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brahlih'Ipi’ 'H SC1‘aienL dos animaux extrêmement redoutables, à la i ifa Kl et a la force prodigieuse desquels rien ne résisterait.
killon a observe un chimpanzé en vie; mais les détails qu’il a
fude etHS°fn Ggard T Semble,nt PUS étpe lous d«nc complète exactiu le et la figure qu il en a publiée laisse particulièrement à désirer.
111 appelle orang-outan, parce qu’il le confond avec l’espèce de ce 110m et meme avec le gorille.
« L’orang-outan que j'ai vu marchait, dit-il, toujours debout, sur ses leux pieds même en portant des choses assez, lourdes. Son air elail assez triste, sa démarché grave, ses mouvements mesurés, son natuiel doux et très-different de celui des autres singes; il n’avait ni impatience du magot, ni la méchanceté du babouin, ni l’extravagance < es guenons. Il avait, dira-t-on, été instruit et bien appris; mais les au res que je viens de lui comparer avaient eu de même leur éducation. Le signe et la parole suffisaient pour faire agir notre orang-outan; il iallait le bâton pour le babouin et le fouet pour les autres, qui n obéissent guere qu a force de coups. J’ai vu cet animal présenter sa main pour reconduire les gens qui venaient le visiter, se promener gravement avec eux et comme de compagnie. Je l’ai vu s’asseoir à table, déployer sa serviette, s’en essuyer les lèvres; se servir de la cuiller et de la fourchette pour porter à sa bouche; verser lui-même sa boisson dans un verre, le choquer lorsqu’il y était invité; aller prendre une tasse et une soucoupe, l’apporter sur la table, y mettre du sucre, y verser du thé, le laisser refroidir pour le boire, et tout cela sans autre instigation que les signes ou la parole de son maître et souvent de lui-même, line faisait de mal à personne, s’approchait nieine avec circonspection, et se présentait comme pour demander des caresses... Il ne vécut à Paris qu’un été et mourut l’hiver suivant a Londres. Il mangeait presque de tout; seulement il préférait les hauts murs et secs a lous les aliments; il buvait du vin, mais en petite •quantité, et le laissait volontiers pour du lait, du thé et d’autres’ liqueurs douces. »
Antérieurement, 1 anatomiste anglais Tyson avait aussi étudié un .jeune chimpanzé, dont il a laissé une description publiée en 1609. La même espèce a été revue de nos jours, et la figure ci-dessus est celle de 1 un des exemplaires qui ont vécu à Paris.
IJroderip a parlé, il y a un certain nombre d’années, d’un des chimpanzés qu’on a conduits à Londres.
« Des qu’il fut un peu familier avec moi, je lui montrai un jour, en jouant, dit ce naturaliste, un miroir, et je le mis tout à coup sous ses yeux. Aussitôt d fixa son attention sur ce nouvel objet et passa subitement de la plus grande activité à une immobilité complète. 11 examinait le miroir avec curiosité et paraissait frappé d étonnement. * Ensuite il me regarda; puis il porta de nouveau ses yeux sur le miroir, passa par derrière, revint .par devant, et, pendant qu'il regardait toujours son image, il cherchait, à l’aide de ses mains, à s’assurer
s i n n iis.
„’v avait rien derrière le miroir; enfin il appliqua ses lèvres sur la surface de celui-ci. Un sauvage, d'après les réels des voyageurs, no tait pas autrement dans la même circonstance. »
Le glille (ttg. 27° et 211) appartient aux memes régions que le
Fig. 270. — Gorille et son petit.
chimpanzé, particulièrement aux forets du Gabon, lia des dimensions supérieures à celles de l’homme et il est beaucoup plus fort que lui.
Ce singe, distingué du chimpanzé par les premiers voyageurs qui ont visité la côte occidentale d’Afrique, a élé longtemps confondu avec lui par les naturalistes plus récents. 11 en diftère cependant par des caractères importants, les uns extérieurs, les autres profonds, que fournissent le cerveau, les dents, le squelette et diverses autres parties.
