DESCRIPTIVE.) OISEAUX. G
régulière, à des dates qui varient pour les ditTéreutes espèces, niais qui sont à peu jirès fi.xes pour cliacuiie d’elles. Cependant les circonstances extérieures ne sont pas sans intluence, et l’arrivée ou le départ des Oiseaux voyageurs peut être avancé ou reculé, suivant que la saison est elle-niènie liative ou retardée. 11 y a donc un rapport nianifeste entre les conditions de température et cet instinct des migrations, qui ne saurait s’expliquer autrement que comme le résultat d’une habitude acquise et transmise, en vertu de la loi d’hérédité, à travers les générations.
L’exemple de migration le plus connu est celui qui nous est fourni par les Hirondelles. Ces Oiseaux nous quittent en automne et se réunissent alors en grandes troupes qui se dirigent vers le midi et franchissent la Méditerranée. Au printemps, ils reparaissent dans nos pays et reviennent aux lieux mêmes d’où ils étaient partis pour y reprendre possession de leurs anciennes demeures. Plus de la moitié des Oiseaux d’Europe sont des Oiseaux migrateurs; parmi eux nous citerons : les Oies, les Cigognes, les Grues, les Cailles, les Pigeons voyageurs, etc... Indépendamment des migrations régulières et périodiques, on en observe parfois d’autres qui se produisent sous ’intluence de causes accidentelles, comme la disette par exemple.
Fig. G05. — Archæoptenjx Ulhographica.
La plupart des Oiseaux fossiles, et le nombre en est du reste peu considérable, appartiennent cà la période tertiaire, principalement à l’époque miocène; cependnnt la craie renferme déjà des restes d’Ecbassiers et de Palmipèdes, h' Arcluvopleriix (fig. 005), cet in-
()8i VEUTÉIUIÉS OU OSTÉOZOAIUES. Izoologie
tcrmédiaire entre les Reptiles et les Oiseaux, se rencontre seul dans le Jurassique. Certaines espèces de grande taille qui ont vécu dans les temps historiques, Palœoniis, Dinornis, Palapterijx, Diclus, se sont éteintes depuis.
L’unitbrinité d’organisation que l’on rencontre chez les Oiseaux rend leur classilication particnlièreinent dilïicile. « Celte classe, dit Ilaeckel, s’est adaptée de mille manières aux conditions du milieu extérieur, sans pour cela s’écarter notahlement du type héréditaire de la structure anatomique (1)», et, en elïet, les formes ([ui la composent se relient pour la plupart entre elles })ar degrés insensibles sans se répartir en groupes bien nettement délimités. Aussi le nombre des classifications proposées est-il grand sans qu’aucune d’elles ait obtenu l’assentiment général.
Pierre Delon, le fondateur de l’Ornithologie, tenta le premier, en 1555, dans son Histoire naturelle des Olseauæ, de grouper ces animaux d’après un ordre méthodique, et il y réussit dans une certaine mesure. Plus tard, en 1070, AVilloughhy et Ray eurent le mérite de reconnaître l’importance des caractères tirés des pattes et du bec, caractères constamment employés depuis. Linné, en 1710, partagea les Oiseaux en six ordres, sous les noms suivants : Accipitres, Picœ, Anseres, Grallie, Galiinœ, Passeres. La classification de Cuvier diffère à peine de celle de Linné. Les ordres sont également au nombre de six : liapaces. Passereaux, Grimpeurs, Gallinacés, Échassiers, Palmipèdes. Sauf (jiielques cbangeinents, ces groupes ont été conservés })ar la plupart des naturalistes. On en a augmenté le nombre en séparant les Coureurs (Autruches) des Lebassiers, les Colombins des Callinacés, et ([uelquefois aussi les Perroquets on Préhenseurs, des Crimpeurs. Certains auteurs, à la vérité, ont multiplié davantage les ordres, tandis (jne Huxley les a réduits à trois seulement : les Sauiiuuks, ou Oiseaux à ({ueiie pennée comprenant le seul G. fossile Archœopterix ; les Ratitus, à sternum dépourvu de bréchet, cori’espondant aux Coureurs; et les Carinates caractérisés par nu bréchet développé et renfermant tons les antres groupes. Ces divisions peuvent être considérées comme formant des sous-classes. En résumé, dans l’état actuel des choses, en laissant l’Arcbæopteryx de côté, comme occupant une position intermédiaire entre les Oiseaux et les Reptiles, on peut admettre la classification suivante ;
(I) Hacckel, loc. cil-, p. 530.
Deux doigts en arrière
Grimpe,urs.
Tarses
mé-
diocres
arrière
ou
point
Un
doigt
on
! , \ mou. \
' Doigts tons réunis à la base. Gallinacés.
Tarses longs
i Doigts palmés
' Sternum dépourvu de bréchet. IIatites
Echassiers.
Palmipèdes.
Goureurs.