampe vestibnlaire.

Les yeux sont volumineux, pourvus de trois paupières dont deux, l’iiue supérieure et l’autre inférieure, se meuveut verticalemeni, tandis que la troisième, ou membj^nc nictitante,^'è'itie\\& horizontalement et de dedans en dehors au-devant de l’œil. Elle est semi-trausjiarente d’ordinaire et mise en mouvement par des muscles spéciaux (M. carré et M. pyramidal). Outre des glandes lacrymales, assez petites en général, les Oiseaux possèdent un autre organe glandulaire t|ui est situé dans l’angle interne de l’œil, et dont le développement est lié à celui de la membrane niclilanle. C’est la de //r/rder tpie nous

avons déjà rencontrée chez certains Reptiles, jœ gQje de l’œil sedistiiigue par la longueur plus grande de sou diamètre antéro-poslérieur et par sa division en deux segments sphéri(|ues d’inégal diamètre, l’antérieur étant le plus petit. La sclérotique présente en avant, autour de la cornée, un cercle osseux formé de plaques imbriquées, et qiieltfijLcfqis il existe eu arrière un second anneau osseux autour du point par lequel le nerf optique [lénètre dansHTanl. La cornée est en général très convexe. Enfin, chez tous les Oiseaux, à l’exception de VApleryx,, on trouve un organe spécial nommé peigna (fig. 057), (jui est formé par un prolongement de la choroïde; il se montre déjà, quoit|ue heaiicoup moins dévelopjié, chez certains Reptiles, et correspond au ligament falcilbnne des Roissons. Le peigne s’avance plus ou moins loin dans le corps vitré et aüeiuj^, parfois la face postérieure du cristallin ; il présente à sa surface des

UESClUl’l'IVE.l

ÜISEAL'X..

IIG'J

^ plis eu nombre variable (|ni lui ont vain son nom. Diverses opinions ' ont été émises an sujet des lonclions remplies par cet organe, qui paraît servir surtout comme une sorte d’écran pour intercepter certains rayons humineux et limiter le cbamp visuel (l).

On sait que les Oiseaux sont doués d’une vue très perçante ; ils possèdent un j)onvoir d’accommodation considérable dû à la grande contractilité de l’iris et à la puissance du muscle ciliaire.

L’appareil digestif 657. - ŒÜ de Cygnc - X. nc,-f oplique; G, cristallin;

~ P, peigne (d apres Louckart).

des Oiseaux offre

quelques particularités intéressantes. D’abord les mâchoires, au lieu d’être armées de dents, sont recouvertes d’un étui corné qui constitue le tuic, La conformation de cet organe varie beaucoup, et est en rapport avec l’usage auquel il sert suivant le régime et les mœurs de ces animaux. Ainsi, il est puissant, à bords tranebants et qnebjuefois dentelés, avec un crochet à l’extrémité de la mandibule supérieure, chez ceux qui sont carnivores et déchirent leur proie (Faucons et les Uapaces en général). Il est long et .grêle chez certains Insectivores comme les Colibris, ou bien court et large mais profondément fendu (Fissirostres) chez ceux (jiii poursuivent an vol, le liée ouvert, les Mouebes ou les l’apillons dont ils se nourrissent, cbez les Hirondelles par exemple. Il est court aussi, mais robuste, épais et coni(|ue chez les Granivores qui s’en servent pour broyer des graines à enveloppe résistante, comme les Moineaux. Il est pinson moins long, mais souvent élargi et revêtu d’une peau molle riche en coiqiiiscules tactiles, cbez ceux qui fouillent la vase pour y ebereber leur nourriture (Canards, Décasscs). Du reste, la variété de formes que présente le l)ec des Oiseaux est telle, ainsi ([u’on peut le voir dans la ligure (>58, qu’on ne saurait en donner la description détaillée dans une élude géné-

p. 501 et suiv. Paris, 18«S0.

(l) Voy. J. CluUin, Onjanes (les sens...,

VERTÉBRÉS Oü OSTÉOZOAIRES.

[zoologie

raie, mais oii comprend qu’à cause de celte variété même on en ait tiré d’excellents caractères pour la classification.

Fig. G58. — DilTcrenlos formes de l)ecs d’Oiscaiix. — L, Maraboul à sac; I), Docimaste porlcépéc ; PI, Spatule blanche; Uy, Bcc-cii-ciscaux ; S, Condor; 1', Moineau domestique; Pe, l’élicau ; P/;, Flamant; A, Anastome ou Bec-ouvert; Co, Colombe colombin ; Me, Ilarle bièvre; Ca, Savacou huppé (Bec-en-cuiller); T, Grive litorne; Be, Bécurvirostre avocette; B, Baléniceps roi (Bec-cii-sabot); My, Jabiru du Séiiétral ; J, Ibis rouge.