MAMMIFÈRES
Avec luge, il devient d’une force prodigieuse, et ses épaules acquitte n une glande largeur. 11 a les oreilles moins grandes que le chimpanzé ; son museau est plus saillant, et il a aussi les arcades sourcilières plus prononcées. Par sa couleur, il ressemble, au con- 1 raire, au chimpanzé; mais ses mœurs sont bien différentes et il est beaucoup plus redoutable. Des observations ont été recueillies à son sujet par des voyageurs contemporains. Dans plusieurs musées, on en possédé aussi des peaux, des crânes, des squelettes môme, qui ont permis de se faire une idée exacte des principales particularités
Fig. 271. — Crâne du Gorille
(mâle vieux).
anatomiques qui le distinguent; mais on ne l’a encore amené vivant en Europe qu’une ou deux fois et il y a vécu peu de temps. Certains individus, . constituant une race à part, ont le crâne plus long que les autres el sont comme les dolichocéphales de leur espèce.
Les gibbons changent peu avec l’âge et leur naturel reste doux, ce qui établit une grande différence entre eux et les Irois genres de grands singes dont nous venons de parler; mais leur intelligence est moins développée que la leur. On en distingue plusieurs espèces.
Une d’elles, le siamang, est commune dans les forêts de Sumatra et va par troupes nombreuses conduites par un chef que les Malais croient invulnérable, sans doute parce qu'il est plus fort que les autres, plus agile el plus difficile à al teindre. Ainsi réunis, les siamangs saluent le soleil à son lever el à son coucher par des cris épouvantables, qu on entend de fort loin, el qui, de près, étourdissent lorsqu'ils ne causent pas de 1 effroi. C’est le réveille-matin des montagnards, et. pour les citadins qui vont à la campagne, une des plus insupportable* contrariétés.
Par compensalion, les singes de celle espèce gardent un profond
SINGES
silence pendant la journée, à moins qu’on n’interrompe leur repos ou leur sommeil. Ils sont lents, manquent d’assurance quand ils grimpent et d’adresse lorsqu’ils sautent; mais la nature, en les privant des moyens de se soustraire promptement au danger, leur a donné une vigilance qu’on met rarement en défaut; et s’ils entendent, même de fort loin, un bruit qui leur soit inconnu, la peur les saisit aussitôt, et
Fig. 272 — Gibbon cendré.
ils fuient. On voit bien que ces animaux ne sont pas faits pour combattre ; car alors même ils ne savent éviter aucun coup et n’en peuvent porter un seul. Quelque nombreuse que soit une troupe, celui qu'on blesse est abandonné par les autres, à moins que ce ne soit un jeune individu; sa mère, qui le porte ou le suit de près, s’arrête alors, tombe avec lui et pousse des cris affreux. Gel amour maternel ne se montre pas seulement dans le danger; les soins que les femelles prennent de leurs petits sont si tendres, qu on ne peut les attribuer qu a un sentiment raisonné. C’est, au rapport du voyageur français
pc. ‘ 24.
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Duvaucel, à qui ce récit est emprunté, un spectacle curieux et dont, à force de précaution, il put jouir quelquefois, que de voir ces femelles porter leurs petits à la rivière, les débarbouiller malgré leurs plaintes, les essuyer, les sécher, et donner à leur propreté
Fig. 273. — Cynocéphales papions.
un temps et des soins que, dans bien des cas, pourraient envier nos enfants.
D’autres gibbons sont d’une agilité surprenante et grimpent rapidement au sommet des arbres ; ils ysaisissent la branche la plus llexible, se balancent deux ou trois fois pour prendre leur élan. et franchissent ainsi, à diverses reprises, sans effort comme sans fatigue, des espaces de dix à douze mètres.
