ZOOPHYTES
ou
Phytozoaires
(Corail, Éponge).
(i) Linné dit des Ténias : « AnUnaîia hœc sunt composita simplici catena
latente intra singulum articulum animaîculo cum sua fmcti/icatione. » Il ajoute ailleurs : « Omnis articulus prapria vita gaudet. * Vallisneri, Lamarck, Duvernoy, croyaient à la nature polyzoïque des Ténias et dos animaux analogues. MM. Lcuckart, Eschricht,Steen8trup, Van Beneden et de Siebold sont revenus sur la multiplicité de leurs organismes.
MOQ.-TAND. 3.
46 SOOLOGIg MÉDtCALK.
Parmi ces embranchements, on trouve, presque sans modlAcations, les Vertébré» et les Molluêquêt de Guvier. htê Annêlét repré» sentent les articulés de ce grand naturaliste, plus les Verê int/fêli" naux; mais son quatrième groupe a été changé et divisé. Déjà Blainville en avait fait deux sous-règnes : les AeHnomorphSÈ ou Rayannéê proprement dits , et les Hétéromorphêê ou Hétérozoaite». J'ai adopté cette distinction ; mais j*ai cru devoir séparer les an!» maux véritablement agrégée de ceux qui , comme le Ténia et les Éloilêê de m^, présentent déjà un commencement de fusion \ en d'autres termes, les animaux radiée à zponites, et les animaux eom« poêéê à individus parfeitcment distincts.
Un simple coup d'œil jeté sur ce tableau fait voir que la disposition des embranchements et des classes en série linéaire ne peut pas être naturelle. Si Ton suit Tordre des chiffres placés au devant de chaque embranchement, on éloigne trop les Anneléi des Mol'^ îusqueSy et surtout des Vertàtréè. Si Ton adopte une marche horixon* taie, et que Ton place les Articulés après les MoUusqueê, et les Radiée après les Hétéromorphes , on met ces derniers à une trop grande distance des Mollusques ^ et les itcidtV's trop loin des Annelés. Mais tels qu'ils se trouvent dans le tableau , les embranchements sont disposés suivant leur degré d'aflRnité. Les trois groupes d'animaux isoLés ou UNiTAmES (I, II et III) forment une série natureUe. On arrive naturellement des premiers aux derniers par Tiotermédiaire des Mollusques. Les animaux à système nerveux ganglionnaire (II et IV) sont rapprochés dans le sens horizontal ; et la question de prééminence des Mollusques et des Annelés, décidée tantôt en faveur des premiers (Cuvier), tantôt en faveur des seconds (Carus), se trouve résolue. BlainviUe mettait oes animaux ftu-dessoua des Vtriébréê^ sur le même rang, c'est-à-dire à une égale distance. Ma manière de voir s'écarte légèrement de la sienne, en ce que j'éloigne un peu plus les Annelés. Si, à certains égards, les Mollusques sont doués d'une organisation plus imparfaite et d'un instinct moins remarquable que ces derniers, d'un autre côté ils sont unitaires et non lOonttét. Les animaux à système nerveux rudimentaire ou nul, qui offrent tant de rapports entre eux, se trouvent disposés en série horizontale (III, V et VI) tout aussi naturelle que la série verticale d^s animaux isolés. On passe des Hétéromorphes aux Zoophytes au moyen des Radié$ ou Aeiifwtoaireë,
Voici maintenant le nombre et la disposition des classes que comprend chacun de ces embranchements :
CLÂSSItiaTIOH ÛÉd ANfMAUX.
Bmtoraiiclieiiieiiii.