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I ration do l’air dans dos sacs aériens répandus dans lo corps (fig. 106), ot jusque dans l'intérieur de la plupart dos os, se joint à la structure particulière dos poumons pour donner à la respiration une grande activité. G’eslce qui a fait dire que les oiseaux ont la respiration double.
II résulte, on effet, de cet te disposition, un développement de chaleur vitale supérieure à colle de tous les autres animaux.
Le cerveau des oiseaux (fig. 175 et 184) n’est pas aussi volumineux que celui des mammifères et il est autrement disposé. Les lobes olfactifs y sont rudimentaires ou nuis; les hémisphères manquent de circonvolutions et sont peu développés ; les tubercules jumeaux, ou corps optiques, sont réduits à deux au lieu de quatre, et le cervelet a sa partie moyenne ou vermis plus considérable que les lobes latéraux.
Cos animaux n’ont qu’une médiocre intelligence ; chez eux, c’est l’instinct qui domine. La plupart n’en sont pas moins remarquables par la singularité des actes qu’ils accomplissent, et l’étude de leurs mœurs est des plus attrayantes.
Chez ces vertébrés, les sens restent assez imparfaits, sauf celui de la vue, qui aune grande portée. Celui de l’ouïe leur fournit aussi des indications plus délicates que celles qu’ils tirent de l’odorat ou du goût. Le toucher est peu développé.
Les oiseaux aperçoivent de fort loin. Ils ont dans l’œil un petit appareil, inconnu chez les mammifères, appelé peigne , qui paraît destiné a approprier leur organe visuel aux distances. La plupart ont le cristallin plus aplati que celui des mêmes animaux, ce qui est aussi en rap-
port avec la longueur de leur vue.
Le squelette (fig. 154) présente plusieurs particularités remarquables.
Les os se solidifient de bonne heure, et les sutures crâniennes s’effacent très-peu de temps après la naissance. Avec 1 âge, la plupart des os longs s’évidentet deviennent fistuleux, ce qui permet 1 accès de l’air dans leur intérieur et contribue à diminuer d’autant le poids re- ' latif du corps.
Le crâne s’articule avec l’atlas par un seul condyle au lieu de deux, comme nous l’avons vu chez les mammifères, et il y a entre 1 articulation de la mâchoire inférieure et le temporal un os détaché de ce dernier, qu’on appelle os carré ou tympanique, ce qui n a pas lieu chez les mammifères. C’est cet os, et non la mâchoire, qui porte le condyle sur lequel joue l'articulation de cette dernière (fig. 153, 154 et 306).
Les vertèbres du cou sont toujours plus nombreuses que celles des mammifères; celles du dos sont en partie soudées entre elles, et celles des lombes, ainsi que du sacrum, le sont en même temps avec les os iliaques. La queue est courte; elle se compose habituellement d Un petit nombre de pièces, dont les dernières sont presque toujours réunies en un os unique, rappelant par sa forme un soc de charrue.
Les côtes sont osseuses dans leurs deux parties vertébrale et sternale ; elles présentent le plus souvent, au bord postérieur de leur partie
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vertébrale* une apophyse particulière, dite apophyse récurrente qu manque aux autres vertébrés. Le sternum est en forme de boucher, sauf chez les autruches et les autres oiseaux du même groupe naturel, comme les casoars, ainsi que chez l’aptéryx, il présente une cartne longitudinale, placée antérieurement sur sa partie médiane c s est le brecbet, servant de point d'appui aux muscles grands et poids peclo raux, qui acquiert ici un développement considérable en raPP0ll a' ' l’activité du rôle confié aux ailes dans la locomotion Les muscles les cuisses sont aussi très-volumineux, les mouvements des oiseaux étant à la fois aériens, grâce à la transformation de leurs membres anterieurs en ailes, et terrestres. Dans ce second cas, ils les accomplissent au moyen de leurs pattes. Certaines espèces sont en meme temps
' aptes à la nage. . , , . . „
Les doigts des membres supérieurs sont incomplets, aussi est-ce
moins parles os quiles constituent que par les pennes ou plumes principales qui s’y développent que ces membres peuvent servir d ailes et soutenir le vol; cependant on y observe quelquefois un ongle.
L’épaule (fig. 148) est formée de trois os pour chaque côté: l'omoplate, allongée et grêle, placée en arrière ; la clavicule, dont la partie droite se soude à la gauche pour former l’os vulgairement appelé la fourchette; et le coracoïdien, qui va de l’articulation scapulo-humérale au sommet du sternum.
Aux membres postérieurs, la disposition caractéristique réside dans la réunion des métatarsiens propres aux trois doigts principaux en un seul os, comparable au canon des ruminants, cet os est nommé le tarse par les ornithologistes., mais c est plutôt le métataise (1). Le
Fie. 367. — l’ied de Itarpye.
