CÉTACÉS
«es navires armés pour cette pèche eût été porté à deux cent, cinquante-quatre. Depuis lors les produits ont continue a diimnuei, e. les armements pour le Nord ont. cessé, les baleiniers ayant etc forces <le se diriger vers le Sud, et bientôt de poursuivre ces grands cétacés
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Fig. 347. — Crime et fanons de la Baleine (*).
jusque dans les régions septentrionales du Pacifique, ce qui a donné aux Américains un grand avantage sur les Européens. La pèche des cétacés se fait encore au Japon avec assez de succès.
Les baleines qui habitent ces parages sont spécifiquement, différentes de celles du Spitzberg et du Groenland; les naturalistes les décrivent sous les noms de baleine australe, baleine des antipodes, baleine de Siebold, etc.
Au xii* siècle, les Basques péchaient des baleines dans le golfe de Gascogne et à l’entrée de la Manche; mais ce n'étaient pas des baleines franches. Elles étaient d’une forme un peu différente de celle de ces
(*) «, le crâne et la mâchoire supérieure à laquelle sont attenants les fanons ; — b, b, b, dents rudimentaires que l’on observe dans la mâchoire inférieure des fœtus de baleine ; — c, un fragment de mâchoire, vu par son bord dentaire pour indiquer le mode d’implantation de ces dents; — il, la partie filamenteuse des fanons; — e, lamelle de la substance cornée d’un fanon, vue au microscope pour en montrer les canalicules et les grains pigmentaires.
MAMMIFÈRES
dernières et différaient à la fois des baleines du Nord ainsi que des baleines australes. Celle espèce est devenue si rare dans les mômes parages, qu’on l'y connaît à peine de nos jours. C’est au naturaliste danois Eschricht qu’on doit d’en avoir rétabli les caractères ; il lui a donné le nom de baleine de Biscaye.
Lt s 101 quais, au groupe desquels appartiennent la plupart des balénides que l’on pèche de temps en temps sur nos côtes, ont les fanons plus courts que les vraies baleines, et la panne graisseuse moins épaisse ; aussi sont-ils bien moins recherchés, et pendant longtemps on 11a guère utilisé que les exemplaires rejetés par la mer sans en essayei une pèche régulière. Aujourd’hui on leur fait sur différents poin ts du globe une chasse très-active, ce qui tient à la.rareté des vraies . baleines. Ces animaux sont partagés en plusieurs genres. Leur espèce la plus commune se prend jusque dans la Méditerranée; c’est la même dont Aristote a parlé sous le nom de mysticète ; elle appartient au genre Rorqucilus. D autres ont été nommées Balænoptera (Z/, rostratù), Physalus [P. Sibbaldi) e t M egaptera (M . boops). Les mégaptères se distinguent des autres par la longueur plus considérable de leurs pectorales. On reconnaît de loin les rorquals à leur corps plus effilé que celui des vraies baleines et à leur plus grande agilité; leur gorge el leur ventre sont comme cannelés.
Les éludes dont les balénides ont été l’objet depuis un certain nombre d années ont fait voir que ces animaux étaient bien plus nombreux en espèces qu’on ne l’avait cru pendant longtemps.