La lau^^ne des Oiseaux est ordinairement dure et cornée, charnue seulement chez quelques-uns d’enlre eux (Perroquot-s}^ jiarfois rudimeutaire (Pélican). Quelquefois elle est protractile et sert à la préhension des aliments (l,hcs); dans ce cas elle~CKtrt lardée hors de la bouche par un mécanisme remarquable.

L’os kjLûiile, sur leijiiel elle est insérée par sa base, est muni de deux longues cornes dirigées en arrière, et qui donnent chacune

OISEAUX

DESCRIPTIVE

altaclie par leur exlrcmité ;i ^ d’autre part s’attache

à la mâchoire inférieure, l'ar leurcoiitractiou, ces muscles portent eu avant l’os hyoïde et avec lui la langue, et plus les cornes hyoïdiennes sont longues, plus ce mouvement doit avoir d’étendue. En etfet, chez les IMcs, ou la langue est projetée hors de la bouche à 'une assez grande distance pour aller saisir les Insectes, ([ui y adhèrent grâce à la salive visqueuse dont elle est enduite, on voit ces cornes remonter jusque derrière la tète.

L’appareil sa|mii'e est rudimentaire chez les Oiseanxacjuatiqnes, mais chez les espèces terrestres on trouve sous la langue, ou sur d’autres points des parois de la bouche, des glandes plus ou moins développées. Il n’existe pas de voile du palais. L’œsopliage a une longueur ([iii varie avec celle du' ècïïl' èT présente souvent sur son trajet un renflement en forme de poche, nommé jabot, où les aliments s’accumulent et commencent à se ramollir, mais ne sont pas digérés. Le jabot est développé surtout chez les Oiseaux carnassiers et granivores. Chez les Pigeons, cet organe joue un rôle tout particulier ; il sécrète, en etlét, unematière qui sert à l’alimentationdesjeunes pendant la première période de leur existence. L’œsophage aboutit à un estomac qui se subdivise en deux j)ortions ; la première porte le nom de ventricule succentarié, ou ventricide pepsique, et contient dans ses parois les gfanéTes qui l^rnîssent le suc gastrique; la seconde, appelée^c^j^/’, correspond à la portion pylorique de l’estomac, et constitue un organe de trituration remar([uahle par l’épaisseur de sa couche musculaire et le revêtement corné qui tapisse sa surface interne. Elle varie du reste beaucoup chez les divers Oiseaux, et sa tunique musculaire est faible chez les Carnivores, tandis qu’elle acquiert une très grande puissance chez les Granivores.

11 y a une relation manifeste entre son développement et le régime de l’animal, de telle sorte que l’action triturante exercée par cet organe estd’autant plus forte que les aliments sont plus durs et plus difficiles à broyer.

L’orifice pyloriipie est étroit, mais présente quelquefois nnedilatation qui forme une poche accessoire.

La longueur de l’intestin n’est jamais bien considérable; elle est égale à deux ou trois fois la longueur du corps chez les Carnivores, et elle atteint de cim[ à neuf fois cette longueur chez ceux dont l’alimentation est végétale.

L’intestin forme une première anse duodénale autour du pancréas, puis il se replie plus ou moins, décrivant des anses secondaires, avant d’aboutir au gros intestin; celui-ci est court, et présente en général à son point d’union avec l’intestion grêle deux appendices tubuleux en cul-de-sac, ou cæcums.

VEUTÉBUÉS OU OSTÉOZOAIR ES.

FiG. 05'J. — Appareil tiigoslif de la Poule. — 1, langrue ; 2, arrièrc-bouclie ; 3, première partie de l’oesopliage ; 4, jabot; 5, deuxième partie de rœsophage; G, vcutriculo suocciilurié; 7, gésier;

origine du duodénum; 9, première branche de l’anse duodénaie ; 10, deuxième

branche de la même; 11, origine de la portion llottanle de l’inlcstiu grele ; 12, intestin grêle déployé; 12', portion terminale de cet intestin, llampiée do coté par les deux cæcums ; 13, 13, extrémité libre des cæcums ; 14, point d’insertion de ces deux culs-de-sac sur le tube intestinal; 15, recluni; 10, (doaque; 17, anus; 18, mé-

sentère; 19, lobe gauche du foie; 20, lobe droit du même; 21, vésicule biliaire; 22, point d’insertion des canaux pancréatiques et biliaires ; 23, pancréas; 21, face diaphragmatique du poumon; 25, ovaire (en état d’alropliie); 20, oviductc (d’aiu’ès Cliauvcau, Analomie comparée des Animaux domestiqties).

