‹ Éléments de zoologieChapitre 100 sur 184 · II OM ME · texte numérisé non relu

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parties de ce ruminant comme le font encore les tribus de race hyper-

b Aussui-on pensé que les peuplades qui s’étendaient dans l'Europe cenS pendant que le renne l’habitait également étaient du même rameau que celles qui vivent maintenant sous le cercle arctique c est-

x dire du rameau hyperboréen. On est également porte a admettre c, u 'avec elles existaient des hommes appartenant au rameau scythique ou touranien, particulièrement des Esthonxens ou Finnois. Ce qui est plus certain, /est que les temps durant lesquels ces premieis c tants de l’Europe ont occupé nos pays ont coïncide a\ec un 1

Fig. 253. — Crâne ancien trouvé à Boreby (Danemark).

dissement notable survenu dans la température, refroidissement qui a eu pour conséquence l’extension des glaciers et fait paitie de l’époque glaciaire des géologues.

Beaucoup d’animaux qui, depuis, ont également été refoules vers le Nord, s’étendaient alors jusque chez nous, et les débris qu’ils y ont laissés durant leur séjour sont une preuve nouvelle de la rigueur du climat européen à cette même époque ; en même temps ils nous fournissent un exemple curieux des migrations que certaines espèces ont autrefois exécutées. On cite parmi eux le bœuf musqué, le saïga qui appartient à la tribu des antilopes, le glouton, l'isatis, etc.

Cette époque glaciaire avait fait suite à celle qu’on a nommée diluvienne, et pendant laquelle, au contraire, la température paraît avoir été plus douce.

MAMMIFÈRES

oxfsHii' r® n#r ' ilVOnS dit,’ beaucoup d’auteurs pensent que l'homme

vienJ cW?H- r°P.sP-e la,ormalion ^premiers dépôt» diluxiens, eest-d-dire antérieurement à l’époque glaciaire don 1 il vient

dans Zé lT; Mt C1'e t1’ api>Ui de lou'' °Pinion 'a découverte ,

certains terrains regardes comme tels, d'instruments en pierre

Fig. 254-.— Felis spelœa (Lion des cavernes) (*).

particulièrement de haches en silex taillé, retirées des graviers de plusieurs localités. b 0

Ils ont aussi allégué en preuve certaines mâchoires de carnivores

Fig. 255. — Ursus spelœus (**).

appartenant à diverses espèces, telles que des hyènes, des grands felis (hg; 254 des cmrs gigantesques (fig. 255), etc., que l’homme parait avoir taillées de sa main et que l’on retire du limon de différentes cavernes, lis en ont conclu que c’étaient les trophées de chasse des premiers habitants de l’Europe. Il semblé d’ailleurs certain que l exînction de ces grandes espèces n’était pas encore accomplie lorsque a période glaciaire a commencé, et l'éléphant paraît être aussi dans

Parmi les naturalistes qui oui soutenu que la présence de l'homme

(*) Mâchoire inférieure brisée par l'homme. (**) Mâchoire inférieure biisée par l'homme.

HOMME

,1ms nos contrées remonte à une antiquité aussi reculée, il faut citer Schmerling, médecin belge, qui avait fouillé avec un soin oui parliculièr îes cavernes des environs de Liège, et trouve dans les depot qui s’y sont accumulés un grand nombre d anciens silex evidemmei

travaillés de main humaine. . ,, , ... ûri An

Antérieurement, des remarques analogues avaient etc fai "

gleterre, et, déjà en 1774, on avait signalé lies fossiles humains dans

CBE

Fig. 256. — Caverne à ossements de Gaylenreuth, en Franconie

la caverne restée célèbre de Gaylenreuth, en Franconie (flg. 25G), qui renferme aussi des ossements de plusieurs espèces dispaïues.

Les silex taillés par la main de l’homme se rencontrent dans un grand nombre de localités, soit en Europe, soit sur d autres continents, et par endroits le nombre en est des plus considérables. En Angleterre, on en avait recueilli dès la fin du dernier siècle, soit à lloxne, en Suffolk, soit dans Londres même, et une hache de cette substance, fort semblable à celles qu’on a trouvées depuis lors dans les environs d’Abbeville et d’Amiens (fig. 257 et 258 A), est conservée au musée de Londres corpme ayant été retirée des sables diluviens de cette villlc avec des os d’éléphant. Le sol de la France en fournit en abondance.