En captivité, ils sont doux et l’on peut leur laisser une grande liberté. On en montrait un, il y a un certain nombre d’années, dans un café de Paris. Il n’était point attaché, et plus d'un visiteur se
SINGES
rappelle l’avoir vu s’approcher de lui, partager sa consommation et donner des preuves d’une familiarité rare chez les autres singes de l’ancien continent. Celui dont nous donnons la figure sous le n° 272 est de l’espèce dite gibbon cendré; il a vécu au Muséum de Paris.
Les autres singes de l’ancien continent sont les cynocéphales (fig. 273), les macaques, les semnopithèques et les guenons, qu’on appelle aussi des cercopithèques (fig. 274), animaux qui se voient dans presque
Fig. 27-1. — Colobe guéréza et Guenons.
toutes les ménageries, principalement les macaques et les guenons. Ils sont originaires, les guenons de l’Afrique et les macaques de l’Inde. Les cynocéphales appartiennent presque tous à l’Afrique. Les semnopithèques, au contraire, vivent, à quelques exceptions près, dans l’Asie méridionale. On trouve des macaques et des semnopithèques jusqu’au Tibet ; il existe une espèce de macaque au Japon, le Macacus speciosus.
Les premiers de ces animaux ont encore la queue courte ou même à peu près nulle extérieurement. Tous ont des callosités, caractère que présentent déjà les gibbons, mais qui manque aux trois premiers , genres de cette tribu. Sauf ces derniers, ils ont aussi des abajoues.
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Les cynocéphales méritent une mention particulière, ils sont de plusieurs espèces et semblent devoir être classés immédiatement après les anthropomorphes. Ce sont des animaux fort intelligents, mais qui deviennent méchants et farouches lorsqu’ils vieillissent. Ils ont des habitudes grossières, qui justifient bien le nom de singes-cochons par lequel on les désigne souvent, à cause du prolongement en groin de leur face et du grognement qu’ils font entendre. Un des plus singuliers est le tartarin ou hamadryas, dont les anciens Egyptiens avaient fait une divinité et qu’on trouve souvent représenté sur leurs monuments avec le Fig. 275. — Main anté- papion, qui est aussi une espèce du même genre.
nein-e de Colobe. Les eolobes (fig. 274) sont des singes africains
fort semblables aux semnopithèques de l’Inde, et qu'on pourrait
Fig. 276. — Magots de l’Algérie.
placer dans le même genre qu’eux, s'ils n’avaient les mains antérieures dépourvues de pouces (fig. 275).
SINGES
Los m&n-abeys, qui tiennent aux macaques par certains caractères „“cs aux guenons, sont aussi des animaux d Afrique.
L'Europe ne possède acluelleinent qu’une seule espèce de singes, le magot ili". 276) (Macacus inttus ), qui est de la tribu i os inacaq I.o magot est conliné dans les parties de l'Espagne les p us de la cote africaine ; on en voit particulièrement a Gibral ai
Le magot est également répandu au Maroc et en gu . y des troupes non loin d’Alger, dans les gorges de la Cliiffa. On en o plus fréquemment en Kabylie. Cette espece est étrangère a la re„ion
du Nil et au reste du continent africain.
De Blainville a démontré que c’est surtout à l’aide de dissectio faites sur ce singe qu’a été rédigée l’anatomie do Galien, abonne qui a passé jusqu'aux travaux de Vcsale pour être celle de 1 homme
Le caractère des cynocéphales change avec 1 âge connue celui »
Fig. 277. — Crâne de Cynocéphale (vieux).
premiers singes; ils deviennent méchants en grandissant, et il est alors difficile de leur laisser quelque liberté. Concurremment leur physionomie se modifie. Tandis que leur museau s’allonge, la portion cérébrale de leur tête cesse de s’accroître, et le rapport de ces deux parties change d’une manière notable (fig. 277). Aussi ne peut-on tirer de leur angle facial que des indications incertaines, et ce caiactèic a été abandonné par les naturalistes. C’est pour lui avoir accordé une valeur exagérée qu’on à d’abord attribué des tetes d orangs, les unes provenant de jeunes sujets, les autres de sujets adultes, ades animaux de deux genres différents, ce qui a lait décrire les premiers sous le nom d’orangs-outans, tandis qu’on a donné aux seconds la dénomination générique de pongos. Les macaques, les guenons et les semnopithèques ne subissent sous ce rapport que de moindres changements ; aussi leur naturel ne se modifie-t-il pas d’une manière aussi profonde.
