DESCRIPTIVE.] M AM31 1 1* ÈU ES
le siège des mouvements de flexion et de rotation que la tète exécute sur la colonne rachidienne.
Les cotes thoraciques sont en môme nombre que les vertèbres dorsales avec lesquelles elles s’articulent par leur extrémité supérieure, tandis que, inférieurement, elles s’unissent avec le sternum; toutes cependant n’atteignent pas cet os, les postérieures restant libres ou se joignant à l’extrémité sternale des cotes anterieures. Dans la région lombaire on trouve quelquefois des côtes développées, mais en général elles ont la forme d’apophyses transverses. Le sternum est composé d’une série de pièces disposées longitudinalement et soudées entre elles de manière à former un os unique dans lequel on distingue trois parties qui sont, d’avant en arrière, le manubrium, le mésosternum et V apophyse xiphoide. Le manubrium s’articule avec les clavicules et s’élargit alors d’une façon notable, mais quand les clavicules font défaut, il reste étroit. Chez les Mammifères volants (Chauves-Souris), ou remarque à la face antérieure du sternum une crête saillante analogue au bréchet des Oiseaux.
La conformation des membres varie suivant le rôle qu’ils remplissent comme organes de locomotion ou de préhension. La paire antérieure ne fait jamais défaut, tandis que la paire postérieure manque plus ou moins complètement chez les Mammifères pisciformes. La ceinture scapulaire est formée essentiellement par une omoplate, ou scapulum, appliquée de chaque côté sur la cage thoracique, déformé à peu près triangulaire, et présentant à son sommet la surface nommée cavité gléndide qui sert à l’articulation de riiumérus. Sa face externe est divisée en deux parties par une crête osseuse, dont l’extrémité forme une grosse apophyse appelée acromion qui s’articule avec la clavicule; mais celle-ci manque souvent, et en particulier chez les Mammifères, dont les membres uniquement locomoteurs ne se meuvent que dans un plan antéropostérieur. L’os coracoïdien fait généralement défaut; il n’existe que chez les Monotrèmes, et il est représenté chez les xMammifères ordinaires par une simple tubérosité, Vapophyse coracdide, placée devant la cavité articulaire de l’omoplate.
La ceinture pelvienne n’existe qu’à l’état de vestige chez les Cétacés, mais elle est ordinairement bien développée, et, en s’unissant avec le sacrum, constitue ce qu’on appelle le bassin. Les os iliaques présentent, au point de jonction des trois pièces primitivement distinctes dont ils sont composés (ilion, ischion et pubis), une cavité articulaire, dite cavité cotyloide, destinée à recevoir la tète du fémur. Chez les Monotrèmes ef les Marsupiaux le bassin est pourvu en outre de deux os particuliers portés par l’arcade du pubis et
VEUTÉr.IlÉS ou OSTÉOZOAIRES.
dirigés en avant; on les a désignés sons le nom {[' os inarsupiaux .
La portion mobile des membres subit dans sa forme des modifications en rapport avec les usages auxquels elle est adaptée selon le genre de vie des animaux (fig. 097). Chez les Mammifères aquati- (pies, elle se raccourcit et se transforme en nageoire (Cétacés), ou eu patte natatoire (Amphibies) ; chez les Mammifères volants, elle s’allonge au contraire et donne attache à un repli membraneux qui,
Fui. G97. — Meinbrps comparés de Mammifères. — A, main de l’Orang-Oiilaiij’- ; D, membre du Daupbin (Cétacé) ; E, pied posle'rieur de l’Élcpbant ; F, extrémité anlérieuie du Paresseux; M, exiréinilé antérieure de la Taupe; T, extrémité antérieure du Tigre; P, extrémité antérieure du Clieval. — 7’, radius; c, carpe; m,m, métacarpe ; s, os sésamoïde; plialanges; O, extrémité antérieure du Taureau; r,c,m,ph,ph',j)h", ut supra; ds, doigts rudimentaires.