L’étude de ces instruments employés par les anciens habitants de

MAMMIFÈRES

1 Europe a conduit à des résultats scientifiques fort curieux. On est < nve a se rendre compte des usages auxquels ils ont servi, et même ans cei tains cas, a en tirer des indications chronologiques d’une grande importance. C’est ainsi qu’il a été possible d’ajouter aux connaissances de 1 histoire proprement dite celle des temps préhistoriques dont 1 homme n avait pas gardé le souvenir

Recherches des naturalistes. — J. de Ghristol et Émilien Dumas, dans un travail publié en 1829, ainsi que Boucher de Perthes, qui a le le premier fait connaître les haches de silex taillées des environs d Abbeville, Lartet, à qui l’on doit la description des fossiles trouvés dans la sépulture d’Aurignac (Haute-Garonne), sont au nombre des premiers auteurs qui ont apporté des faits nouveaux à l’appui de l’opinion que 1 homme a habité l’Europe centrale dès l’époque appelée par les géologues époque diluvienne. Il faut également citer Marcel de Serres comme ayant concouru à cette démonstration.

L interprétation donnée par ces savants ayant eu des contradicteurs, de nouvelles preuves pouvaient seules trancher la question. Il

-*) ^cllc forme cst ccHo qu'on rencontre dans les dépôts diluviens dont il est ici question.

Il 0 M M li.

est reconnu, en effet, que certains mélanges postérieurs a. 1 époque

Fig. 258. — Instruments en silex taillé (*).

diluvienne ont pu avoir lieu dans les cavernes, et que plusieurs des débris antéhistoriques qui ont été attribués à cette époque elle-même

sont plutôt de l’époque du renne, ou même moins anciens encorecertains gisements riches en débris de l’homme ou de son industrie

p a, hache de môme forme que celle de la figure 257, recueillie à Moulin-Quignon près d’Abbeville; moitié de la grandeur naturelle; — b, forme dite en couteau - de h grotte de Laroque, près de (langes (Hérault); - c, autre forme en couteau; d’un dolmen celtique du bois de Puéchabon (Hérault); - d, pointe de flèche, de forme triangulaire • des hab.tatmns lacustres de l’Italie ; - e, autre pointe de flèche, en forme do feuille de laurier; meme gisement.

(**) Deviné par les hommes de l’époque dite du renne, sur une plaque d’ivoire trouvée dans le Périgord (grotte de la Madeleine).

MAM Mil’ Eli ES.

auxquels on a d’abord al Lribué une origine géologique, sont de simples amas dus à l’homme lui-méme qui les a accumulés à peu de distance des lieux qu’il habitait comme nous le voyons le faire encore de nos jours. Le remplissage de certaines cavernes, les dépôts entassés sous les abris, dans le Périgord, les kjôkkenmôcldings ou débris de cuisine du Danemark, n’ont pas d’autre origine.

Toutefois il est un fait certain, c’est que l’on a trouvé le grand ours

{Ursus spelœus) et l'hyène fossile mêlés dans certaines grottes à des débris de l’homme ou de son industrie, ce qui prouve que ces deux grandes espèces de carnivores ont survécu à l’époque diluvienne proprement dite. Un dessin sur ivoire de YFlephas primigenius a même été recueilli dans une des grottes du Périgord, mêlé à des ossements de renne brisés de main humaine, et il devient dès lors impossible de

ne pas y voir une preuve de l’existence pendant les derniers temps de l’époque glaciaire, concurremment avec l'homme lui-même, de l'éléphant dont il vient d’être question. On sait d’ailleurs que cet éléphant avait le corps couvert de longs poils, et qu il pouvait résister a des froids rigoureux. Le rhinocéros tichorhine était dans le même cas.

Si, comme il est difficile de ne pas l’admettre, l’opinion que nous exposons ici est fondée, la science aurait déjà retrouvé trois époques antéhistoriques pendant lesquelles 1 homme a habité l Europe, et ces trois époques présenteraient toutes trois ce caractère remarquable, que les principaux instruments dont notre espèce se servait alors étaient faits de pierre et d’os, le fer ni le bronze n étant encore en usage dans ces temps primitifs. (*)

(*) Trouvée à Moulin-Quignon, près d’Abbeville, par M. Doucher de Pcrthes.