OISEAUX

UESC1U1>TIVK.]

Legros iiilesliii s’ouvre dans le cloaque par uu orifice entouré d’un sphincter formant une soide d’anus interne.

Le fQÎeest volumineux, partagé en deux lobes cà [)eu près égaux, auxquels s’en ajoute parfois un troisjcme beaucoup plus petit, comparable au lobe de Spigel. Le pancréas est de forme allongée, et composé ordinairement de deux lobes; il y a deux et quebiuefois trois canaux excréteurs qui déboucbent directement dans l’intestin.

Dans la classe des Oiseaux l’appareil pulmonaire (1) est pourvu d’un tube respiratoire très long, dont la longueur dépasse même quelquefois celle du cou, et qui alors se replie sur lui-mème en formant une ou deux anses (Cygne, Alector). La tmdiée est cylindrique, ou uupeu aplatie d’avant en arrière, et les anneaux qui la forment sont cartilagineux, ou plus ou moins ossifiés, comme chez l’Autrucbe et le Cygne. Elle n’a pas le même diamètre dans toute son étendue et présente quelquefois des parties renflées. Chez le Casoar de la iNouvelle-Hollaude, on trouve, tà sa partie moyenne, une poche très développée qui est en communication avec elle par un orifice pratiqué dans sa paroi. Enfin, la trachée présente, à sa partie inférieure, une sorte de caisse, ou tambour, qui est l’organe vocal des Oiseaux, et qu’on nomme larynx inférieur.

La trachée se bifuiajue à l’entrée de la cavité thoracique, quel- (piefois plus haut (Colibri), et les bronches sont formées de demianneaux cartilagineux dont la convexité est toujours tournée en dehors. Piaremeut ces anneaux sont .complets. Cba([ue bronche pénètre dans le poumon vers le milieu de sa face viscérale, et, devenue membraneuse, elle se ramifie, diminue un peu de calibre et se porte vers le bord postérieur de cet organe, où elle s’ouvre par deux orifices dans une cavité particulière. Elle fournit des canaux secondaires qui naissent très régulièrement sur ses deux côtés par une série de trous au nombre de onze, quatre interues et sept externes. Ou donne le nom (\e bronchex diaphragmatiques ixcevw des canaux <pii naissent du côté interne du tronc primitif, parce qu’ils vont à la face inférieure ou diaphragmatique du poumon, et ou appelle bronches costales ceux qui partent du côté externe de ce même tronc et se rendent cà la face supérieure. Ces diverses bronches se portent à la périphérie du poumon, où elles se divisent à leur tour et se subdivisent, étalant à sa surface leurs ramifications ([ui rentrent ensuite dans le parenchyme pulmonaire. Des canalicules aérifères naissent aussi directement des troncs générateurs et sont semblables aux précédents. Tous ces canalicules s’ouvrent les uns dans les

(1) Voy. Sappey, Recherches sur l'appareil respiratoire des Oiseaux. Paris, tl?47. SICXKD. 13

VEUTËiniÉS OU OSTÉOZOAlllES.

[zoologie

autres et se confondent avec le tissu aréolaire qui forme le parenchyme du poumon.

La memhrane muqueuse des bronches perd son épithélium vinratile dans les canalicules de terminaison, et n’est plus recouverte que d’une couche épithélique hyaline.

Les poumons sont accolés aux parois thoraciques par une memhrane assez résistante, que tendent des muscles particuliers. Sappey considère celte espèce de cloison fibro-musculaire comme un diaphragme qu’il nomme diapliragme pulmonaire, et il appelle diaphragme thoraco-abdominal un plan égdement fihro-musculaire qui sépare les viscères du thorax de ceux de l’abdomen. Les poumons adhèrent de toutes parts aux organes qui les entourent par l’iidermédiaire de tissu cellulaire, et leur surface n’est pas recouverte d’une membrane séreuse ; il n’y a donc pas de plèvre chez les Oiseaux.

On a vu que le tronc bronchique priimTif traversait le poumon et allait déboucher à la surface de cet organe par deux oritices. Ces oïdfices ne sont pas les seuls, et il y en va trois autres cà la face iiderieure du poumon : l’un, placé à l’angle antérieur, communique avec l’extrémité de la première bronche diaphragmatique; les deux autres sont situés auprès du point par lequel la bronche pénètre dans le poumon, et dépendent de la troisième bronche dia.phraginîir tique. Ces ouvertures donnent entrée dans tout un sys.tème de poches à air, à la surface desquelles la membrane muqueuse pulmonaire se continue.