s’étendant entre les doigts et sur les côtés du corps, permet à ces animaux de se transporter dans l’air; enfin, chez les Mammifères terrestres, de nombreuses variations se produisent selon que ces organes sont employés à fouir le sol, à grimper sur les arbres, ou (pi’ils deviennent propres à la préhension. L’humérus et le fémur, par suite d’un mouvement de rotation etfeetné en sens contraire pour chacun d’eux au cours du développement, ont leurs faces homologues qui regardent, l’nne en avant, l’autre en arrière, de sorte
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que la llexion s’opère suivant une direction inverse dans les articulations du coude et du genou. Le cubitus et le radius, ([ui composent le second segment du membre antérieur, sont parlbis susceptibles de tourner l’iin sur l’autre de façon à cbanger la position des extrémités, principalement chez rilomme, où la main peut ainsi être placée en pronation, c’est-à-dire la face palmaire en arrière, ou en supination, c’est-à-dire la face palmaire en avant. Au membre postérieur, le tibia, qui est l’homologue du radius, est l’os principal de la jambe, le péroné étant le plus souvent rudimentaire; mais c’est dans les parties terminales que se montrent les modifications les plus importantes. Le nombre typique des doigts est de cinq, mais il peut devenir moindre par réduction et n’ètre plus que d’un (Solipèdes). En pareil cas, c’est le doigt du milieu qui reste seul; le pouce, au contraire, disparaît le premier. Les métatarsiens et les métacarpiens se réduisent d’une façon correspondante, et ne sont plus représentés, dans certains cas, que par une pièce unique qu’on appelle l’os du canon. Dilîérentes variations se rencontrent aussi dans les os du carpe et du tarse disposés sur deux rangées transversales. L’une des modifications les plus importantes dont l’extrémité antérieure puisse être le siège est celle par laquelle le pouce devient opposable, auquel cas on donne à cette extrémité le nom de main. Au pied, le pouce est aussi opposable parfois, mais cette particularité qu’on observe chez les Singes ne suffit pas pour que celle extrémité devienne une main, et le nom de Quadrumanes, par lequel on désigne souvent ces animaux, est tout à fait inexact.
Le système nerveux atteint chez les Mammifères son plus haut degré de développement et de perfection. La moelle présente un renflement très marqué correspondant à chaque paire de membres, et se termine par le faisceau des nerfs spinaux postérieurs formant ce qu’oii appelle la queue de cheval; jamais on ne trouve dans la région lombaire le sinus rhomboidal qui existe chez les Oiseaux. Le hulbe rachidien est volumineux, et on y remarque un entre-croisement très visible des fibres appartenant aux pyramides antérieures. Le cervelet (fig. G08, C) se compose d’une partie médiane, ou vermis, et de deux lobes latéraux qui deviennent d’autant plus gros que lesMammifères sont plus élevés, tandis que le lobe médian, par un phénomène inverse, se réduit graduellement. Ces deux lobes, hémisphères du cervelet, sont reliés transversalement par un faisceau de fibres passant au-dessous du bulbe et constituant le pont de Varole, ou protubérance annulaire, dont le développement est en rapport avec celui de ces lobes eux-mêmes. Le ventricule qui est creusé dans le cervelet des autres Vertébrés disparaît chez les Mammifères. Les lobes optiijues sont moins développés que chez les
YEinÉHRÉS OU OSTÉOZOAIRES.