La plus reculée de ces époques, dont la caverne de Poudres et ■d'autres cavités souterraines au nombre desquelles Lartet croyait ■devoir comprendre la sépulture d’Aurignac, citée plus haut, opinion

Fig. 261. — Figure de Renne (*).

•qui parait contestable, sont les premiers exemples connus, serait contemporaine du diluvium des géologues (1). Elle nous fournirait la preuve la plus ancienne de la coexistence en Europe de l’homme et de

la plupart des grandes espèces qui ont été anéanties ultérieurement par l’extension des glaciers ou l’intervention de l’homme lui-même.

Les haches de pierre trouvées à Abbeville et à Saint-Acheul, près d’Amiens et celles retirées des sables de beaucoup d’autres lo-

(*) Sculptée sur un fragment de bois du même animal.

fl) Quelques savants font remonter l’existence de l’homme quaternaire en Europe à une ■epoque plus reculée encore ; ils invoquent à l’appui de cette manière de voir les ossements •d animaux supposés rayés de main humaine, et les silex également regardés comme taillés dans des conditions analogues que l’on trouve dans le diluvium ancien de Saint-Prest lo-

tïn H rVirOnSd0 Charlr°3- C’CSl t0Ulcfüi3 un gisement qui semble rentrer aussi

uans la sene quaternaire.

(*V Trouvées aux Eyzics (Dordogne). Celle de droite est implantée dans un os d’animal.

M A )1 MIFÈIUiS.

calilés françaises ou étrangères sont regardées comme ayant la même antiquité; il en est de même des pierres taillées si communes dans certains graviers du diluvium parisien.

Cependant plusieurs motifs tendent à faire douter que la mâchoire humaine (fig. 260) déterrée à Moulin-Quignon, près d’Abbeville, dont il a été si souvent question, soit aussi ancienne qu’on l'avait cru d’abord; elle n’a pas les caractèrès de fossilisation particuliers aux ossements enfouis dans le diluvium.

La seconde époque antéhistorique répondrait à l’extension, dans nos contrées, du renne et de différents autres animaux maintenant refoulés dans les régions polaires. Les grottes de Bize et de Sallèles (Aude), ainsi que celles des Eyzies (Dordogne) sont les mieux explorées parmi celles qui ont reçu les dépôts au milieu desquels les objets travaillés pendant ce second âge nous ont été conservés. Les grottes du Périgord sont surtout riches en antiquités de ce genre, et les instruments qu’on y trouve indiquent une culture intellectuelle déjà évidente.

Des sculptures sur des os de renne, des gravures également sur os, sur ivoire ou sur pierre, représentant diverses espèces animales, faites avec un certain art et une sûreté de trait qui est vraiment remarquable ; des instruments très-variés et jusqu’à des aiguilles d’os, sont au nombre des objets qu’on y recueille. Mais ces dépôts sont-ils la preuve de l’ancienneté géologique que beaucoup d’auteurs ont attribuée à notre espèce? Évidemment non, puisque les couches à ossesements de renne travaillés sont postérieures au diluvium. La possibilité que les hommes dont ces gisements nous démontrent l'existence aient en partie appartenu au rameau touranien, particulièrement aux peuples finnois, est à cet égard une nouvelle source de doutes. Des découvertes faites récemment aux Eyzies, d’ans d’autres gisements des bords de la Vésère et en beaucoup d’autres lieux, sont favorables à cette interprétation.

Une troisième époque préhistorique, aussi caractérisée par 1 usage d’objets de pierre, mais certainement postérieure à 1 extinction des grandes espèces de carnivores et de pachydermes, est celle pendant laquelle ont eu lieu des dépôts, également riches en instruments divers, que l’on observe dans les lacs de la Franche-Comté, de la Suisse et de l’Italie, ainsi que dans certaines cavernes des départements de l’Ardèche, de l’Ariége, de l’Hérault, etc. Le nom d’époque des palafittes ou des habitations lacustres lui a été donne, parce qu’alors les hommes vivaient le plus souvent sur des lacs et qu ils construisaient leurs demeures sur pilotis. A cette epoque ils employaient aussi très-fréquemment, des instruments en pierre, mais ils donnaient à leurs haches un poli analogue à celui qui caractérisé celles des naturels de l’Australie et de la Polynésie. La Nouvelle-Zélande en fournit de curieux spécimens.