Il a existé en Europe plusieurs espèces de singes pendantla période tertiaire; on en connaît particulièrement en France, en Italie et en Grèce. L’examen attentif de leurs caractères a montré qu’ils rentraient dans la même division que les singes actuellement propres à l’ancien
371 mammifères.
fn«n»!nt’ qu ilS P°,ssédaient le mtoe nombre de dents. Ces singes supéWeure P lê8 'ip0,|ues ,ertiaire "*<*«»■» et le, Indre
SfflGBS DU nouveau continent. On les nomme aussi cébim ou sapa- J lls ont tantôt 36 (fib- SO), tantôt 32 dents (fig. 31 et 32) ; mais
dans ces deux cas ils possèdent 24 dents de lait et non 20, comme 1 enlant et les jeunes des singes de la tribu qui précède.
Leur queue est souvent prenante, et ils manquent toujours de callosités. Il faut également ajouter que leurs narines sont séparées par une large cloison.
Ces animaux sont plus petits que les singes de l’ancien continent : îlsonl aussi des mœurs plus douces : c’est pourquoi la plupart peuvent être tenus sans inconvénient dans les habitations ; il est même possible
SINGES
de leur laisser une liberté
dont les singes de la première tribu ne
tarderaient pas à abuser.
On a partagé les cébins, genres, dont les principaux
ou singes de l’Amérique, en plusieurs sont ceux des hurleurs, des ériodes, des
Fig. 279. — Ouistiti
de leur voix. Les
atèles, des sajous, des sagouins, des nyctipithèques, des sakis, des saïmiris et des ouistitis.
Les hurleurs sont remarquables par l’étendue atèles (fig. 278) et les ériodes n’ont que des rudiments de pouces antérieurs; leurs proportions sont grêles et élancées ; ce sont des animaux très-doux et qui ont des allures singulières; on les appelle quelquefois singes-araignées.
Les ouistitis (fig. 279) sont de petite taille; leur apparence extérieure rappelle, à certains égards, celle des écureuils. La dentition de ces singes ne comporte que 32 dents (fig. 30 à 32) ; mais la formule en est différente de celle des espèces de l’ancien continent en ce qui concerne le nombre des fausses molaires, et leurs dents de lait sont aussi en même nombre que chez les autres cébins. Leurs ongles ont la forme de griffes, et leurs pouces antérieurs ne sont plus opposables aux autres doigts (fig. 280).
C’est à des animaux de la même tribu, c’est-à-dire à des cébins, qu’appartiennent les débris fossiles des singes qu’on a recueillis en
Fig. 280. — Main de devant de l'Ouistiti.
MAM MII-'ÊIIES.
nô P ■ Te' f , 0 seograph,e “«'««iq™ est des plus importants i. te . eu, ,| montre que certains groupes naturels sont soumis à une
lepaitition régulière, et qu’il en était déjà ainsi avanll’époque actuelle.
& Ordre iIpn I.éiniii'CM.
Ces quadrumanes, dont les makis constituent ont le museau plus allongé que les singes et assez
le principal genre, comparable à celui
Fig. 281. — Maki.
des renards (flg. 281). Des caractères empruntés à différents systèmes d’organes et dont plusieurs ont une valeur incontestable ne permettent pas de les classer dans le meme ordre que les sinises.
L’ongle de leur deuxième orteil est habituellement subulé, c’esta-diie allongé, et plutôt comparable à la grille d’un carnivore qu'aux ongles aplatis qui garnissent les autres doigts de ces animaux.
Les lémures vivent de fruils et d’insectes comme le font aussi les singes \ei itubles. On les trouve principalement à Madagascar, oii il v en a de plusieuis genres, (ormanl deux tribus principales: les indris et les makis (genre Lcmur .