Oiseaux ; le plus souvent ils sont cacliés par le cervelet et le cerveau qui chevauchent au-dessus d’eux. Chacun de ces lobes est partagé par un sillon transversal, d’où résulte la formation de quatre éminences auxquelles on donne le nom de tubercules quadrijumeaux. Ils ne présentent aucune cavité intérieure, et c’est par un canal très étroit, situé au-dessous d’eux et appelé aqueduc de Sylvius, que le
Fig. 698. — Cerveau humain, vu late'ralement. — A, hémisphère gauche; C, cervelet
f,f, scissure de Sylvius.
quatrième ventricule est mis en communication avec le troisième. Celui-ci, placé sur la ligne médiane, présente toujours deux appendices impairs, l’im supérieur, ou corps pinéal, l’autre inférieur, ou corps pituitaire. Chez les Mammifères, le corps pinéal est caché sous la portion postérieure du cerveau. Sur les côtés du troisième ventricule se trouvent les couchesoptiques qui sont bien développées et forment en partie le plancher des ventricules latéi’aux.
Le cerveau antérieur, ou cerveau proprement dit, est divisé en deux lobes d’un volume considérable (fig. 608, A). Chacun d’eux est creusé d’un ventricule, ventricule latéral, dont le plancher est formé dans sa partie antérieure par le corps strié. Les hémisphères cérébraux sont unis par une commissure, grande commissure cérébrale ou corps calleux (fig. 600), qui est spéciale aux Mammifères; elle forme le plafond des ventricules latéraux et se confond en arrière avec la voûte à trois piliers, située au-dessous et dont elle est séparée en avant par un espace vide. Cet espace est divisé par une cloison médiane, ou cloison transparente, formée de deux lames nerveuses disposées verticalement et laissant entre elles un intervalle qui constitue le cinquième ventricule. Au-dessous du
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Fig. 699. — Corps c.illeux du Clievol. — 1, ocntre ovale deVicq d’Azyr ;“2,2, fibres transverscs du corp calleux ; 3, 3, traclus longiiudinaux ; 4, 4, cornes ou ang^les de l’extrémité postérieure ; 5, 5, celles de l’extrémité antérieure.
corps calleux, s’étendent les ventricules latéraux, séparés l’un de l’autre par la cloison transparente, et présentant deux prolongements, ou cornes, l’une antérieure, l’autre inférieure. Celle-ci est généralement simple, mais, chez les Singes et chez l’Homme, elle se bifurque et donne naissance à une troisième corne nommée cavité ancyroïde ou digitale. On y remarque une saillie connue sous le nom d'ergot de Morand, ou petit hippocampe; une saillie analogue appelée corne d'Ammon, onpied d' hippocampe, occupe la corne descendante.
Chez les Monotrèmes et lesMarsupiau.x, l’appareil cofhihissural du cerveau est rudimentaire. Chez ces animaux et certains autres Mammifères, la surTâcê~l^rieure des hémisphères cérébraux est lisse, tandis qu’elle présente de nombreuses circonvolutions chez ceux dont l’organisation est plus perfectionnée.
Les Mammifères sont généralement bien doués sous le rapport des sens. Le toucher s’exerce au moyen d’organes très riches en corpuscules du tact, tels que les mains de l’Homme et des Singes, la trompe de l’Éléphant, le museau de la Taupe, etc... Parfois les terminaisons nerveuses sont en rapport avec des poils qui ont reçu le nom de poils tactiles.
Le sens du goût est très développé chez la plupart de ces animaux; celui de l’odorat l’est aussi à un haut degré. Les fosses nasales sont très grandes et communiquent en outre avec des cavités ou sinus qui, d’après leur position, sont désignés sous les noms de sinus maxillaires, sinus frontaux et sinus sphénoïdaux. Le nez, formé par la paroi antérieure plus ou moins saillante des fosses nasales, se complète au moyen de pièces cartilagineuses mobiles qui entourent les narines; parfois il se transforme en un organe de préhension (trompe de l’Éléphant) ou en un organe fouisseur (groin de Porc). La muqueuse nasale est lubrifiée par le produit de sécrétion de glandes logées dans son épaisseur, et de plus par l’humeur
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que fournit la glande lacrymale. Les nerfs olfactifs qui s’y distribuent, après avoir traversé la lame criblée de rellimoïde, se ramifient en un grand nombre de filels qui se terminent par des cellules fusiformes spéciales.
