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CÉTACÉS

(lui 1 particulièrement lieu pour les baleines. Les cachalots et d aulros espèces constituaient les familles voisines des cphndes, recherchant surtout les céphalopodes ; au contraire, les dauphins et les marsouins

Les cétacés sont des mammifères essentiellement marins ; mais tous ne sont pourtant pas dans ce cas. 11 en existe dans l'Amazone et dans les principaux affluents de cet immense fleuve plusieurs especes q ne “ont jamais à la mer : tels sont linie et des dauphins moins .differents du dauphin ordinaire. Les grands Heures de llnde posstden en propre les platanistes et les orcelles.

Les cachalots, gigantesques animaux dont nous tirons de 1 hui -, du sperma ceti ou blanc de baleine, de l’ivoire et des os d une consis-

Fiü. 345. — Dauphin vulgaire.

tance presque égale à celle de l’ivoire lui-même, forment un premier genre de cétacés. Auprès d’eux se placent les hyperoodons et les ziphius, qui leur ressemblent assez, et ont de même le crâne chargé d’une quantité considérable delà substance «appelée blanc de baleine. L’hyperoodon échoue quelquefois sur nos côtes de la Manche ; il est plus commun dans les mers du Nord ; les zipbius, qu’on a cru pendant longtemps constituer un groupe entièrement éteint, vivent dans la Méditerranée, dans l’Atlantique, dans la mer deslndes et jusque dans les parages de la Nouvelle-Zélande, ainsi que sur les côtes de la Scandinavie; ils ne se montrent qu’acciden tellement chez nous.

Viennent ensuite les delphinorhynques (plataniste, inie et pontoporie) ; puis les dauphins et les marsouins de toutes sortes, animaux fort nombreux en espèces et dont la taille offre de grandes différences. Elle varie depuis celle des orques et des globiceps, qui n’ont pas moins de 10 à 12 mètres de long, jusqu’à celle des marsouins, qui dépassent à peine un mètre. Tous ces cétacés ont des dents ; ils forment, «avec les cachalots, les zipbius et les delphinorhynques, un premier sous-ordre auquel on donne le nom de Gétodontes.

Leurs espèces les plus 'communes sur nos côtes sont le dauphin

MAMMIFÈRES

proprement dit, ou dauphin vulgaire (fig. 345), qui visite tout notre littoral, soit dans l’Océan, soit dans la Méditerranée, et le marsouin qu’on ne connaît que sur les bords de l’Océan et de la Manche.

Ces cétodontes, qui vivent en général de poissons, ont l'estomac multiloculaire ; certains d’entre eux sont d’une voracité extrême • ils dévastent les parages qu’ils fréquentent et nuisent beaucoup aux pécheurs en saccageant leurs filets; il en est même, comme les orques ou épaulards, qui mangent des phoques et des marsouins, dont ils font une grande consommation ; les hommes qui tombent à la mer peuvent aussi devenir leurs victimes.

Nous citerons encore comme appartenant à la même division le nai \ til des mers polaires, qui est armé d’une très-longue dent anté-

Fig. 346. — Baleine franche.

rieure fort recherchée comme ivoire ; on l’appelait autrefois licorne de mer. Le béluga lui ressemble beaucoup, mais il a des dents en nombre ordinaire, et dont aucune n’est disposée en défense.

Une autre catégorie du même ordre comprend les Balénides ou cétacés à fanons, appelés aussi mysticètes, auxquels on fait la chasse pour se procurer la matière huileuse dont leur corps est abondamment pourvu, ainsi que leurs fanons, c’est-à-dire les grandes lames cornées qui sont placées dans leur bouche (fig. 347) et leur servent comme de nasse pour retenir les myriades d'animalcules destinés à leur alimentation.

Les baleines franches (fig. 346) sont celles qui ont les plus grands fanons et dont le corps fournit le plus d’huile; ce sont aussi celles qu’on poursuit de préférence. Mais l’espèce particulière aux parages du Nord, et dont la pêche a donné pendant longtemps d’excellents résultats, est devenue fort rare de nos jours. En 1697, les Hollandais en capturèrent à eux seuls douze ceul cinquante-deux individus, et les Hambourgeois, réunis aux Brémois,six cent trente-quatre. En 1736, il en fut pris huit cent cinquante-sept exemplaires par les baleiniers hollandais, dont les navires consacrés à celle pêche s'élevaient au nombre de cent quatre-vingt-onze; mais déjà, en 1771, la marine hollandaise ne prit plus que cinq cents baleines, quoique le total de

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