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ANIMAUX URTICANTS

formique? Quoi qu'il eu soit, il faut se tenir en garde contre les Chenilles qui viennent d'être signalées, et mCme, en général, se méâer de toutes celles qui sont velues.

H. BorMiausen n'hésite pas à déclarer que, lorsque l'action des Proee*si(mnairtt se porte à l'intérieur, sur les poumons ou sur le tube digestif, la mort peut arriver (?).

Les anciens ont employé les ChenUles urticantes pour foire des sinapismes (Dioscoride). RéaumuretDorthessont d'avis qu'on pourrait les utiliser dans quelques circonstances, en les pulvérisant, comme succédanées des ,Cantharides (f ) (1).

Un certain nombre d'animaux marins, en tête desquels il iaut placer les Aetiniet et les Méduses, peuvent déterminer aussi deg phénomènes d'uitication plus ou moins prononcés. Ces derniers aoîmaux sont appelés vulgairement Orties de m^ (3).

On a cité particulièrement une Cyanée (3), de Pondichéry, qui sécrète une humeur des plus acres et des plus irritantes.

Les Phyaalies occasionnent également de 1res fortes démangeaisons. Elles sont connues sous le nom de petite» Galères; leur crête dorsale oblique et ridéeest relevée comme une voile. Lorsqu'on les saisit, elles font Éprouver k la main une sensation brûlante, une douleur vive qui se prolonge assez longtemps; il en résulte quelquefois une tendance sjncopale (Dutertre, Leblond); mais, généralement, le mal ne s'étend pas au deli de la main. L'espèce la plus commune est la Phyialie rougedtre (4) (fîg. 72).

Les appareils urticants des Jfi<dvses sont des coques microscopiques It^ées dans la peau, sur laquelle elles forment des saillies

plus ou moins fortes; on les ob- f -ji^^caière.

serve principalement à l'extrémité ou le long des tentacides. Ces caques sont dures et trans-

(I) Vofap>ce<09.

(1) Ce Hnl In nièna iIh Po^jw.

13) lledviii{Ctanea)cal^rtaRejii.

(t) PlqwnUa julagica Bon, vu^maent Galire.

parentes ; elles contiennent une seconde membrane mince et flexible, au fond de laquelle se trouve un fil long et ténu, enroulé sur lui-même pendant le repos. Ce fd peut sortir de la coque, et Ton voit alors à sa base des pointes aiguës en forme de dards ou de hameçons {hastœ, Corda).

Certaines coques présentent un petit poignard porté par une glandule et accompagné de muscles latéraux.

C'est avec ces appareils que les Méduses attaquent ou se défendent. La sensation brûlante qu'ils déterminent quand on touche ces animaux, et qui est si forte sur les muqueuses, a été comparée avec raison à celle des orties ; elle peut produire Teffet d'un vésieatoire.

Le Rhizostome d'Aldrovnnde (I), qui vit dans la Méditerranée, oi celui de Cuvier (2), qui se trouve dans la Manche, sécrètent une bave qui a des propriétés assez irritantes. On assure qu'une seule goutte suffit pour déterminer une inflammation de la conjonctive et même des paupières. Cette bave fait naître sur la main de très petites élevures, accompagnées d'une vive dtoangeaison.

' ^ Vkê «- Bm UirTM 4e Moociies.

Les larves de certaines Mouches tourmentent souvent l'espèce humaine. M. W. Hope a publié un travail intéressant sur ce sujet. Il désigne sous le nom de myasis les désordres produits par ces animaux et par les autres Diptères.

i° Espèces. — tes larves de Mouches qu* on rencontre le plus souvent dans les diverses parties de notre corps se rapportent h quatre espèces principales : 4 ** la Mouohe carnassière, 2° la Mouche bleue, 3° la Mouche dorée, 4° la Mouche hominivore. Voici leurs caractèrps abrégés.

itrès écartés en arrière 1 . Mouche carnqA*i^>'f' Irès rapprochés en arrière. / noir. Abdomen bleu l raye de noir. ... 2. Mouche bkue.

Thorax ) ^^^^ ^^^^' ^^**'"*'*"

sans raies. .... 3. Mouche doré^,

bleu foncé. Abdomen rayé de pourpre. . 4. Mouche himinirore.

La Mouche carnassière ou vivipare (3) est assez commune, c'est la plus grande des quatre. Son corps est d'un jaune doré antérieu-

{{) Rhi%oitoma AldrovandiPer.(Cephea AldrovàndiLmik).

(2) il. CuvierU Per. {C. Rhi%Oitotna Lanfk).

(:i) Sarcophaga carnaria Meip. (Musra rnmaria Linn.).