L’organe de l’ouïe est le plus souvent pourvu d’une oreille externe qui ne fait défaut que chez les Monotrèmes et certains Mammifères à vie aquatique ou souterraine; cette oreille externe est ordinairement mobile et parfois de forme compliquée. La caisse du tympan est spacieuse, et se prolonge dans des cavités accessoires, cellules mastoïdiennes, qui sont plus ou moins développées. Elle est traversée par la chaîne des osselets, axe osseux composé de quatre pièces : le marteau^ Venclume, Vos lenticulaire et Vélrier. Elle communique avec le pharynx par la trompe d’Eustache; chez les Cétacés, celle-ci débouche dans l’éveut. L’oreille interne comprend toujours trois canaux semi-circulaires de taille variable et un limaçon bien développé qui décrit deux ou trois tours de spire, quelquefois plus (Chauves-Souris), mais qui, chez les Monotrèmes, a la forme d’une simple crosse et ressemble à celui des Oiseaux.
Les yeux sont pourvus de deux paupières, l’une supérieure et l’autre inférieure; la troisième paupière, ou membrane nictitante, est plus ou moins réduite et souvent représentée par un simple repli de la conjonctive (repli semi-lunaire) situé à l’angle interne de l’œil, où l’on observe également une petite masse glandulaire appelée caroncule lacrymale. L’appareil lacrymal existe toujours, mais il est rudimentaire chez les Cétacés et les Phoques. Chez un grand nombre de Mammifères, la choroïde, dépourvue de pigment sur une étendue plus ou moins grande de sa surface, présente en ce point des teintes brillantes et irisées; on donne à cette portion de la choroïde le nom de tapis. La forme de la pupille est variable. Tantôt elle est circulaire, comme chez l’IIomme; tantôt elle est allongée et verticale, comme chez le Chat, ou transversale, comme chez le Cheval, le Bœuf, etc. Dans certains cas, les yeux subissent, par défaut d’usage, un mouvementderétrogradation et s’atrophient progressivement, ainsi qu’on l’observe chez les Mammifères (jui vivent sous terre, comme la Taupe, le Balhyergue et surtout le Spalax, ou Zemmi, qui est complètement aveugle.
La parlicularilé la plus imi)ortanle (jue présente l’appareil digestif des Mammifères est fournie par l’armature buccale composée chez la plupart d’entre eux de dents que nous avons déjà étudiées à propos de l’organisation des Vertébrés en général (p. 552). Quelques-uns de ces animaux seulement en sont privés, comme lesEchidnés, les Eourmiliers; d’autres, tels que l’Ornithorhynque et le Bythine, n’ont pas de véritables dents, mais des organes de nature
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cornée, ou odontoïdes. Celles-ci, chez les Baleines, ont la lonne de lames longues et flexibles, disposées par rangées transversales à la mâchoire supérieure, et appelées fanons.
On sait (|ue la composition du système dentaire des Mammifères subit de nombreuses variations et fournit des caractères d’une très grande valeur pour la classification de ces animaux; la connaissance en est donc nécessaire, et on l’indique d’une manière brève et commode au moyen des formules dentaires qui en sont pour ainsi dire l’expression algébrique ; on a vu comment on établissait ces formules .