L’existence de ces sacs a-ériens avait été reconnue par Harvey;. (1651), et leur disposIlion~av^t été étudiée depuis par Perrault; plus récemment ils ont été l’objet des recherches de Nat. Guillot et de Sappey. Ces réservoirs (fig. 600) sont limités par une membrane de nature celluleuse, fortifiée en quelques points par des fibres élastiques. Ils sont au nombre de neuf, et re(.;oivent de Pair dans leur cavité par les orifices (jue nous avons signalés. L’un de ces réservoirs, impair, placé sur la ligne médiane, au-devant du thorax et à la hase du cou, porte, à cause de ses rapports avec la clavicule, le nom de réservoir inter-claviculaire ; il communi(|ue avec les deux poumons. Les autres sacs aériens sont pairs et symétriques. Ce sont : les réservoirs abdominaux, très grands, qui sont jilacés de chaque côté dans l’abtlomen; les réservoirs diaphragmatiques, qu’on distingue en antérieurs et postérieurs, |)lacés sur les jiarties latérales dans la cavité thoracique, et enfin les réservoirs cervicaux, situés à la hase du cou. Les réservoirs diaphragmatiques sont ^los de toutes parts et ne communiquent qu’avec l’otiv^i^wi^HTnTrichique, mais tous les autre^e. continuent avec les cavités creusées dans les os. L’air ([ue contient ce système de sacs aériens ne joue

OISEAUX

DESCRIPTIVE

aucun rôle dans la respiration . Les usages de cet appareil pnenmati([ne sont relatifs an poiils du corps et à son (3(]nilibre, au mécanisme de l’elfort et à la production de la voix.

Le cœnr des Oiseaux est volnminenx, placé sur la ligne médiane

iK'n V

Umea ■ Inli^w ■

Fig. 6G0. — Réservoirs .iciicns d’un Oiseau (l'.aiiard). — 1,1, c.\tréiiiité antérieure des réservoirs cervicaux; 2,2, réservoir llioraciqiie inter-claviculaire; 3, réservoir diaphragmatique antérieur; i, réservoir diaplir igmatique postérieur; 5, réservoir abdominal. — a, membrane constituant le réservoir diaphragmatique antérieur; 6, membrane qui constitue le réservoir diaphragmatique postérieur; c, coiine du diapliiMgme thoraco-abdominal; d, prolongement sous-pectoral du réservoir thôracicjbe; e, péricarde ; gogrCT";

II, intestin; m, cœur; n,n, muscle grand pectoral coupé transversalement un peu au-dessous de son insertion à l’Iuimérus; o, clavicule antérieure; p, clavicule postérieure du côté droit, coupée et repoussée au dehors (d’après Sappey).

dans la partie antérieure du thorax (fig. üOO m)et divisé en deux moitiés complètement séparées, composées chacune d’un ventricule et d’une oreillette. Quelques points sont à noter dans la conformation intérieure de cet organe. Le ventricule droit entoure partiellement le ventricule gauche, de telle sorte que, sur une section transversale,

VEUTÉimÉS ou OSTÉOZOAIRES.

67() VEUTÉimÉS OU OSTÉOZOAIR ES. [zoologie

il présente la forme d’un croissant. Sa viilvule anrieuIiLire consiste en une lame cliarnue (lui seml)le formée par un prolongement de la paroi externe du ventricule s’étendant, an voisinage de l’oreillette, sur la cloison interventriculaire convexe. Or l’orifice auricnlo-ventriciilaire est situé dans l’espace compids entre cette cloison et la valvule, de sorte que, (juand celle-ci se contracte pendant la systole^ elle s’applique sur la première et ferme ainsi cet orifice. La valvule auriculaire du col.é..-gatrclie ne présente pas cette disposition; elli!^'-' est constituée par un voile membraneux, divisé en deux ou trois lobes, dont les bords libres sont retenus par des cordons fix^s aux parois du ventricule; ces parois ont une très grande épaisseur. L’orifice de l’ao^, de môme que l’orifice de l’artère pulmonaire dans’"le ventricule droit, est garni de trois valvuJes semi-lunaires.

