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ORDRE IV. — COLOMBINS

Les Colombins ont été longtemps réunis aux Gallinacés, mais ils s’en séparent par des traits importants de leur organisation. Leur bec est plus long et plus faible; leurs ailes sont plus développées et propres à fournir un vol rapide et prolongé. Leurs pattes sont courtes, mais terminées par des doigts qui d’ordinaire sont tout à fait lilires, et le pouce bien conformé est situé a\i même niveau que les doigts antérieurs. La queue est courte, un })cu arrondie et presque toujours composée de douze rectrices seulement. Les différences sexuelles sont peu marquées. Ce sont des Oiseaux monogames ; le mâle concourt à la construction du nid et prend part à l’incubation. Les petits naissent à moitié nus, débiles, aveugles, incapables de se nourrir, et ont besoin pour vivre des soins assidus de leurs parents. Ceux-ci les alimentent d’abord au moyen de la matière caséeuse ipie sécrète leur jabot.

Les Colombins vivent dans toutes les parties du monde. Ils se réunissent par couples ou forment de petites .bandes, et parfois de grandes troupes. Ceux qui habitent le INord émigrent l’hiver, tandis que ceux des pays chauds sont sédentaires. Leur alimentation est presque exclusivement végétale et se compose de grains, quelquefois de baies ou de fruits.

Cet ordre se divise en Columbidés et DiduncuUdés.

Les CoLU]\[BiDÉs forment une famille très vaste. Elle comprend d’abord les Colombes, ou Pigeons {(^oiumba), doui les nombreuses espèces domesti(|ues descendent toutes, comme l’a démontré Darwin, du Pigeon biset, ou Ihgeoii de roche (C. livia). Le Diset habite les côtes de l’Europe et des pays méditerranéens; il niche non sur les arhres, mais dans les rochei's et les ruines.

Les Pigeons ramiers (l^alumb'us), les Pigeons voyageurs {Ectol)isfes), les Tourterelles (7’///7?/r), etc.., a})[)artiennent aux Columbidés.

Les Didünculidés ne renferment qu’un seul genre, Didiuwidus, (]iii habite les îles de Samoa. 11 est caractérisé par un bec comprimé, du double plus haut (jue large, à mandibule supérieure recourbée et terminée en crochet, à mandibule inférieure portant deux échancrures sur chaque bord.

On a rapproché des Didunculidés certains Oiseaux qui vivaient autrefois aux Mascareignes où ils étaient encore assez nombreux au dix-septième siècle, mais qui sont aujourd’hui éteints. Ce sont les Drontes {Didus ineplus), qui ne sont connus que par quelques vieilles descriptions et quehjues débris conservés dans les musées de Copenhague et d’Oxford.

DESCRIPTIVE. I

ÛISEAL'X. — lîAPACES.

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