Les dépôts de ce troisième âge préhistorique sont donc encore

il 0 M M E.

caractérisés par la présence d'instruments de pierre ; mais ces instruments ne sont pas aussi primitifs que ceux (les deux époques précédentes. On y remarque bien des haches et des couteaux de pierre taillée, mais ils renferment aussi des haches de pierre polie, semblables à celles dont les Celtes se servirent ensuite et que 1 on retrouve sous les dolmens et dans les tumulus, ou qu’emploient encore, les peuplades sauvages de l’Océanie. Les pointes de tlèches (fig. 268, D et E) y ont une plus grande perfection. Cette troisième période est la transition des âges réellement préhistoriques à ceux dont l’homme u conservé le souvenir et que l’histoire nous décrit. Elle se confond en partie avec les temps où le bronze a commencé a être utilisé dans nos régions.

Le climat de l’Europe ainsi que sa population animale étaient dès lors devenus plus semblables à ce qu’ils sont restés de nos jours ; mais d’immenses forêts couvraient la plus grande partie du sol et, par endroits, s'étendaient des lacs ou de grands marécages. Suivant les différents lieux, l’homme établissait ses habitations au-dessus des eaux, dans les cavernes ou à l’ombre des forêts.

Les palafittes, ou habitations sur pilotis, offraient à ces anciennes peuplades un abri naturel contre leurs ennemis et en même temps un refuge contre les animaux sauvages, tels que les bœufs, les cerfs, les loups, les ours de l’espèce ordinaire, et quelques autres quadrupèdes moins redoutables, sans/ doute, que ne l’avaient été les grands carnivores diluviens, mais très-capables pourtant d’inquiéter les populations ou de nuire à leurs troupeaux. Certains de ces animaux et d’autres plus paisibles sont maintenant fort rares; quelques-uns ont même été entièrement, anéantis.

Parmi les espèces alors plus répandues qu'elles ne le sont de nos jours, il faut citer le castor, le sanglier, le cerf, l’élan, etc., qui pullulaient en un grand nombre de localités d’où les progrès de la civilisation et ceux de l’agriculture les ont successivement chassés. 11 y avait aussi de grands bœufs, et parmi eux le bœuf primitif ( Bos primigenius ), grande race sauvage qui a depuis longtemps disparu.

Quelques auteurs ont pensé que ce grand bœuf a aussi vécu durant l’époque historique et qu’il est le même que l’urus signalé dans les Commentaires de Jules César. Mais quoique cette manière de voir paraisse très-vraisemblable, il est bon de remarquer que le nom d’urus parait plutôt se rapporter à l’aurochs ou bonase, dont l’espèce n’est plus représentée que par quelques individus confinés dans les forêts de la Lithuanie et. du gouvernement de Grodno, en Russie, ainsi qîle dans la région du Caucase. C’est un animal très-peu différent du bison de l’Amérique septentrionale.

Le Boscervi figura , dont parle le conquérant des Gaules, paraît bien être le renne; mais c’est sans doute du renne des régions hyperboréennes que César aura eu connaissance, plutôt que d’animaux de la même espèce vivant dans nos pays, car tout porte à admettre que de

MAM H ITÈRES.

son temps ce ruminant, que nous avons dit avoir été si commun dans. l’Europe centrale pendant .l’époque glaciaire, avait alors disparu de nosrépons. On n’en trouve déjà plus de débris dans les dépôts de l’âge des palatines ou habitations lacustres.

A l’époque de ces palafittes, l’homme était maître du cheval, comme il paraît l'avoir également été durant l’âge glaciaire. 11 possédait en oulie le boeuf, la chevre, le mouton, le porc et le chien, sansdoute amenés des plateaux asiatiques par les peuples de race ariane.