Il n’y a chez les Oiseaux qu’une seule?*"crosse aortique, recourbée àjlvoite, d’où partent deux troncs bracbio-céplialiiiues qui se dhu-

sent en artères carotide et sousclavière (fig. 661). L’aorte descendante donne naissance cà de nombreuses branches intercostales et viscérales, et se termine par une artère sacrée moyenne après avoir fourni les artères crurales et ischiatiqiies destinées aux membres pelviens. Il est à remaiaiiier ([lie sur le trajet de plusieurs vaisseaux on trouve des xÉ^eaux admirahles , réseau ophtalmique, réseau^u peig;i4^, etc..., et un réseau sojis-r.iilapé abdoniinal très riche, découvert par Ban^w, (jui jiaraît être en rapport avec l’incubation.

Le système lymphatique est constitué par dbîs vaisseaux dans lesquels on observe de nombreuses ; ils aboutissent à deux

ca«Au:^^^^ny£raci(|ue^^ l’iiii droit et l’autre gauche, qui se jettent chacun dans la veine cave supérieure correspoiidaufe ; il y a aussi ([uel([iics anastomoses entre les lympliaticjues et les veines dans la région pelvienne. Les ganglions sont en petit nombre, et ne se rencontrent (jue sur le trajet de certains gros troncs, pH-incipalenient an cou. Parfois il existe dans le bassin des cœurs lym[)haliques, mais le [ilus souvent ce sont de simples dilalatioiis non contractilés.'

Le^eins sont logés dans les régions lombaire et sacrée (fig. 663 A').

Fig. cgi. — Sclicnm ilc la tj’ansformation (les arcs aortiriucs priniitirs, chez l(;s Oiseaux. — r/, tronc aorliqiic ; n", aorte dorsale; c, carotide coininnnc; c', carotide externe; c", carotide iniorno; )), artère pnlinonaire ; ;/, scs hrandics; s, artère sons-clavièrc (d’après UalliUcj.

OISEAUX

DESCRIPTIVE

Tls sont orcliiiaii'ement divisés en trois lobes distincts, composés de lobules dont les canaux nriniléres s’unissant les uns aux autres viennent déboucher en définitive dans les uretères. Ceux-ci ne présentent aucune dilatation pouvant servir de réservoir urinaire, et aboutissent dans le cloaque, en dedans des orifices des organes génitaux dont ils sont complètement séparés. Il n’y a pas de vessie urinaire; il existe à la vérité dans la paroi postérieure du cloaque une poche membraneuse appelée bourse de Fabriciiis, que certains naturalistes ont regardée comme une vessie, ’maî^Tl n’en est rien; c’est un organe de nature glandulaire.

Fig. 0G3.

Fig, 6C)“2.

Fig.^ 602. — Appareil génciMteur inàle du l'igeoii. — a, anus; b b, testicules; cc, coiuluils

défereiils ; e c, uretères; f, gros intestin ; g, rcnilement cloacal du rectum; i, loge copnla-

tricc du vestibule commun; j, papille sexuelle droite au sommet de laquelle débouche le canal défèrent. Entre celle-ci et la papille gauche se trouvent les orifices des uretères (d’après Martin Saint-.\nge, Savants étrangers, 18.50, t. XIV, pl. VIII).

l' IG. 063. Appareil génital femelle du Pigeon. — n, ovaire; t, oviductc ; i, son orifice

dans le cloaque; k,k, reins; w, uretère; f, bourse de Fabricius; II, rectum ouvert dans sa partie terminale. --

Les organes génitaux des Oiseaux ont la plus grande ressemblance avec ceux des Reptiles, mais leurs canaux évacuateurs sont indépendants des uretères et s’ouvrent dans le cloaque par des orifices particuliers. Les testicules, au nombre de deux, sont situés dans la cavité abdoinina'TîT'cTîr-'dèssus des reins (fi g. 002). Ils sont

VKU rÉI5RÉS OU OSTÉOZOAlIiUS.

IZÛOLOGIE

inégalement £évclo|)i)és, celui de gauche étant en général i)lus gros q«e-€elitf"fle droite; leur volume varie avec les saisons, et devient beaucoup plus considérable à répofpie de la reproduction. Les conduits spermatiques forment un é[)ididyme qui d’ordinaire est peu marqué, et se continue par un canal déférent flexueux allant déboueber à la partie postérieure du cloaque au sommet d’une papille conique. Souvent ce canal se dilate dans sa i)artie inférieure pour former une vésicule séniinale. L:i plupart des Oiseaux sont dépourvus d’organe copulatenr, mais quelciues-uns d’entre eux présentent sur la paroi^aiUm;ieu.re du. cloaque un pénis plus ou moins développé, représenté parfois par un simplê tu'lïïu'cule.

