‹ Eléments de zoologie médicaleChapitre 22 sur 144 · RÈGNE HUMAIN · texte numérisé non relu

RÈGNE HUMAIN

plus OU moins nonibi'euses qui existent entre l'honiuie physique et les animaux supérieurs..*..

Dans les facultés de médecine, la connaissance de notre espèct3 commence par ées dissections et finit par des autopsies. L'étude des malades est toujours précédée et suivie par Tétude des cadavres. C'est notre marche habituelle, logique, nécessaire, indispensable. Comment une classification, qui rappelle aux étudiants qu'il existe dans l'homme autre chose que des os, des muscles et des nerfs, pourrait-elle entraver l'examen de ces nerfs, de ces muscles et de ces os? Le principal danger, au contraire, dans les études médicales , c'est de trop isoler l'homme physique de l'homme intellectuel, et de trop insister sur ce qui, dans notre admirable organisation, nous est commun avec les mammifères.

Les excès de Torganicisme sont plus à craindre pour les jeunes gens que les excès du vitalisme.

Il y a donc parmi les êtres vivants ou dans V empire organique , trois règnes : le t)égétal, Vanimaî et Vlwminal.

Dans le premier, dit M. Is. Geoffroy Saint-Hilaire, la vie est toute végétalive. Dans le second, à la vie végétative s'sgoute la vie animale. Dans le troisième, à la vie végétative et à la vie animale s'syoute encore la vie morale.

On peut dire : « La plante vil^ l'animal vit et sent; Thomnie vit, sent et iwnse. La vie est simple dans le premier règne, double dans le second, triple àsins le troisième. Végétahilité ^ animalité, humanité, sont trois termes qui, à ce point de vue, se succèdent dans un wdre hiérarchique manifestement aussi simple que logique. Série où , non-seulement aucun terme ne saurait être transposé , mais dans laquelle aucun terme non plus ne semble pouvoir être ajouté. Nous ne saurions rien concevoir, dans l'empire organique, en deçà de la plante ; quel être organisé pourrions-nous imaginer au delà de l'homme? Il peut y avoir, il y a des degrés dans le développement des facultés vitales, sensitives, intellectuelles ; il n'y a pas de milieu entre vivre et ne pas vivre, sentir et ne pas sentir, penser et ne pas penser. » (Is. Geoffroy Saint-Hilaire.)

L'Homme est le terme supérieur et définitif de la création. Il occupe le sommet de la pyramide organique. Dans le règne qu'il constitue (hominal), il n'y a qu'un genre (Homo), et dans ce genre qu'une espèce (sapiens). Cette espèce présente trois variétés ou races principales (gaugasique, mongolique, éthiopique), et huit sous-variétés ou races secondaires {alléghanienne, américaine^ hyper' Iwréefinej malaie, australienne^ mélanienne, hoitentotey cafre).

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