‹ Éléments de zoologieChapitre 11 sur 184 · II G AN ES DIVERS · texte numérisé non relu

II G AN ES DIVERS

naître, indépendamment de l’amas plus ou moins considérable des follicules, cryptes tubiformes, glomérules ou glandules en grappes qui en constituent la partie fondamentale, des canaux collecteurs se réunissant les uns aux autres pour aboutir à une poche spéciale de dépôt, véritable réservoir du produit sécrété; c’est ce dont la vésicule biliaire et la vessie constituent des exemples. Le liquide accumulé dans ces poches est ensuite porté au dehors du corps (urine) ou versé dans le tube digestif (bile) par un nouveau canal dit excréteur. Un lassis de vaisseaux capillaires entoure les éléments constitutifs des glandes ou leurs parties crypteuses, et il leur fournit par endosmose les matériaux de leur sécrétion ; en outre il se produit, dans les cryptes sécréteurs, des cellules qui les revêtent comme d’une sorte d’épithélium, et ces cellules en se rompant mêlent leur contenu au liquide sécrété, ce qui donne souvent à ce dernier le caractère spécial qui le distingue.

C’est aussi à la surface des membranes que se développent des organes d’un autre ordre, les uns protecteurs, les autres sensoriaux, que de Blainville a désignés sous le nom de phanères, signifiant apparents, parce que leur produit, au lieu de s’écouler au dehors ou de disparaître rapidement comme le fait le fluide sécrété par les cryptes ou glandes, acquiert de la consistance et devient lui-même partie intégrante de l’économie. La série de ces organes, qu’on appelle aussi du nom commun de bulbes , est plus variée encore que celle des cryptes ou organes sécréteurs : elle comprend le bulbe oculaire ou globe de l’œil, le bulbe auditif ou oreille interne, les bulbes dentaires, qui deviennent les dents, les plumes, les poils et différents autres organes, tels que les écailles des poissons, la coquille des mollusques, etc.

On le voit, le corps de l’homme ou celui des animaux supérieurs est constitué par des organes bien différents entre eux, et qui, en général, sont sous la dépendance des grandes membranes dont nous avons parlé en commençant cette énumération. Parmi ces organes, les uns sont des cryptes ou moyens de sécrétion, des autres les phanères ou moyens de sensation, de protection et de défense.

On peut distinguer encore d’autres sortes d’organes.

Les os, dont l’ensemble forme le squelette, constituent en effet une autre sorte de parties, et il faut ajouter à celte liste les muscles . lorsqu’ils se séparent de la couche contractile des membranes cutanée ou intestinale; c’est par les muscles que les os sont mis en mouvement.

Les vaisseaux, portant dans fous les points de l’économie les matériaux nécessaires à l’accroissement ou à l’entretien du corps, et des agents d’ordre nerveux constituant le cerveau ainsi que les nerfs, qui sont spéciaux, sensibles ou moteurs, enfin les ganglions nerveux des diverses sortes méritent comme organes encore différents des précédents une mention particulière à cause de l'importance des fonctions qui leur sont confiées.

C'est de l’agencement harmonique de ces parties, toutes élémen-

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lairement composées de cellules, et de leur action commune, mais subordonnée conformément à l’importance de leur rôle respectif, que

résultent les manifestations vitales, et l’activité en est plus ou moins grande suivant la complication de l’édifice anatomique qu’elles cons-

( M = 1 animal vu de coté. On a enleve la plus grande partie de la peau pour .montrer les viscères de la nutrition et mettre à nu la presque totalité des muscles de la région thoraco-abdominale, ainsi que ceux de la queue. — R == l’animal est vu en dessous et ouvert; br, branchies-; — c, cœur; f, foie; — vn et v ri, vessie natatoire; — ci, canal intestinal , o, ovaire droit ; u, point de réunion des uretères droit et gauche dont on voit le prolongement allant aux deux reins : la substance de ces derniers a été enlevée; — a, orifice anal auquel aboutit l’intestin rectum ; — o', l’orifice génital en communication ave,> les ovaires ; u, l’orifice urinaire ou terminaison de l’uretère.

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lituent par leur réunion dans chaque espèce zoologique. Au contraire, la complication diminue à mesure que l’on descend la série des animaux, et telles espèces très-inférieures ne sont plus formées que d'une seule sorte de cellule ou môme plus simplement encore de sarcode ou protoplasma, substance homogène qui devient le siège unique de leurs différentes fonctions. Au contraire chez les êtres supérieurs la différenciation des organes amène une supériorité de plus en plus grande des fonctions, et l’ensemble des parties acquiert un tel degré de complication, qu’il semble d’abord impossible de se faire une idée

Fig. 26. — Anatomie de YAgathine de Maurice [famille des Limaçons (*)].

des éléments anatomiques par l’association desquels le corps est constitué.

‘Parenchymes. — Les organes résultent, comme les membranes, de la combinaison des différents tissus, et souvent il est aisé d’y reconnaître des assemblages de parties également hétérogènes, qui peuvent être, à leur tour, des membranes de différentes sortes, disposées de (*)

(*) to, tentacules oculaires; — oc, œsophage; — sn, cerveau ou système nerveux sus-œsophagien ; — j, jabot ; — e, estomac ; — t, tortillon formé par le foie; — f, emplacement occupé par le foie dont on n’a laissé que les canaux biliaires et la partie terminale; — i, intestin; — a, anus; — r, rein; — p, poumon; — vp, vaisseaux pulmonaires; — c, les deux cavités du cœur. — Les mollusques de cette famille ont presque tous les deux sexes réunis sur le mémo individu. Les signes (mâle) et (femelle), ainsi que les lettres !7> 9 > !) "> ü '"> indiquent les différentes parties de l’appareil reproducteur.

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