CŒLENTÉRÉS
posées en séries longitudinales sur leur corps, et qu’il regardait comme servant à la respiration, mais qui sont essentiellement des organes de locomotion; le mot cténopliores (de xtei';, peigne' fooô;, porteur) rappelle la Ibrme pectinée de ces mêmes parties.
Le corps de ces animaux est sphérique ou cylindrique, quelquefois rubané (Geste) et susceptible de contractions dues à la présence d’éléments musculaires dans le parenchyme qui le constitue. Cette contractilité produit des mouvements qui sont parfois très
marqués , dans les Gestes, par exemple.
Le système nerveux est mal connu ; on a décrit, comme lui appartenant, un ganglion unique situé au pôle apical et des rameaux placés le long des côtes ciliées, mais c’est là un point qui réclame de nouvelles recherches. Au voisinage du corps ganglionnaire, il existe un petit organe vésiculeux contenant des particules solides et ayant les caractères d’une vésicule auditive. On appelle aires polaires des surface
ciliées qui se trouvent aussi au pôle apical et qui reçoivent des ülaments nerveux émanés du ganglion ; Fol les considère comme des organes d’olfaction (?).
beaucoup de Cténopliores sont pourvus de deux longs appendices tentaculaires placés sur les côtés de la bouche, et naissant au fond de poches particulières dans lesquelles ils peuvent se retirer (tig. 101); ce sont des organes de préhension armés de nombreux
nématocystes.
L’appareil gastro- vasculaire présente quelques particularités dignes d’attention. La cavité stomacale, plus ou moins vaste, s’ouvre au^dehors par un seul orifice, entouré parfois d’expansions en forme de lobes. Cet orifice buccal est tantôt large (Eurystomes), tantôt étroit (Sténostomes). L’estomac est divisé par un étranglement con-
DESCKIl'TIVE.]
CTÉNOPIIORES.
tractile, sorte (le sphincter en deux parties dont la plus profonde, désigiK'e sous le nom ^ïentonnoir, se continue directement avec le système des canaux cœlentéri(|ues. Les canaux partent de l’entonnoir an nombre de (juatre et se divisent en huit branches qui accompagnent les côtes frangées. En outre, il part de l’entonnoir deux canaux, quelquefois très larges, (jui suivent la face externe de la paroi stomacale; Milne Edwards les nomme vaisseaux périgastriques inférieurs. Tous ces vaisseaux aboutissent dans un canal circulaire qui entoure la bouche, ou bien se terminent en cul-de-sac (Cydippidés). Sur leur trajet, ils fournissent un grand nombre de ramifications qui s’anastomosent entre elles et donnent naissance à un réseau capillaire. Enfin l’entonnoir est mis en communication avec l’extérieur par deux canaux dont les ori fices, situés sur les côtés des aires polaires, peuvent se fermer.
La reproduction est toujours sexuelle chez les Gténopliores et les sexes sont réunis sur le même individu. Les produits sexuels prennent naissance dans les parois latérales des canaux costaux, les ovules d’un côté, les capsules séminales de l’autre ; ils arrivent dans la cavité digestive, et, de là, passent au dehors.
Le développement est direct et sans métamorphoses, mais, à leur sortie de l’œuf, les jeunes Cténophores ont une organisation encore incomplète et présentent avec les adultes des dilférences parfois très marquées. Ces animaux vivent dans la haute mer où ils apparaissent
souvent en grand nombre; ils nagent le pôle buccal tourné en arrière et se nourrissent, comme les autres Cœlentérés, de petits animaux qu’ils capturent au moyen de leurs organes préhensiles. Leur corps étant d’une grande mollesse dans toutes ses parties, ils n’ont laissé aucune trace dans les formations géologiques.
On divise les Gténopliores en deux groupes, Eurijslomes et SténostomeSf suivant qu’ils ont une bouche large ou étroite.
Fig. — Béroé do Forsk:il, d’après Milne Edwards {Annales des sciences naturelles, 2« série, tome XVI, pl. 5.)
ZOOIMIYTES OU RADIAIllES. — ÉCHINODERMES.
ORDRE I. — EURYSTOMES
Aux Eurystomcs caractérisés [lar la largeur de leur bouche (eOpu;, large ; aroaa, bouche) apparlieiiiient les formes les plus inférieures parmi lesquelles les Béroés dont on connaît jilusieurs espèces : B. Forslicilii (tig. ovatus..., formant avec quehjues autres la famille des Béroïdés.
ORDRE II. — STÉNOSTOMES
Ainsi nommés à cause de leur bouche étroite (arEvô;, étroit ; bouche), ces animaux se rangent, d’après la forme de leur corps et quelques autres particularités de leur organisation, entrois groupes ou sous-ordres :
Globuleux, dont les principaux genres: Cndippe, Mertensia, Callifanire, servent de types à autant de familles.
EiG. 103. — Ccslc.
2'^ Les Bubanés, remarquables par leur corps en forme de ruban, com[)renant une seule famille, les Gestidés. Le Cestum \enGVis (fig. 103), Ceinture de Vénus, est une belle espèce méditerranéenne.
3° Les Lobaires, qui se distinguent par des expansions tégumentaires en forme de lobes autour de la bouche. Ici se placent les l.esueuria, Chiaja, Bolina, etc... répartis en un petit nombre de familles.