Ainsi que nous 1 avons déjà fait remarquer, les diverses tri bushumaines alors établies en Europe ne vivaient pas seulement sur leslacs; les grandes forêts leur servaient aussi d’habitation, et l’on retrouve également des ossements humains remontant à cette époque, ainsi que les débris d’une civilisation naissante, dans certaines cavernes. Celle du Pont il, près de Saint-Pons (Hérault), que j’ai fait fouiller, celles de la vallée deTarascon(Ariége), explorées par M. Garrigou, et beaucoup d autres que les naturalistes ont récemment explorées, ont été remplies à cette époque: elles ont déjà conduit à des découvertes intéressantes qui ne laissent aucun doute sur la similitude des objets qu’on y trouve enfouis avec ceux qui ont étérecueillis dans les habitations lacustres de la Suisse, des Alpes françaises, de l’Italie et de plusieurs autres contrées européennes.

C’est avec cette époque que coïncide l’extension en Occident do ces peuples originaires de l’Asie centrale, qu’on a désignés par lenom d’Aryas et qui sont les premiers fondateurs de la civilisation européenne. Les débris préhistoriques dont nous venons de parler sont en effet les plus anciens témoignages que ces peuples aient laissés de leur présence sur notre continent. Il est facile de les distinguer par les caractères signalés plus haut de ceux qui ont appartenu à des peuples de race scythique ou hyperboréenne.

Grâce à des débris de squelettes et à quelques crânes trouvés dans-

les anciennes stations humaines, on a pu étudier les caractères anatomiques de tous ces anciens habitants de notre territoire.

Dans certaines localités, les crânes ont paru moins développésque ceux des Européens actuels; on cite comme étant particulièrement dans ce cas ceux qu’on a recueillis à Boreby, en Danemark, (tig. 253), dans un tumulus qui renfermait aussi des instruments en silex, et d’autres trouvés en Belgique ou ailleurs. Mais si inférieurs qu’ils paraissent à ceux des hommes blancs des rameaux aryâ et yraméen, ils ne sont pas plus dégradés que ceux de certaines peuplades actuelles, africaines, asiatiques ou australiennes, et il faut se rappeler ce que nous avons dit plus haut eu parlant de l’âge du renne, que les Touraniens, auxquels appartiennent les Kalmouks. et tles peuples de race hyperboréenne, avaient précédé les Aryas en Europe. Une conformation plus bizarre encore est celle des crânes trouvés à Neanderlhal, près Dusseldorf, et à Eguisheim, près Colmar. Des squelettes humains remontant à une époque également ancienne

SINGES

ont été déterrés & Gro-Magnon, près les Eyzies (Dordogne) ; leur enfouissement a été considéré comme remontant a 1 époque ou le renne vivait dans l’Europe centrale. Il en est de même de ceux de Solutre, à peu de distance de Mâcon. Les squelettes trouves dans les Grottesrousses, près de Menton, ne paraissent pas aussi anciens, quoiqu on

les ait également signalés comme étant réellement fossiles.

D’autres observations fort curieuses ont été faites au sujet des hommes qui ont habité l’Europe à ces époques reculees, et des decouvertes analogues ont eu lieu dans d’autres parties du monde.

Il résulte de ces recherches que la supposition émise avec tant de bruit par .quelques auteurs, que les premiers hommes auraient eu de la ressemblance avec les singes par la petitesse de leur crâne et qu ils

en seraient une transformation due au temps, ne repose sur aucune donnée sérieuse; elle ne souffre pas la discussion, et plusieurs de ses principaux défenseurs ont même commencé à l’abandonner.

Il y aurait un grand intérêt pour 1 histoire, aussi bien que poui l'ethnographie, à pouvoir établir la chronologie comparative des premiers âges des sociétés européennes avec ceux des autres grands centres de l’antiquité, tels que l’Égypte, l’Assyrie, l’Inde ou la Chine, et à soumettre à une étude analogue les origines de ces derniers; il ne serait pas moins curieux de savoir à quelle date remonte 1 ani\éc des premières peuplades humaines en Amérique ou en Austialie . mais la science est encore bien éloignée d avoir réuni de semblables documents; et comme l’histoire n’a pas conservé, en ce qui concerne l’Europe, des souvenirs remontant au delà de deux mille ans environ avant l’ère actuelle, on comprend les difficultés d’une semblable comparaison et la réserve qu’imposent les graves questions qui s j rattachent.

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