Fie. 368. — Pied de Pic. Fig. 369. — Pied de Palmipède.
nombre ordinaire des doigts est de quatre. Le postérieur, appelé pouce, a deux phalanges; l’interne en a trois; le médian, quatre, et l’externe, cinq. Certaines espèces, comme les perroquets, les pics, les coucous, etc., ont deux doigts dirigés en avant et deux en arrière : ce sont ces oiseaux qui constituent l’ordre des grimpeurs (fig. 3G8 et 380). D’autres n’ont que trois doigts, par suite de l’absence de pouce, et, chez l’autruche d’Afrique, le nombre de ces organes est réduit à deux.
(I) On Fa aussi regardé comme répondant à la fois au tarse cl au métatarse.
La jambe des oiseaux esl courte ou allongée, suivant leur mode de progression. Chez les espèces aquatiques, les doigts sont réunis plus ou moins complètement par des membranes (fig. 369) ou bordés par de semblables expansions, ce qui les transforme en rames nalatoires.
Contrairement à ce qui a lieu chez les mammifères, les oiseaux sont lous ovipares. Ces animaux pondent des œufs, qui ne se développent que sous l’influence d’une chaleur à peu près égale à la leur; aussi sont-ils dans l’obligation de couver. On ne cile d’exceptions que pour les autruches africaines, qui peuvent confier aux sables chauds
Fig. 370. — Talégalle de la Nouvelle-Hollande.
du désert le soin d’entretenir leurs œufs à la température de l’incubation, et pour les talégalles, oiseaux de la Nouvelle-Hollande. Ceux-ci (fig. 370) placent leurs œufs dans des amas de feuilles humides, qui entrent bientôt en fermentation et leur fournissent la chaleur dont ils ont besoin.
Le coucou confie les siens à des oiseaux étrangers à sa propre espèce, ou plutôt il les leur impose, et il a bien soin de choisir des espèces qui soient insectivores comme lui.
Beaucoup d’oiseaux font un nid pour recevoir leurs œufs et servir de berceau à leurs petits.
OKufs des oiseaux. — On sait que les œufs de tous les oiseaux sont enveloppés d une coque de nature calcaire. La couleur de ces œufs esl variable suivant les espèces, el ils ont aussi une forme assez ditfé-
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rente, plus allongée ou plus arrondie, ou bien encore dissemblable aux deux extrémités, comme cela se voit dans ceux de la poule, qui nous sont le mieux connus. Une collection d’œuts est le complément indispensable de toute collection ornithologique.
Les œufs des oiseaux sont un excellent aliment, et 1 on lait une «mande consommation de ceux de certaines espèces, les unes sauvages, Tes autres domestiqués. Les œufs des autruches sont recherchés avec avidité par les peuples de l'intérieur de l’Afrique, et, dans le nord, on recueille ceux des oiseaux maritimes qui nichent en grand nombre
dans les rochers. t „
11 ne se consomme pas à Paris moins de 175 millions d œuts par
Fig. 371. — Mode de formation de l’œuf chez la Poule (*).
année; ce sont principalement des œufs de poules. Ils sont apportés en grande partie des départements voisins. En outre, la France en exporte annuellement plus de 13 millions, qui sont envoyés en Angleterre.
L’œuf d’un oiseau, celui d’une poule pris pour exemple, se compose essentiellement de deux parties (fig. 236, A) : (*)
(*) Ovaire, oviducte et cloaque avec des ovules et des œufs à différents degrés de développement.
iül OISEAUX.
,0 L9, ou vi tell us, substance liuileuse formée par un nombre
considérable de cellules auxquelles se mêle un principe azoté qu’on nomme la vitelline. , 1
2°,Le 1)Ianc' aPPelé aussi albumen, qui est de l’albumine associée à quelques sels.
Le jaune ou vitellus est sphérique et renfermé, comme le blancdans une membrane propre, mais plus mince, ^qu’on appelle la membrane vitelline.
Il se forme dans l’ovaire (glande sécrétrice placée dans 1’abdomeiU qui a l apparence d’une grappe jaune. Lorsqu’il y est encore retenu’ n renferme dans son intérieur une vésicule très-petite placée à son centre, qui a été nommée vésicule germinative. Une vésicule semblable
existe dans l’œuf de tous les autres animaux, quelle qu’en soit la classe.
I ne autre partie du jaune, qui ne mérite pas moins d’être signalée
est la cicatricule, petite tache de couleur claire qui se voit u sa surface.
