‹ Eléments de zoologie médicaleChapitre 69 sur 144 · INSECTES INTHODUITS ACCIDENT. DANS LES CAVITES NATURELLES · texte numérisé non relu

INSECTES INTHODUITS ACCIDENT. DANS LES CAVITES NATURELLES

presque jamais de grands désordres, surtout lorsque les animaux (ou leurs larves) sont petits et peu nombreux. Quelquefois, ils sont digérés en tout ou en partie; d'autres fois ils agissent simplement comme corps étrangers (jui embarrassent l'estomac ou Tintestin. Cependant, les Cantharkles, les My labres ou les Méloés avalés imprudemment ou donnés par une main coupable peuvent déterminer une sorte d'empoisonnement, même la mort.

Les insectes adultes j'ejetés par le vomissement ou rendus par les selles ne paraissent pas généralement avoir séjourné longtemps dans le corps. Rien ne prouve qu'ils y aient subi leur métamorphose. Probablement ils avaient été avalés après leur transformation.

L'introduction de ces animaux dans les autres cavités naturelles est ordinairement plus ou moins grave.

M. Scoutetten rapporte qu'une fermière des environs de Metz ressentait dans les narines un fourmillement très incommode, accompagné d'une sécrétion abondante de mucus. De fréquents maux de tête vinrent s'ajouter à ces symptômes ; les douleurs, supportables dans les premiers moments, prirent bientôt de l'intensité et se renouvelèrent, pour ainsi dire, par accès. Les mucosités, mêlées de sang, exhalèrent une odeur fétide. Survinrent un larmoiement involontaire, des nausées et des vomissements. Quelquefois les douleurs étaient tellement fortes, que la malade croyait être frappée d'un coup de marteau ou bien qu'on lui perforait le crâne. Alors les traits de la face se décomposaient, les mâchoires se contractaient, les artères temporales battaient avec force. Lés sens de l'ouïe et de la vue étaient dans un tel état d'excitation, que le moindre bruit et la plus faible lumière devenaient insupportables. D'autres fois la malade éprouvait un véritable délire, se pressait la tôte avec les mains et ne savait où trouver un refuge . Ces crises se renouvelaient cinq ou six fois dans la journée et autant dans la nuH. Une d'elles dura quinze jours presque sans interruption. Après une année de souffrances, la maladie fut subitement terminée par Texpulsion d'une Scolopendre électrique vivante, longue de 60 millimètres (i).

M. Hope ne cite qu'un seul cas de mort produit par la présence, dans les fosses nasales, d'un Ténébrion delà farine.

(1) Un exemple analogue est consigné dans VHistoire de V Académie deè sciences t année 1708. Paris, 1100, p. 42.

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