En général, la bouche est entourée par des lèvres mobiles qui recouvrent le bord alvéolaire des mâchoires, et se continuent avec
les joues qui forment latéralement les parois de la cavité buccale. Ces joues prennent parfois assez d’extension pour constituer de véritables poches qu’on nomme abajoues et qui servent à emmagasiner des aliments. On en trouve de très développées chez beaucoup de Singes et de Rongeurs. La langue est charnue, ordinairement très mobile et plus ou moins prolraclile (excepté chez les Cétacés). Elle est attachée à l’os hyoïde par une lame fibreuse médiane placée verticalement dans son épaisseur et appelée membrane Jiyo-glosse. l’arfois cette membrane prend la forme d’un cordon fibreux, ou cartilagineux, qui s’étend jusqu’à la pointe de l’organe. Les papilles dont la muqueuse linguale est garnie acquièrent, dans certains cas, une consistance cornée, etconstituent autant de petites épines qui hérissent la surlace de la langue (Chat). Celle-ci a des usages très variés. Elle joue un rôle important dans la déglutition des solides et des liquides. Parfois elle sert à la préhension; ainsi, c’est à l’aide de la langue que la Girafe cueille sur les arbres les feuilles dont elle fait sa nourriture, et que les Fourmiliers s’emparent des Insectes dont ils vivent. Les glandes salivaires sont bien développées : cependant elles sont rudimentaires chez les Phoques et manquent chez les Cétacés.
Le pharynx, ou arrière-bouche, présente chez les Mammifères une disposition particulière, due à la présence d’un repli membraneux, voile du palais, qui est suspendu au bord postérieur de la voûte palatine, et se continue de chaque côté avec deux saillies dirigées vers la base de la langue (fig. 700). Ces saillies portent le nom de piliers du voile du palais, et on appelle isthme du gosier le passage qui se trouve ainsi circonscrit. Entre les deux piliers, de chaque côté, sont logées les amygdales. Chez l’Homme et chez certains Singes, on remarque sur le bord libre du voile du palais un prolongement médian qu’on nomme luette.
L’œsophage est généralement long et aboutit à l’estomac, au-dessous du diaphragme, lequel sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale. L’estomac occupe une position transversale ; le plus
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souvent il est simple, conslitiié par une poche unique, mais parfois il est divisé en plusieurs compartiments formant des cavités distinctes, ainsi qu’on l’observe chez les Ruminants. Il est séparé de l’intestin par un rétrécissement annulaire qui constitue le pylore et présente tà l’intérieur un repli membraneux, ou valvule pyloriquc.
Fig. 700. — Coupc delà tôte montrant la bouche et le pharynx. — k-h, ouverture buccale; l, langue; d, mâchoire inférieure avec insertion du génio-glossc ; e, os hyoïde; y, épiglotic; f, cavité du larynx ; c, voile du palais; u, pilier antérieur du voile ; v, pilier postérieur t, amygdale ; s, portion étroite du pharynx se continuant avec l’œsophage ; z-, ouverture de la trompe d’Eustachc.
L’intestin grêle a d’ordinaire sa limite postérieure également marquée par une valvule, valvule iléo-cœcale, et en outre, au point où commence le gros intestin, celui-ci donne naissance cà un cæcum quelquefois très développé, quel([uefois, au contraire, très grêle et désigné alors sous le nom appendice vermijorme.
La longueur relative de l’intestin est très variable, et, en règle générale, plus grande chez les animaux dont le régime est végétal ; aussi, tandis qu’elle n’est que de 3 à 5 fois la longueur du corps chez les Carnivores, elle atteint chez les Herbivores 10, 1:2 et jusqu’à
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28 fois cette longueur (chez le Mouton). Souvent la muqueuse de l’intestin grêle forme de nombreux replis transversaux, particulièrement développes chez 1 Homme, et appelés vctlvulcs coniiivaitcs ^ elle est aussi garnie de petits prolongements, ou de villosités, qui aiïectent des formes diverses, mais qui font rarement défaut.