L’a])pareil femelle ..es (tig. (*)G3) par avorienient des^or-

gane4.vfle droite. L’ovaire est d’abord mince et lamelleux, mais les œufs en se développarTTfont saillie à sa surface et la rendent bosselée, puis, en augmentant de volume, ils deviennent pédonculés et lui donnent alors l’aspect d’une grappe de raisin. L’oviducle ne joue pas seulement le rôle d’un conduit évacuateur; c’est aussi un organe sécréteur (jui fournil à l’ovule certaines parties complémentaires. On y distingue trois portions : d’abord la trompe, dont l'extrémité en forme d’entonnoir est désignée sous le nouT^dU paiilloit ; |»uis une portion dont la muqueuse présente des plis loiuAibi?iiLau\ et sécrète l’albumine qui se dépose autour de l’ovule en couches su ccessj \œs '?e’srpburqu oi on lui donne le nom de tube albuniinipare ; cnim, la portion tenninale courte et renflée, qui sécrète

la matière dont est formée la coquille de l’ieuf, et ({u’on appelle chambre coqnülière ou quelquefois, mais fort inipro|)rement, utérus.

L’oviducte s’ouvre dans le cloaque en dehors de remboucliuredu conduit urinaire; on ol)serve un clitoris dans les esj)èces dont les males sont pourvus d’un pénis.

Dans l’œuf des Oiseaux (tig. (HU) la sphère vitelline est entourée par les couches (jui constituent ce (|u’on appelle le blanc de l’œuf, l^a première couche qui se dépose est plus

Fig. OGi. — OOiif d’Oisoan (roiipc). — a, coquilli'; //, doiibl(î niciiil)ranc de la coque; c, clianil)i’e à air; d, concile albumineuse superficielle fluide; e, courbe albumineuse moyenne épaisse ; f, coiicbe [irofonde liquide; (J, membrane clialazifcre ; //, clial.izes; i, membrane vitelline; j, cicatriculc; k, jaune; l, latebra du .jaune.

OISEAUX

DESCniPTlVK.)

dense que les autres et foriiie la membrane chalazifère, qui présente à cliacuu de ses pôles, et suivant le 'grand axe de l’œuf, un proiongenient contourné en spirale, qu’on nomme chalaze. Cette torsion- des.. clia.lazes est due à un mouvement de rotation subi par l’œuf pendant son passage dans Toviducte. Extérieurement ralbumen est entouré par une membrane composée de deux feuillets unis l’un à l’autre. Sur cette membrane se dépose le, liquide blancbàire qui est sécrété dans la cbambre coquillière et qui, en se solidifiant, produit une coquille d’épaisseur variable. Celle-ci est toujours perméable à l’air et l’on trouve une certaine quantité de ce gaz emmagasinée à la grosse exi rémité de l’œuf, entre les deux feuillets do la membrane du lest ({ui, en s’écartant en ce point, laissent un intervalle qu’on nomme chambre à air.

La sphère vitelline se compose de la véslciïïejmnninative, ou vésicule de Purkinje, de forme lenticulaire ou discoïdale, entourée d’uné"'c“ôïïcÏÏe de matière granuleuse qui constitue le vitellus formateur, nommé aussi disque proligère ou cicatricule. Il apparaît comme une tache opaque à la surface du globe vitellin, et correspond à rexlrémilé d’un cordon de substance blanche qui s’étend de ce })oint au centre du vitellus, oii il présente un rentlement sphérique. Cette partie a été désignée par Purkinje sous le uom de latebra; elle constitue le vitellus blanc nutritif qui de plus s’étend en une couche mince sur toute la surface du vitellus jaune. Ce dernier forme la portion la plus considérable dû vitellus nutritif; il est enveloppé de la membrane dite vitelline.

La fécondation s’opère dans la partie suj)érieure de l’oviducte, avant que l’œuf ait acquis son albumen et sa coquille; elle est suivie d’une segmeutaliou partielle limitée à la cicatricule, ou vitellus formateur, qui donne naissance au blastoderme, dans le centre duquel apparaissent bientôt Paire germinative et la ligne primitive, premier rudiment de l’embryon. Cet embryon présente au cours de son développement les organes caractéristiques des Vertébrés supérieurs, Vamnios et la vésicule allantoide.

Tous les Oiseaux sont ovipares. Pour que le développement s’effectue dans l’œuf fécondé, il faut (ju’après la j)onle il soit soumis à une température déterminée, d’environ iO degrés. Dans certains cas la chaleur solaire peut suffire, par exemple pour les œufs d’Autrucbe dans les régions tropicales, mais c’est l’exception. Presque toujours les parents, d’ordinaire la femelle, les recouvrent de leur corps, c’est-à-dire les couvent, afin de les maintenir à une température convenable. La durée de l’incubation varie suivant les espèces, mais elle est constante pour cbacune d’elles; elle peut n’être que de douze jours (Colibris), et durer jusqu’à huit semaines (Autruche).

