‹ Éléments de zoologieChapitre 115 sur 184 · MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

MAMMIFÈRES

nôtres.' Ces derniers offrent eux-mêmes des différences assez grandes particulièrement dans la forme, tantôt raccourcie, tantôt allongée, de leur crâne. Les cochons à demi sauvages des Papous (1.) ont aussi d’autres caractères, et ils constituent probablement une espèce à part.

Les naturalistes ne savent pas toujours distinguer les caractères primitifs et fondamentaux des animaux domestiquesde ceux que leurs différentes races doivent à l’influence de la culture. On peut cependant ranger dans cette seconde catégorie la disposition tombante des oreilles, la rareté du poil et sa décoloration, les pendeloques sousmaxillaires et la disposition à l’obésité graisseuse, qui se remarquent

chez certaines variétés de porcs, ainsi que chez celles dont les espèces appartiennent à d’autres genres d’animaux domestiques. L’inconstance des couleurs est aussi une disposition adventive.

En ce qui concerne particulièrement les porcs, la brièveté de la face, si évidente chez quelques-unes de leurs races, paraît être également dans ce cas.

Nos sous-races françaises sont, indépendamment du porc ordinaire, l’augerone (de Normandie), la craonaise (delà Mayenne), la périgourdine (fig. 338), la bressane et la pyrénéenne.

Les sous-racesanglaises sont plus faciles à engraisser que lesnôtres, mais elles sont inférieures à ces dernières par la quantité de leur chair. Les porcs du Yorkshire sont fort estimés, et les jambons qu’on en prépare sont recherchés pour les meilleures tables.

Eu Lorraine, en Alsace et en Allemagne, les porcs sont l’objet d’une culture importante, et ils entrent pour une part considérable dans l’alimentation publique.

(I) Sus papuensis.

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