partie de l’Afrique
La sobriété de ces mammifères, la facilite qu ils onl de résisté, a la
soif, et leurs pieds appropriés aux sables du desert, en font (les mon-
Fig. 332. — Mouton Soutli-Down.
turcs précieuses dans les grandes régions sableuses de 1 Asie et de l’Afrique.
L’Amérique méridionale a aussi fourni une espèce domestique de ruminants, qui rentre dans un genre particulier ayant de 1 analogie avec celui des chameaux, mais dont il n’existe aucun représentant propre à l’ancien continent: c’est le guanaco [Auchenia paco). Les représentants sauvages de ce genre sont le lama ( Auchenia lama), et la vigogne (A. vicunna), dont le poil sert à faire d’excellents tissus. Ces animaux donnent des métis avec le guanaco.
Avant la conquête espagnole, ce dernier était la seule bête de somme des Péruviens et des autres peuples de l’Amérique du Sud, qui eu tiraient aussi de grands avantages comme animaux alimentaires. Leur
MAM MIT f;i{ |.;s.
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BuHoii avait conçu le projet d’enrichir nos Aines m n n ° 4
donner siècles en nourrit aujourd'hui d'innombrables troupeaux!
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L’analogie qui existe entre le pied du porc et celui des ruminants » ete îe marquée de tout temps, et elle a fait classer ces animaux dans un meme groupe naturel, sous la dénomination commune de bisuloues Cependant, depuis Cuvier, cette manière de voir, quoique parfaiteinenl fondée, avait été abandonnée en considération de ?a conforma bon singulière des dénis des porcins, qui, dans les espèces actuelie-
ment existantes, plus particulièrement dans le porc et dans le sanglier, diffèrent notablement de celles des bœufs, des moutons ou des cerfs.
Les sangliers et les porcs, ainsi que les animaûx qui appartiennent au meme sous-ordre, comme l’hippopotame (fig. 333), le phacochère bg. 334), le babiroussa (fig. 333) et le pécari (fig. 33G), ont dès lors été leunis aux jumentés (chevaux, rhinocéros, etc.), sous la dénomina- Imn commune de pachydermes, tandis que les ruminants ont été considi ics comme formant un ordre à part. Cependant les porcins n’ont
1MSULQUES PORCINS. 425
pas d'affinités réelles avec les j amen tés; ils en présentent au contraire d’incontestables avec les ruminants.
Ainsi le pied des porcins est fourchu comme celui des ruminants ; lig. 140, C) ; ils ont comme eux l’astragale en forme d’osselet (fig. 143) ; leur fémur manque également de troisième trochanter, etc. Cependant ils n'ont point les métacarpiens et les métatarsiens principaux réunis en canons, sauf en partie chez les pécaris, et ils onl les dents appropriées à un régime essentiellement omnivore, ce qui ne permet pas de les confondre avec les ruminants; en outre, que leur estomac soit simple ou compliqué, ils ne ruminent dans aucun cas.
Les différents genres du sous-ordre des porcins sont principalement
répandus dans l’ancien continent. L’Amérique n’en nourrit qu’un seul, celui des pécaris (fig. 336), qu’on voit fréquemment représenté dans nos ménageries.
Il y a au contraire des sangliers en Europe, en Asie, en Afrique et, assure-t-on, à Madagascar. Ils sont de différentes espèces.
Les phacochères (fig. 334), animaux particuliers au continent africain, sont remarquables par le grand développement de leurs défenses.
Les babiroussas (fig. 335) ne vivent qu’aux Moluques, et c’est seulement en Amérique qu’existent les pécaris.
Les hippopotames (fig. 333) sont d’enorines animaux de la division des porcins qui sontpropres aux grands fleuves de l’Afrique. Ils s'étendaient autrefois jusqu en Europe, et l’on trouve souventen France des ossements et des dénis qui leur ont appartenu. Ces fossiles sont en-
MAM MI PÈRES
fouis avec ceux laissés par les éléphants, le rhinocéros tichorhine, les hyènes, le grand ours et les grands lelis clans les sédiments dits d’époque quaternaire.
Le même sous-ordre comprend, indépendamment des espèces que •
Fig. 335. — Dabiroussa.
nous venons de nommer, un grand nombre de genres éteints propres à l’époque tertiaire, parmi lesquels il en était, comme les anoplothériums (fig. 248), les xiphodons (fig. 337), les amphimérvx, etc., qui rattachaient d’une manière intime les porcins aux ruminants. Plusieurs semblent avoir eu des affinités particulières avec les camélidés
Fig. 33G. — Pécari.
et les chevrotains. Les oréodons, fossiles aux États-h nis, sont dans le premier cas; et les cainothériums, des terrains miocènes de 1 Auvergne, dans le second.
J1 existait également en France, à ces époques reculées, des oiseaux de divers ordres, des reptiles, particulièrement destrionyxet descrocodiles. Des poissons lacustres, au nombre desquels figurait une espèce fort voisine des amies, genre actuellement sud-américain, des mollusques terrestres ou lluviatiles, ainsi que des insectes très-variés,
BISULQUES PORCINS.
■comparables à ceux des pays chauds, des crustacés, etc., complétaient cette faune dont nos carrières à plâtre et d’autres dépôts lacustres de même âge géologique nous ont particulièrement conservé des débris. Aux mêmes époques poussaient dans la région où se trouve situé Paris des végétaux fort curieux, parmi lesquels il suffira de citer des palmiers du genre Flabellaria. L’ordre des mammifères carnivores avait entie
Fig. 337. — Xiphodon.
autres représentants les hyénodons et les ptérodons, et celui des jumentés les paléolbériums, qui se divisait en plusieurs espèces. L’Europe nourrissait aussi des sarigues et beaucoup d’autres genres singuliers.
Un fossile remarquable du sous-ordre des porcins est celui des macrauchénias propre à l’Amérique ; il ressemblait à certains égards aux rhinocéros, mais avait des rapports avec les anoplothériums par son système dentaire, et son calcanéum s’articulait comme celui des porcins, ainsi que des autres bisulques avec la partieinférieure du péroné. Le toxodon, fossile dans le même continent, n’était pas moins singulier.
Porcins domestiques. — Une de nos plus utiles espèces d’animaux domestiques est fournie par le sous-ordre des porcins : c’est celle à laquelle ce groupe doit son nom, le porc. Cet animal, également connu sous la dénomination de cochon, rentre dans le même genre que le sanglier. On sait la multiplicité des emplois alimentaires auxquels se prêtent sa chair et les autres parties de son corps ; on sait aussi avec quelle facilité on développe son système graisseux, et quels avantages le porc offre sous ce double rapport.
L’origine des porcs domestiques est restée fort obscure. Au lieu d’admettre qu’ils descendent uniquement de nos sangliers d’Europe, on a supposé quelquefois que c’est dans les sangliers asiatiques qu’il faut principalement en rechercher la souche, et il est possible que plusieurs espèces soient aussi intervenues pour les fournir.
Les cochons de Chine et ceux du Japon (1) ne sont pas semblables aux
(I) Sus pliciceps.