VEUTÉHIIÉS Oi; OSTÉOZOAlI{ES.

l'/OOLOr.lE

Après l’éclosioii, les jeimos ne subissent j)as de métamorplioses ; néanmoins, ils ne présentent pas tons en naissant une organisation développée an même degré : ainsi, les uns sont déjà coiiverls de duvet, capables de marcber et même de cbercber leur nourriture, tandis que les autres sont nus, faibles, et ne peuvent ni se mouvoir ui s’alimenter.

T.es organes sexuels eidrent en activité à des époques déterminées, généralement an printemps dans les pays tempérés. Pendant la période que dure cette activité, pendant la « saison des amours », les individus de sexe dilférent, étant poussés })ar uu attrait particulier à se rapprocher, forment des associations plus ou moins durqibles, quelquefois même permanentes (Colombes). Les espèces chez lesquelles après raccoiiplemeiit le mâle et la femelle se séparent sont rares; le pins souvent ils restent réunis et vivent, soit à l’état de monogamie, ce qui est la règle ordinaire, soit à l’état de polygamie, mais, dans l’nn et l’autre cas, ces unions sexuelles donnent naissance à la constitution de sociétés domestiques basées sur rinstinct de la rej)roduction d’abord, et puis sur les soins qu’exigent l’élevage et l’éducation des jeunes. Chose remarquable, le dévelop})ement de ces sociétés est en rapport avec celui de l’intelligence des animaux, et dénote chez les parents des sentiments d’atfection réciproque l’im envers l’autre et de tendresse pour leur progéniture, sentiments sur lesquels repose l’existence de ce groupe social qu’on appelle « famille». C’est principalement dans les phénomènes destinés à assurer la formation des sociétés conjugales et domestiques chez les Oiseaux que se manifeste, de la façon lapins sensible, la puissance de leurs instincts. L’appariation est généralement précédée de préliminaires dans lesquels les mâles, à la poursuite de la femelle, dévelo))pent certains avantages ou certaines qualités de nature à leur soumettre celle-ci, et à les faii’e triompher de leurs rivaux.

Ces faits rentrent dans la catégorie de ceux que Darwin a groupés sous le nom de Sélection sexuelle, et d’où résulte le développement de caractères sexuels secondaires plus ou moins marqués. Ces caractères, de même que les moyens de séduction employés i)ar les mâles, varient suivant les espèces. ’fantôt, au moment de la reproduction, le mâle revêt sa « parure de noces » et se couvre d’un j)lumage aux brillantes couleurs ou se distingue par des ornements particuliers tels que houppes, plumets, crêtes, etc... Tantôt c’est par des parades, des danses et des jeux qn’il cherche â charmer la femelle, et, â cet égaial, les observations recueillies par les naturalistes sont aussi nomhreiises qu’intéressantes. Nous nous bornerons à citer l’exemple le plus connu, celui du Tétra ou Coq

DKSCRIPTIYR.l

OISEAUX

de Bruyère dont le curieux manège est accompagné de sous rappelant le bruit que ferait une meule à aiguiser, ce qui fait dire de lui qu’il « reinoud » (1). Parfois, ce sont de véritables combats que se livrent les mâles pour arriver à la possession de la femelle ; c’est à ses habitudes belliqueuses que le Combattant doit son nom, et ou sait que beaucoup de Gallinacés sont poivrviis d’ergots qui leur servent d’armes dans de semblables luttes. Mais, ce qu’il y a de .plus curieux, c’est l’usage que font certains Oiseaux de leur voix pour traduire leurs émotions, leurs sentiments, et en particulier pour appeler les femelles ou pour les captiver. On a observé que les femelles des Canaris et des Pinsons choisissaient le meilleur cbanleur pour s’apparier avec lui. « Chez nombre d’Oiseaux, dit Haeckel, il y a un vrai tournoi musical entre les mâles qui luttent pour la [)ossession des femelles. On sait que dans beaucoup d’espèces d’Oiseaux chanteurs, les mâles, à l’époque du rut, se réunissent en nombre devant la femelle; qn’en sa }>résence ils entonnent leurs chansons et que la femelle choisit pour époux celui qui lui a plu davantage. D’antres Oiseaux chanteurs mâles chantent seuls dans la solitude des bois pour attirer les femelles, et celles-ci vont trouver le chanteur qui les séduit davantage (2). y>