Le foie est de forme variable, divisé en plusieurs lobes et pourvu le plus souvent d’une vésicule du fiel (fig. 701); dans ce cas, le canal excréteur de celle-ci, ou canal cystique, se réunit au canal hépatique
Fig. 701. — Foie de nioiiime (lace infe'rieuro). — i, lobe ^aucbc; 2, lobe droit; 3, empreinte de la capsule surrénale droite ; 4, empreinte rénale; 5, empreinte colique; G. lobe carre; 7, lobe de Spijel; 8, son prolongement antérieur; 9, vésicule biliaire; 10, canal cystique; 11, canal bépatique; 12, canal cholédoque; 13, veine porte; 14, veine sus-hé,iatique gauche; 15, veine sus-hépatique droite ; 16, veine cave inférieure ; 17, canal veineux ; 18, cordon de la veine ombilicale; 19, artère hépatique (d’après Beaunis et Bouchard).
pour former un conduit commun, nommé canal cholédoque, qui verse la bile dans la première portion, ou portion duodcnale, de l’intestin. En ce point débouche également le conduit excréteur du pancréas, ou conduit de Wirsung, qui tantôt s’ouvre dans l’intestin à côté du canal cholédoque, et tantôt se confond avec lui dans sa portion terminale. Quelquefois il y a deux conduits pancréatiques qui tous les deux se rendent directement dans l’intestin, ou dont l’un se réunit au canal cholédoque.
Chez les Mammifères, l’anus, ou orifice terminal du tube digestif.
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esl en général ilistinct et indépendant de celui des organes génitourinaires ; chez les Marsupiaux, ces deux orifices sont logés au fond d’une bourse cutanée })ourvue d’un sphincter commun ; chez les Monotrèmes, on trouve un cloaque analogue à celui des Oiseaux.
La circulation des Mammifères, comme celle des Oiseaux, est double et complète. Le cœur est formé de deux moitiés, sans communication entre elles, et composées chacune d’une oreillette et d’un ventricule; celle de droite reçoit le sang veineux; celle de gauche le sang aiiériel. Cet organe est de forme conique, et parfois sa division en cœur droit et cœur gauche est marquée extérieurement par une scissure profonde entre les deux ventricules qui sont séparés l’un de l’autre à leur extrémité (Dugong) ; mais, en général, elle est indiquée par un simple sillon interventriculaire. Un autre sillon transversal et circulaire correspond à la ligne de séparation des oreillettes et des ventricules. Le cœur est situé dans la cavité thoracique sur la ligne médiane et din'gé d’avant en arrière; chez l’Homme et quelques autres Mammifères, il est obliquement couché sur le diaphragme, la pointe tournée à gauche. Il est entouré par le péricarde et suspendu en quelque sorte par les gros vaisseaux dans l’espace qui sépare les deux poumons, derrière le sternum (médiastin antérieur). Les orifices qui mettent en communication les oreillettes et les ventricules sont munis de valvules, dont l’une, celle de gauche, a reçu le nom de valvule bicuspide ou mitrale, et celle de droite le nom de valvule tricuspide ou triglochine. Du ventricule gauche part un tronc artériel simple, qui fournit d’ahordles artères coronaires du cœur, et forme une crosse aortique recourbée à (lauche. L’orifice de ce vaisseau dans la cavité ventriculaire est garni de trois valvules sigmoïdes. De la crosse de l’aorte naissent les troncs brachio céphaliques, d’où parlent les artères carotides et sous-clavières, mais il se jiroduit de nombreuses variations dans le mode d’origine de ces vaisseaux suivant qu’ils sont confondus ou non dans leur portion basilaire.
Ainsi chez l’Homme il existe un tronc brachio-cépbalique droit, tandis que la carotide gauche et la sousclavière du même côté naissent chacune directement de la crosse
Fig. 702. — Schéma de la transformation des arcs aorliqncs clicz les jManunifères. — a, tronc de l’aorte; c', aorte descendante; c, carolide coinmnne; c', carotide externe; c'', carotide interne; s, sous-clavière; V, artère vertébrale; p, tronc artériel pulmonaire; p' , ses branches; b, conduit artériel de Bolal (d’après Rathke).
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de l’aorte ; parfois, au contraire, un seul tronc fournil les deux sousclavières et les deux carotides (Mouton, Cheval). Les gros troncs artériels, comme dans les autres classes, résultent de la transformation des arcs aortiques primitifs (fig. 702).