LABVES DE MOUCHES, 9) t

rement et couvert de poils noirs assez longs et épais. Son thorasest gris avec quatre raies longitudinales noires, el son abdomen d'un noir luisant, avec quatre taches carrées blanchâtres sur rliaque

Celt« Mouche vole avec rapidité et fait entendre un hourdonnement continuel; elle est ovovivipare.

Elle recherché les cadavres pour y déposer ses larves. Celles-ci sont des vers hianchâtres, mous, sans pattes, atténués et se terminant en pointe antérieurement, gros et comme tronqtiés en arrière. Leur bouche est un suçoir accompagné de deux crochets ècailleux, très propres à déchirer et S diviser (fig. 73).

La Mouche bleue, ou Mouche à viande (1), est une des grandes espèces de la France ; sa p<s- "■ - 1"'™ •" «"""^ Otaille se trouve cependant plus

petite que celle de la Mouche camoêtière. Elle a la tête brune h rellets jaunâtres', elle s'annonce par nn bourdonnement assez fort ; elle a l'odorat subtil el sent la viande de très loin, surtout la viande fraîche. Elle est ovipare, ainsi que les deux espèces suivantes; sa larve s'appelle Asticot DU Guiliot.

La Mouche dorée (î) est de la grandeur de la Mouche domestique. Elle pond principalement sur les charognes. Sa lame dévore les cadavres, même les cadavres injectés (Raspait).

La Mouche kominivore (3) (fig. 7i) habite Cayenne; elle est longue de 9 mil- Fig, 7*.— JfuMite ftominiwofe. limètrcs; elle présent* des palpes fauves, une tête très grande, une face et des joues d'un jaune doré, des

(I) Caltiphom remiMna Iti>b.-Deir. (MMca vomUaia Linn.. Jf. chr^iocipliiila àe Géra). .

(î) Lueilia CiHor Rob.-DM», {tfuma Caiar Linn.). (3) LuciMa homiHivora Coq.

pattes noires, des ailes transparentes, un peu enfumées, surtout à la base (Coquerel).

S"" Action sur l'homme. — Tous les médecins savent que les larves des trois premières espèces de Mouches dont il vient d'être question peuvent naître et se développer dans les plaies et dans les cavités naturelles du corps humain.

C'est surtout au milieu des hôpitaux qu'on observe des exemples de ce fâcheux envahissement. Plusieurs chirur^ens en ont signalé aussi en Algérie et en Grimée.

Les faits relatifs k des larves de Mouches rejetées par le vomissement ou trouvées dans l'estomac ne sont pas rares. M. Hope en énumère sept ou huit (4 ). La présence de ces animaux dans les intestins est moins fréquente. Brera en rapporte un exemple et M. Hope un second.

Latham a trouvé des larves de Mouches dans le sinus maxillaire d'une femme. Vohlfant et Mangles en ont vu dans les sinus frontaux. Un exemple très curieux de ce dernier genre a été publié par le docteur d'Astros (d'Aix). Une femme, s'étant endormie aux cjhamps, fut assaillie par des Mouches qui déposèrent leurs œufs (ou leurs larves) dans son nez. Pendant trois jours elle ressentit une douleur légère, mais sourde, qui semblait partir des sinus frontaux et s'étendre jusqu'à la tempe droite. Cette douleur était suivie d'un fourmillement importun et d'un bruit tout particulier qu'entendaient la malade et les assistants, lequel était comparable à celui des vers qui rongent le bois. Les deux jours suivants, à la suite d'une épistaxis, la malade rendit un nombre considérable de larves de Mouches. On en compta jusqu'à cent treize (2).

Le docteur Chevreul (d'Angers) a vu sortir du conduit auditif d'un enfant malpropre dix larves de Mouche carnassière,

Ruysch en a trouvé dans les voies urinaires.

Le professeur Lallemand a retiré une vingtaine de larves de la même espèce du vagin d'une femme atteinte depuis dix-huit mois d'un ulcère au col de l'utérus.

En 4 826, à l'Hêtel-Dieu de Montpellier, un interne enleva devant moi une trentaine de larves de Mouches du milieu d'un cancer qui avait rongé le bas-ventre d'un pauvre moribond.

(1) Voyez Airel, Osiander, Phelsum, Joerdeos. — Ob dit que la larve de la Mouche météorique {Muaca meteoriea Fabr.) <e iéveloppe quelquefois dans l'estontac de r homme.

(2) M. Legrand du Saulle a communiqué tout récemment, à l'Institut, un fait analogue. Cest une jeune fille âgée de neuf ans, dont les sinus frontaux renfermaient des larves qui avaient déterminé une céphalalgie frontale très opiniflire, accompagnée de convulsions.

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