DESCRIPTIVE.) COR.ALLI AIRES. — ALCVOM.AIRES
forme de larves ciliées qui se fixent après avoir nagé quelque temps en liberté (fig. 131).
Les Coralliaires habitent la mer et se trouvent en grande abondance dans les régions chaudes. Souvent leurs polypiers s’accumulent en masses considérables au point de constituer des récifs, nommés récifs de corail, dont le mode de développement nous est connu par la remarquable étude qu’en a faite Ch. Darwin (1). Il y a des îles, les îles madréporiques, qui n’ont pas d’autre origine. L’étendue des formations, qui résultent de l’amoncellement des polypiers, est parfois prodigieuse; ainsi, sur la côte ouest de la Nouvelle-Calédonie se trouve une barrière de récifs madréporiques qui mesure -400 milles de longueur, c’est-à-dire plus de GOO kilomètres , et une barrière semblable le long de la cote nord-est de l’Australie atteint 1100 milles de longueur environ, soit près de 1800 kilomètres. On comprend donc que les polypiers aient joué un rôle important dans la constitution de la croûte terrestre, et, en effet, c’est principalement par eux que sont formées certaines couches géologiques puissantes, comme le calcaire corallien du terrain jurassique, par exemple. Les formes appartenant à la période paléozoïque se distinguent des autres Madréporaires par leur appareil septal qui dérive de quatre éléments primitifs au lieu de six ; ils constituent le groupe des Madréporaires rugueux ào Milne Edwards.
On divise les Coralliaires en deux ordres : les Alcyonaires et les Zoanthaires.
ORDRE I. — ALCYONAIRES
De Blainville avait donné aux Polypes de cet ordre le nom de Clénocères tiré du caractère que présentent leurs tentacules bipinnés et comme dentés en scie sur leurs bords. Ces tentacules sont au nombre de huit et forment un seul cycle autour de la bouche. Les replis mésentéroïdes sont également au nombre de huit et ne renferment jamais do cloison solide. Les polypiers varient dans leur constitution et celle-ci sert de base à la division des Alcyonaires en familles.
Fig. 131. — Larve de Corail (d’après Lac.izc-Dulliiers. [Histoire du Corail, pi. XIV.)
(I) Ch. Darwin, Les récifs de corail, trad. par Cosscrat. Paris, 1878.
ZOOIMIYIES OU UADIAll’iES. — COI': ENIÉRÉS.
1° Les Alcyonidés ont iiii polypier charnu rornié uniquement de spiculés disséminés dans les tissus (fig. 132).
2® Les Pennatuliués (Polypiers flottants de Lamarck) sont re- . maniuables en ce que leur polypier sclérobasiiiue n’est pas fixé et s’enfonce simplement dans le sable ou la vase, par la portion basilaire de sa tige (fig. 133).
Fig. 133.
Fig. 134.
FiG. 132. — Alcijonium aurantiacwn (Q,my ot Gaimard).
FiG. 133. — Vennalula. — a, polypier; Polype ouvert.
Fig. 134. — Brandie de Corail avec Polypes épanouis (d’après Lacaze-Dulhicr.'i, Uist. du Corail).
3“ Les Gorgomués ont leur polypier constitué par un axe soit calcaire soit corné, revêtu d’une partie corticale qui renferme des spiculés épars comme le Corail (fig. 13 i).
P Les Tubipoiies sont ainsi appelés à cause de leur polypier calcaire formé de tubes dont la disposition leur a valu le nom vulgaire d’Orgues de mer {Tubipora musica) (fig. 13o).
C’est à la famille desGorgonidés qu’appartient le Corail (Corallium rubrum) (fig. 13i), connu de temps immémorial et recberebé comme