Chez les oiseaux, c’est cette portion du jaune, et non le jaune tout entier, qui se segmente lorsque le travail embryonnaire commence à s operer ; elle a alors reçu les matériaux de la vésicule de Purkinje, dite aussi vésicule germinative, et devient le point de départ de la formai ion du nouvel être. Une segmentation analogue s’observe dans 1 œuf de certains autres animaux, tels que les tortues, les poissons plagioslomes et les mollusques céphalopodes; chez d’autres, c'est le vitellus entier qui se divise.
Arrivé à son complet développement, le jaune se détache de l'ovaire pour tomber dans 1 oviducte, qui devra, chez l’oiseau, le conduire au dehors, après lui avoir fourni les matériaux du blanc.
Le blanc , albumen ou glaire, est renfermé dans la membrane spéciale qui tapisse la face interne de la coquille, dont celte membrane peut se détacher vers l’une des extrémités de l’œuf.
G’esl là ce qui laisse entre celle membrane et la coquille un espace vide situé au gros bout, et qu’on nomme la chambre à air. Cet air ne diffère pas par sa composition de l’air atmosphérique. II s'introduit polit a pelil dans 1 œuf pour la respiration de ce dernier et en échange de ce que celui-ci perd par 1 évaporation. Aussi la cavité que l’air occupe dans un œuf est-elle d’autant plus considérable que la ponte remonte a une époque plus éloignée.
Le blanc de 1 œuf est forme de couches concentriques, dont les internes ont plus de consistance que celles placées à la périphérie. Dans la plupart des espèces, ces couches ne sont pas régulièrement sphéi iques ; elles ont plus d épaisseur aux points qui répondent au grand axe de l’œuf, plus aussi à l’un des deux bouts qu'à l'autre. II en nmlle une inégalité des deux diamètres dans les œufs d’un grand nombre d espèces, ainsi (pie la prépondérance de l'un de leurs bouts sur le boni opposé.
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Lo blanc est traversé suivant son grand axe par une substance de même nature que lui, mais contournée en tortillon, qui va de l’enveloppe du jaune à son enveloppe propre : c’est ce qu’on appelle les chalazes.
Le blanc est produit dans l’organe interne des femelles que 1 on nomme Yooiducte.
La coquille ne le recouvre qu’en dernier lieu, au moment où l’œuf doit être pondu, et l’on voit quelquefois les poules faire des œufs dont l'enveloppe n’est pas entièrement solidifiée : ce sont les œufs bardés. Les poules dont la nourriture ne renferme qu’une quantité insuffisante de sels calcaires pondent souvent de semblables œufs. Examinée au microscope, la coquille des œufs des oiseaux présente une structure particulière, qui diffère de celle des œufs des reptiles. ^
Dans un œuf mis en incubation, l'albumen sert comme le jaune à l’accroissement du poulet.
L’albumen se coagule à 100 degrés ; il se transforme alors en une masse blanche et consistante, qui lui a valu son nom de blanc d’œuf.
Le développement du poulet est facile à observer en retirant successivement de dessous une poule les œufs qu’on lui a donnés à couver et dont on connaît le temps d’incubation. On peut également se servir d’une couveuse artificielle dont on entretient la chaleur avec de l’eau maintenue au moyen d’une lampe à la température voulue. Depuis longtemps l’industrie a recours aux couveuses artificielles pour opérer l’éclosion et l’élevage des poulets.
Dans l’espèce galline, l’incubation dure de vingt à vingt et un jours ; elle exige de 28 à 30 degrés environ. A la segmentation de la circatricule succède immédiatement la formation du blastoderme qui en est la conséquence, et constitue le premier état sous lequel se montrent les membranes de l’embryon.
Un des premiers organes qu’on voit apparaître est le cœur. Il se montre au centre d’un système de vaisseaux constituant Y aire vasculaire et dans lesquels s’observe déjà du sang.
Quan tau corps du petit poulet, c’est d’abord une masse elliptique présentant supérieurement un sillon longitudinal qui indique les premiers linéaments de la colonne vertébrale ; ce sillon est destiné à recevoir le système encéphalo-rachidien. En dessous est un autre sillon plus grand que celui-là, qui deviendra la cavité thoraco-abdominale avec laquelle sont en rapport les vésicules allantoïde et vitelline. C’est là que se développent les intestins, les vaisseaux principaux, etc. Les membres se montrent d’abord sous la forme de petits moignons ayant la même apparence en arrière et en avant. Les yeux sont gros et visibles dès les premiers temps. La totalité du corps est enfermée dans l’amnios et nage pour ainsi dire dans le liquide que contient ce sac (fig. 236, B).
Peu à peu la forme devient plus parfaite, et d’embryon qu’il était le petit passe à l’état de fœtus, p. c.
OISEAUX