L’aorte se continue le long de la colonne vertébrale en se dirigeant vers le bassin (aorte descendante), et, chez les Mammifères qui sont pourvus d’une queue, elle se prolonge jusqu’à l’extrémité de cet organe sous le nom d’artère caudale, mais, quand la queue est rudimentaire, sa portion terminale n’est plus représentée que par un petit vaisseau nommé artère sacrée moyenne. Dans son parcours l’aorte descendante donne des branches aux parois du corps (artères intercostales), aux viscères abdominaux (artères cœliaque, mésentériques, rénales...) et enfin à la région pelvienne et aux membres postérieurs (artères iliaques, interne et externe). Parfois, sur le trajet de certains vaisseaux artériels, on rencontre des réseaux admirables.
Le sang veineux fait d’ordinaire retour au cœur par deux veines caves, dont l’une antérieure et l’autre postérieure, qui débouchent dans l’oreillette droite; mais parfois il y en a trois, dont deux antérieures. L’orifice de la veine cave postérieure est souvent muni d’un repli membraneux appelé valvule d'Eustachi. Les vaisseaux de la petite circulation ne présentent aucune particularité importante ; l’artère pulmonaire est garnie, à son entrée dans le ventricule droit, de trois valvules semi-lunaires, et se divise en deux branches destinées chacune à un poumon, suivant une disposition qui est à peu près la même chez tous les Mammifères; cependant, chez ceux de ces animaux qui sont aquatiques, on remarque à l’origine de celte artère une dilatation considérable. Les veines pulmonaires, qui se jettent dans l’oreillette gauche du cœur, sont en général au nombre de deux de chaque côté, mais ce nombre n’est pas constant.
Le système lymphatique est plus riche en ganglions que dans la classe précédente ; ses vaisseaux sont garnis de valvules plus développées et plus nombreuses. Le canal thoracique est simple, situé à gauche, et débouche dans la veine cave antérieure; quelquefois néanmoins il est double, et alors celui de droite se réunit à celui de gauche dans sa portion terminale ou se jette isolément dans la veine cave. Il n’y a jamais de cœurs lymphatiques chez les Mammifères.
L’appareil respiratoire se compose de deux poumons disposés symétriquement, un de cha([ue côté, dans la cavité thoracique, et dans l’intérieur desquels l’air est amené par la trachée-artère (fig. 7043. Celle-ci se bifurque ordinairement en deux bronches qui donnent naissance à de nombreuses ramifications. On compare souvent cet ensemble à un arbre creux dont le tronc serait repré-
VERTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRES.
sente par la trachée et les racines par les bronches ramifiées. La trachée se divise quelquefois en trois bronches, dont une pour le poumon gauche, deux pour le poumon droit (la plupart des Ruminants, le Porc, etc...). Les anneaux qui en constituent la charpente
sont généralement incomplets, à convexité tournée en dehors ; ils ne forment plus dans les bronches que des plaques irrégulières; pourtant, à chaque bifurcation, on trouve un anneau plus complet qui sert à maintenir l’ouverture béante. Ces cartilages disparaissent entièrement dans les petites ramifications bronchiques .
La trachée des Mammifères ne présente pas de dilatations comme celles qu’on y observe parfois chez les Oiseaux ; elle débouche antérieurement dans le larynx, organe producteur des sons , et est dépourvue à son point de bifurcation de l’appareil particulier qui constitue le larynx inférieur de ces animaux. Sa longueur est en rapport aveccelle du cou, et, en général, elle se porte directement en arrière aux poumons. Les bronches, arrivées dans l’organe respiratoire, se divisent dichotomiquement en bronches de plus en plus petites, et leurs ramifications ultimes se terminent par une extrémité légèrement rentlée en forme de vésicule. Les parois de ces canalicules en culde-sac sont formées de tissu fibreux et de tissu cellulaire, et sont parcourues par un grand nombre de vaisseaux capillaires sanguins. Leur surface interne n’est plus recouverte, comme dans les premières bronches, par un épithélium à cils vihratiles, mais par un éjiithélium pavimenteux. Tous ces canalicules constituent par leur réunion le parenchyme pulmonaire, et se groupent entre eux pour former ces parties circonscrites du poumon qu’on nomme lobules. Les lobules sont indépendants les uns des autres, sans communication entre eux et réunis par un tissu cellulaire dit interlobulaire.
