‹ Eléments de zoologie médicaleChapitre 64 sur 144 · COUSINS · texte numérisé non relu

COUSINS

pi'ésentent vers la poinle, en dehors, des deiiticules très aiguës dirigées d'avant en arrière. Le ciuquième est sétacé et linement bispide dans toute sa longueur.

Action tw l'homme. — Les Cousins, dont ou ressent à pciue les piqAres dans les contrées teuipérées, deviennent insupportables dans les pays chauds.

Ces animauji nous poursuiveot partout, entrent dans les habita* lions, particulièrement le soir, s'annoncent par un bourdonnement aigu, et percent notre peau, que les vêtements ne peuvent pas toujours garantir.

Quand le Couain a choiù l'endroit qu'il veut sucer, il applique contre ce pointle bouton terminal de sa trompe, puis il pousse l'aiguillon, qui foit issue du milieu de ce bouton et pénètre dans la peau.

A mesure que J'aiguillon s'enfonce, le tube protecteur qui est dehors et dont le bouton est collé autour de la piqûre, devient plus . long que la portion de l'instrument non enfoncée (fig. 70, A). Comme ce tube est fendu en dessus, il s'écarte de haut en bas de l'aiguilloD qu'il met à nu, se coude et fait d'abord un arc dont l'a^lloD est la corde; il forme ensuite un angle d'abord très ouvert, puis droit, et enfin plus ou moins aigu. Il arrive

un moment, lorsque la tête de f^s- tO. ~ rrmpe m atttm {'). l'animal est rapprochée le plus

possible dn bouton, où le fourreau présente, entre cotte deiiiièro et la piqûre, en dessous, une sorte de pli vertical (Dg. 70 B).

Réaumur fait observer que le coude formé par ta gatne, dans les commencements de la piqûre, agit à peu prés comme le doigt arqué de l'horloger, lorsqu'il veut enfoncer dans un corps dur une lige d'acier un peu trop grSle.

Amoreux regarde le Coutin comme un insecte venimeux. Cette opinion est un peu hasardée, car on n'a pas trouvé chez cet animal de glande particulière pour la sécrétion d'un venin spécial. 11 paraît cependant c[ue, lorsqu'il a percé la peau, U introduit dans ta petite

['} A, irompe lu cammeiiDenient de rinlroducllon det Mïes — B, Irompe qnanil les

206 AMMALX NUISIBLES PENDANT LEUIl VIE.

blessure une goulteiette d'humeur dégorgée, probablement de salive. Les filets sétacés (jui composent Taiguitlon laissent entre eux un espace étroit, mais suffisant, pour donner passage à cette humeur. C'est par le même intervalle que le sang est pompé par Tinsecte. Réauniur croit que la salive versée par le Cousin est destinée aussi à rendre le sang plus fluide. M. Duméril pense qu'elle exercé d*abord une action narcotique qui émousse momentanément la sensibilité locale ; ce qui permet à l'insecte de sucer sans qu'on s'en aperçoive ; mais plus tard elle détermine une vive inflammation, accompagnée d'une douleur insupportable et d'un petit œdème que tout le monde connaît. On a vu des personnes entièrement défigurées par les rougeurs et les enflures que les Cousins leur avaient causées. Ces piqûres, quand elles sont fortes et nombreuses, occasionnent de l'insomnie et même de la fièvre. Les démangeaisons insupportables qu'on éprouve invitent souvent à se gratter, ce qui ne donne qu'un soulagement très imparfait. Plus on se gratte, plus l'inflammation locale et la douleur paraissent augmenter. Cette douleur est, du reste, assez variable : elle dépend non-seulement de la taille et de la force du Cousin, mais encore de l'endroit piqué et de la susceptibilité de cet endroit.

2** Autres espèces. — Les principaux Cousins de France, indépendamment du Cousm ordinaire, sont le Cousin annelé (1), qui est brun avec des bandes transversales blanches, et le Cousin puce {"Z), qui est sans bandes, mais avec trois taches obscures. Ce dernier est le plus grand; il habite le Midi, particulièrement les environs de Cette.

Le Cousin rampant, qui est noir avec un anneau blanc, qui présente la grosseur d'une puce, et qui se trouve fréquemment eu Suède, est devenu le type du genre Simulie (3).

Les Maringouins de l'Amérique, surtout des Antilles, sont de véritables Cousins ; les Moustiques des colonies françaises paraissent être des Simulies, Ces insectes produisent des piqûres extrêmement douloureuses. Les vêtements de drap ne garantissent pas toujours de leurs atteintes. Lorsque ces animaux piquent pendant le sommeil, on s'éveille le corps couvert de petites élévations au milieu desquelles parait un point noir, ou bien un amas de sérosité noirâtre entouré d'un cercle fauve foncé (Bouffiers). Une vive

(1) Cukx anniUattu Falr.

(2) Culex pulicarU Linii. {Ceratopogon pulicaris Meig.), vulgairement, dans le Midi, PiboUt Arabi.

(3) Simulium reptant Lalr. {Culex repian» Linn;, TipMla erulhrocephala de Geer, Bibio erythrocephalus Oliv.).

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