LEUR IMPORTANCE
nature histologique différente. Sa couche superficielle, celle de la peau connue celle des muqueuses, est de nature épidermoïde; c’est pour ainsi dire une couche isolante, et elle n’est pas sensible, les nerfs n’arrivant pas jusqu’à elle. On la retrouve aussi dans les séreuses.
Au-dessous de la couche épidermoïde se voit celle due au tissu connectif (chorion ou cuir à la peau, chorion muqueux aux muqueuses), et au-dessous encore une couche musculaire tantôt lisse, tantôt striée, chargée d’accomplir les mouvements de la membrane. La couclfe musculaire de la peau reçoit le nom de peauder. Chez l’homme, elle est plus développée à la région occipito-frontale qu’ailleurs; dans le cheval elle est surtout évidente à la peau du ventre, et elle en exécute
Fig. 22. Structure de la peau (*). Fig. 23. — Coupe de la muqueuse
de l’estomac du Cochon (**).
les contractions. La couche musculaire du tube digestif n’est pas moins facile à reconnaître; ce sont ses contractions qui déterminent les mouvements vermiculaires constamment exécutés par l’estomac et par les intestins ; ces mouvements sont appelés péristaltique et antipéristaltique.
La médecine attache à l’étude anatomique des membranes une trèsgrande importance, à cause de la sympathie qui existe entre leurs fonctions, quelle que soit d’ailleurs leur position ou leur rôle. On sait rn effet que, suivant les conditions atmosphériques, telle membrane est plus facilement affectée que telle autre, et que leurs maladies
c, derme ; peaucier; —
( ) a, épithélium superficiel ou corné; - h, partie profonde de l’épiderme - -
-c, vacuoles de sa partie interne; - rf, couche musculaire formant le peaucier
’ ; “ * a"!'es sudürf,rCS; ~ f’ follicule P“oux et glandâtes sébacées.
• ] "’Z hCl,l,,n 8,Uperftc,eI ; - b> 8>a"<les en tubes revêtues de leur épithélium ; - c, cl.o-
. , c ’ 'ai*8Caux parcourant son tissu; — r Z, couches de fibres musculaires
f . ’ Sa s.’ , f> C0IIC ,cs 'le libres musculaires longitudinales;*-/', tunique séreuse
fournie par le péritoine. ’ " 1
ORGANES DIVERS
respectives sont souvent en rapport avec les saisons. Qui ignore que l’inflammation des voies respiratoires est plus fréquente en hiver, surtout par le froid humide, et qu’en été, au conlraire, on est plus exposé aux maladies des voies digestives ou à celles des membranes du cerveau? On sait aussi que dans ces différents cas un des procédés curatifs auxquels les médecins ont recours consiste à dégager une membrane engorgée, si celle membrane enveloppe un organe délicat (le cerveau ou les poumons, par exemple), en exagérant momentanément la fonction d’une autre et le flux sécréteur dont elle est le siège; c’est là ce qui explique pourquoi l’on purge souventpour guérir d’une irritation de poitrine ou d’un simple rhume, afin de déplacer le flux sanguin dont les membranes respiratoires sont atteintes et de le porter sur d’autres points.
Principaux organes des animaux. — Les fonctions que les membranes remplissent dans l’économie sont très-diverses, 'et les différents organes qu’elles forment, comme l’estomac, les intestins, les bronches, les méninges ou membranes du cerveau et de la moelle épinière, le péritoine, etc., présentent des complications d’autant plus grandes dans leur structure qu’on a affaire à des animaux plus rapprochés de l’homme.
Mais ce ne sont pas là, il s'en faut de beaucoup, les seuls organes de l’économie. A la surface des membranes se développent des parties de plusieurs sortes, constituant des instruments spéciaux affectés les uns aux sécrétions, c’est-à-dire au dégagement de certains principes, tantôt odorants, tantôt digestifs, etc., qu’ils retirent du sang, les autres à des fonctions différentes de celles-là.
Les organes sécréteurs sont des espèces de petits sacs ouverts et. d’autres fois, des amas de sacs sous forme de grappes aboutissant a des conduits communs, et ils versent leur produit au dehors par un canal particulier. Ils constituent un ordre distinct de parties anatomiques auxquelles on a donné le nom général de cryptes ou acnu, et qui sont connues sous les dénominations de glandes, glandules, follicules sébacés, follicules muqueux, etc. Il y en a à la surface externe du corps, aussi bien que sur les muqueuses digestive, respiratoire, etc. Leurs sécrétions jouent un rôle actif dans les phénomènes dont 1 organisme est le siège.
Il existe une grande diversité dans la structure des glandes, et leur complication présente de son côté des degrés bien différents. Le foie des animaux supérieurs est la plus grosse et la plus compliquée de toutes les glandes, mais le tube digestif dans lequel il verse son produit en possède en môme temps un grand nombre d autres; les unes encore assez considérables comme les salivaires et le pancréas, les autres réduites à de simples cryptes séparés les uns des autres, ou àde petites grappes formées de quelques follicules seulement. Il existe d'autres glandes jmcore qui sont le plus souvent réduites à létal de glandules; on en trouve dans l’appareil respiratoire, dans la peau, etc..
ORGANES DIVERS
et les fonctions de reproduction s’exercent elles-mêmes par des organes de cette nature. L’urination a pour siège principal les reins
Fig. 24. — Anatomie du Lupin (*).
qui sont également des glandes. Les plus compliqués des organes sécréteurs deviennent de véritables appareils auxquels on peut recon-
( ) A == cerveau montrant : a, les lobés olfactifs; — b, les hémisphères J — c, les tubercules jumeaux ; — d, le cervelet, suivi de la moelle. — R — principaux organes nutritifs; — a, bouche; b, glandes sublinguales; — b', glandes sous-maxillaires; — il", glandes parotides, c, œsophage ; r/, estomac; — e, foie; — f, intestin grêle; — y, cæcum; —
0> p°lntc ,lM cæcum ; — Il II', gros intestin; — i,anus; — /.-, larynx; — /. trachée-artère: »), carotide primitive du coté gauche; — n, cœur; — o, crosse de l’aorte; — ]>, poumons; (7, appendice xiphoidc du sternum et diaphragme; — r, rate ; — s, rein gauche : — I, uretère; — t>, vessie; — «, urèthre.