Fig. 703. — Poumons, cœur et principaux vaisseaux de l’Homme. — a, vi utricule gauclie; b, ventricule droit; c, oreillette droite; d, veine cave inférieure; e, aorte pectorale; f <l g, veines du bras; h et i, veines jugulaires; j cl k, artères carotides; l, trachée-artère; rn et n, artères du bras; o, oreillette gauche; p, artère pulmonaire; q, crosse de l’aorte; r, veine cave supérieure (d’après Milne Edwards).
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descr:ptive.1
L’organe pulmonaire ainsi constitué est enveloppé par une membrane particulière très mince, de la classe des séreuses, nommée plèvre. Elle est formée de deux feuillets, dont run s’étend sur la surface du poumon, et l’autre sur les parois de la cavité thoracique. Cette membrane pénètre entre les groupes de lobules qui dépendent d’un même rameau bronchique secondaire, et divise ainsi le poumon en portions qu’on nomme lobes. Chez 1 Homme, le poumon gauche présente deux lobes, le poumon droit en présente trois, mais ce nombre varie chez les différents Mammifères : il paraît même qu’il n’est pas constant pour tous les individus d une même espèce.
Les reins sont situés de chaque côté de la colonne vertébrale, dans laTégTon lombaire, et ont en général la forme de glandes conglomérées. Cependant, chez les Phoques et les Cétacés, ils se coinposent de lobules sépares entre eux éi reunis en' grappe' sur lesr branches de l’uretère. 11 existe toujours uiîe'‘wss4^3iw«aii^ d le conduit excréteur, ou canal de l’urètre, entre en connexion plus ou moins intime avec les conduits évacuateurs des organes génitaux. L’appareil génital se complique par suite de modifications subies par les canaux vecteurs, et du développement de parties annexes importantes. Chez les mâles, les testicules (fig, 704), qui prennent naissance, comme on sait, à côté des reins, gardent rarement cette position ; le plus souvent ils émigrent, descendent dans la région inguinale et y restent logés sous la peau(Piongeurs),ou bien traversent le canal inguinal et arrivent dans une bourse située audessous du pubis et nommée scrotum. Les canaux déférents débouchent dans l’urètre, plus ou moins près de la vessie ; chacun d’eux porte à son extrémité inférieure un organe glandulaire qu’on appelle vésicule séminale, parce qu’il sert de réservoir pour le sperme. Le canal de l’urètre, dans sa portion commune à l’appareil génital et à l’appareil urinaire, fait partie de l’appendice copulateur, ou pénis, dont la forme et la disposition sont variables. Il est essentiellement constitué par des organes érectiles unis au canal de l’urètre; ces organes, qui ont reçu le nom de corps caverneux, sont primitivement doubles, mais ils se soudent sur la ligne médiane, et ne restent écartés qu’à leur extrémité postérieure, où ils forment deux prolongements fixés sur les branches ischio-pubiennes du bassin et nommés racines de la verge. En outre, cette portion du canal urétral (portion spongieuse de l’urètre) est entourée d’un tissu caverneux dont la disposition en tube résulte de la soudure par leurs bords de deux corps distincts à l’origine. Un renflement, qui en occupe l’extrémité postérieure, constitue le bulbe de l'urèire, et un autre renflement placé à l’extrémité antérieure forme la partie terminale de la verge qui est désignée sous le nom de gland. Celui-ci est enveloppé par