III. — Type longitudinal. — Evolutio gemina (Articulés
IV. — Type à symétrie double. — Evolutio bigemina (Vertébrés).
La classification de Cuvier a été modifiée depuis en bien des points, quoiqu’elle soit restée dans ce qu’elle avait d’essentiel. De Blainville introduisit le nom de tj/pe pour désigner les grandes divisions établies d’après les différents modes d’organisation des animaux. 11 sépara des Zoophytes ou Rayonnés les animaux dont la forme est irrégulière ou indéterminée, et il en fit la division des lléléromorplm on Amorphozoaires. Il apporta de notables perfectionnements àladélimitation les groupes : le premier, il forma une classe distincte des Amphibiens (Batraciens) rangés jusque-Là parmi
GÉNÉRALE ] DE L’ESPÈCE; TllÉOKIE DE LA DESCENDANCE. 103
les Reptiles. 11 rapprocha des animaux articulés les Vers intestinaux placés par Cuvier dans les Zoophytes. D’autres changements encore que nous ne saurions indiquer ici ont été successivement apportés à la classification, en particulier par Milne Edwards auquel on doit, entre autres, la division des Vertébrés en Allantoïdiens et Anallanloïdiens, comme on l’a vu dans un précédent chapitre.
Cependant, les idées de Cuvier accueillies avec laveur par la plupart des naturalistes furent comhaltues en f rance par Et. Geoffroy Saint-Hilaire, en Allemagne par l’école des Philosophes de la nature.
L’auteur de la doctrine de l’unité de composition, qui s’efforçait de démontrer que tous les animaux étaient constitués sur un plan unique, ne pouvait admettre les principes sur lesquels Cuviei faisait reposer la classitication. La divergence de leurs opinions et de leurs vues éclata dans une discussion célèbre qui passionna le monde savant (1830) (1). Une des questions les plus importantes soulevée dans ce débat était celle de l’i’mmutabilité de l’espèce, admise dans la science comme un dogme fondamental, et regardée par Cuvier comme « une condition nécessaire à l’existence même de l’histoire naturelle ».
D(i l’idée qu’on se fait de l’espèce dépend, en effet, la façon dont on conçoit le monde organisé; de cette idée dépendent aussi le sens et la valeur qu’on attribue à la classification. Il est donc nécessaire d’examiner ce qu’il faut entendre par ce mot, espèce.