L’organe producteur de la voix est situé, comme nous l’avons indiqué déjà en parlant des organes de la respiration, à la partie inférieure du cou; on le nomme lariinx inféneur ou mjrinx. Sa conformation varie avec les espèces, et c’est chez les Ôiseanx chanteurs qu’il est le plus perfectionné. Il se compose essentiellement de la partie terminale de la trachée qu'on appelle tambour et qui se continue inférieurement avec les bronches par deux ouvertures, enire lesquelles une cloison médiane et membraneuse, faisant saillie dans

la cavité du tambour, constitue la membrane nommée à cause de sa lorme membrane semi-lunaire. A la base de celte membrane, au point de jonctioTi des deux bronches, se trouve une languette osseuse, au-dessous de laquelle une portion de la paroi de chacune d'elles est formée par une membrane dite tiimpani forme. De plus, deux re})lis transversaux, l’un interne, l’autre externe, s’étendent en maniéré de lèvres à l’onverlure de chaque broiiciie et forment des cordes Des muscles spéciaux, en agissant sur les différentes

pièces soÏÏdes qui entrent dans la constitution de cet appareil, déterminent des mouvementsdestinés à donner aux membranes vibrantes le degré de tension nécessaire pour la production des divers sons. Parfois des organesj^^onnatenrs, en forme d’ampoules irrégulières, sont annexés auTarynxet donnent à la voix une sonorité pins grande.

(1) Voy. Brelim, Vie des animaux, t. IV, p. 309.

(2) Haeckel, llistoire de la Création naturelle..., p. '237.

VERTÉiniÉS OU OSTÉOZOAIRES.

[zoologie

De semblables dilatations s’observent chez beaucoup de Lamellirostres, et en particulier chez le Cygne tromp^tteiir. Sous le rapport des sons qu’ils font entendre, les Oiseaux présentent une très grande variété, et on a pu distinguer parmi eux, à côté des Oiseaux chanteurs, des siflleurs, des jasenrs, des criards, etc...

Presque tous les Oiseaux construisent un nid pour y déposer et y couver leurs œufs. La plupart font preuve d’une remarquable habileté dans la construction de ces nids, dont la forme et la structure sont fort diverses suivant l’espèce <à laquelle ils appartiennent. Certains Oiseaux nichent à terre, comme rAutruche, mais beaucoup parmi eux garnissent le trou dans lequel ils pondent leurs œufs, d’herbe, de mousse (Bécasses, Vanneaux, etc.), ou même de leur projire duvet (Eider). D’autres nichent dans des trous d’arbres qu’ils approprient à cet usage (Pics). Il y en a qui fixent leurs nids soit contre des rochers, soit contre des murs (Hirondelles), et ils les construisent avec de la terre par des procédés comparables jusqu’à un certain point à ceux qu’emploient les maçons; c’est pourquoi on les a appelés « Oiseaux maçons ». Mais, le [ilus souvent, les nids des Oiseaux sont placés dans les branches des arbres, formés par l’assemblage de brins d’herbe et de fragments végétaux et tapissés intérieurement de mousse, de coton ou de duvet; dans certains cas, les filaments flexibles employés à la construction des nids sont entrelacés de façon à former une sorte de jianier (Oiseaux vanniers). Un Passereau de l’Afrique australe, le Sylvia sertoria^ fait son nid en cousant ensemble, au moyen d’un lien végétal, deux feuilles dont Pune reste suspendue à l’arbre, tandis quel’autre en a été détachée, lœs Tisserands construisent des nids attachés par une partie rétrécie formant pédoncule à une branche tlexible, et ces nids sont jiercés d’une ouverture inférieure, de sorte que les Serpents ou autres ennemis de l’Oiseau ne peuvent y pénétrer. Quelquefois, mais rarement, des Oiseaux vivant en société nidifient à coté les uns des autres de façon que leurs nids sont aggloméi’és en grand nombre. Les Bépublicains (Plioceus socius) fournissent un exemple de ce genre de constructions, et abri lent en outre sous une toiture commune le groupe ainsi formé.

Une des particularités les plus curieuses ([ue nous olîrent les mœurs des Oiseaux consiste dans les migrations périodi(|ues que bon nombre d’entre eux exécutent pour se transporter d’une région dans une autre. C’est ainsi que certaines espèces, fuyant les hivers de nos climats, vont chercher dans les contrées méridionales une température plus clémente, tandis que d’autres, partant de régions plus septentrionales, nous arrivent en automne, et, quand vient le [irintemps, remontent vers le nord. Ces voyages ont lieu d’une façon

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