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Lorsque son développement est plus avancé encore, il brise l'enveloppe calcaire de son œuf au moyen d’un onglet résistant qui termine sa mandibule supérieure. Il a le corps couvert de plumes comparables à du duvet. Son ventre renferme encore une partie assez considérable de la substance vitelline qui servira à son alimentation concurremment avec les graines qu’il va se procurer.
Le poussin (fig. 372), ou poulet qui vient de naître, marche en sor-
Fig. 372. — Le Poussin.
tant de l’œuf; il est un exemple des oiseaux qu’on a appelés précoces ( prœcoces ), par opposition à ceux dont le petit naît faible et incapable de prendre lui-même sa nourriture, comme cela a lieu pour les pigeons (fig. 373). Ces derniers ont reçu le nom de nourriciers ( altrices ), parce
Fig. 373. — Le jeune Pigeon.
que, dans leurs espèces, les parents nourrissent eux-mêmes les petits jusqu’à ce que ceux-ci aient acquis assez de force pour se procurer seuls leurs aliments.
Les oiseaux ne sont pas moins intéressants à étudier dans les soins si variés et si tendres qu’ils donnent à leurs jeunes que dans leur organisation, et l’observation de leurs mœurs constitue une des parties les plus intéressantes de l’histoire naturelle.
Les nids de beaucoup d’espèces sont construits avec un art admirable, et les collections qu’on en a réunies ont un intérêt égal à celles
CA1UCTÈH.ES GÉNÉRAUX. ' Üi7
(jui nous font connaître les oeuts (le ces animaux, lu. di\tisilé de leuis formes ou lu variété de leur plumage.
La mélodie de lu voix chez ceux de ces animaux dont le larynx inférieur est le plus compliqué mérite aussi d être signalée, et certaines ■espèces peuvent articuler des sons très-variés, imiter même la parole humaine. Beaucoup d’oiseaux ont un chant harmonieux, tandis que d'autres se font remarquer par le caractère désagréable de leurs cris.
Les changements que subit le plumage suivant l’âge, les saisons et le sexe méritent aussi une attention particulière; toutefois le nombre des espèces de la classe des oiseaux {environ douze mille) ne nous permettrait pas de parler même des principales, et nous devrons nous borner à l’indication de celles qui offrent le plus d'intérêt pour nous.
Disons cependant quelques mots sur les téguments de ces animaux, c’est-à-dire sur leurs plumes.
Les oiseaux, à cause de la température élevée qu’ils produisent, avaient besoin d'être protégés contre le froid de l’atmosphère et contre les autres causes capables de leur faire perdre la chaleur, qui est une des sources de leur activité vitale. La nature a couvert leur corps d’organes particuliers, appartenant à la catégorie des phanères, que tout le monde connaît sous le nom de plumes. Ces organes, dont nous avons décrit ailleurs la structure (1), n’ont pas toujours une même forme, et on leur reconnaît, suivant les parties du corps qu’ils sont appelés à remplir ouïes caractères propres aux espèces étudiées, des apparences assez diverses.
Ainsi que nous l’avons déjà dit, on appelle pennes les grandes plumes des ailes et de la queue qui servent essentiellement au vol ; celles des ailes sont les pennes rémiges (fig. 375) ; celles de la queue les pennes rectrices. Les unes et les autres sont protégées à leur base par des plumes de forme peu différente de celles qui recouvrent le reste du corps, et qu’on nomme les couuertures.
Chacune des régions du corps a reçu un nom particulier, et les plumesy offrent parfois des caractères spéciaux, soit dans leur couleur, soit dans leur conformation. Ainsi, certaines d’entre elles sont
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OISEAUX
en forme de palettes, ce qui tient à lu soudure de leurs barbules et de leurs barbes; d’autres ont ces parties disjointes et comme indépendantes les unes des autres, et sont dites décomposées : les plumes constituant le duvet sont particulièrement dans ce cas. Mais le plus souvent les plumes présentent la disposition bien connue dans laquelle l'enchevêtrement des barbules donne aux barbes et à la totalité de ces organes une certaine résistance, en même temps qu’elle rend deur surface lisse.
Les jeunes oiseaux diffèrent des adultes par leurs teintes, qui sont
Fig. 375. — Les diverses parties du corps de l’Oiseau (*).
moins vives ; mais dans beaucoup d’espèces les mâles prennent un éclat particulier, ainsi que des ornements qui concourent à les rendre plus beaux que les femelles et que les jeunes sujets des deux sexes, dont la couleur ressemble le plus souvent à celles de ces dernières.
Les changements qui surviennent sous ce rapport sont le résultat de mues. Les plumes se renouvellent en effet à des époques déterminées, et leur succession peut amener de grandes modifications dans l’apparence extérieure des oisfeaux.
(*) 1, bec; — 2, mâchoire inférieure ; — 3, pointe du bec; — 4, mâchoire supérieure; — 5, joue; — (7, région post-oculaire; — 7, front; — 8, vertex ; — 9, occiput: — 1 10, région parotidienne ; — 11, gorge; — 12, dessus du cou; — 13, devant du cou; — 11, dos; — 15, lombes ; — 1(3, flancs; — 17, poitrine; — 18, ventre; — 19, bas-ventre; — 20, épaule ; — 21, couvertures des ailes; — 22, rémiges ou pennes alaires ; — 23, couvertures inférieures de la queue ; — 24, rcctrices ou pennes caudales; — 25, tarse ; — 2(3, doigts.
C L A S S I r [CATION.
Les couleurs qu'affectent les plumes soûl yussi très-variables, qu ou les examine aux divers Ages d’un môme oiseau ou dans la série des espèces constituant les différents ordres de la classe.
Elles sont blanches, brunes ou noires, ou bien encore plus ou moins vivement teintées de violet, de bleu, de vert, de jaune ou de rouge, ce qui tient alors à la présence de pigments particuliers dans les cellules de nature épidermoïde dont elles sont formées. Dans certaines espèces elles prennent des nuances métalliques ou irisées. Gela est dû à la disposition même de leurs barbules, et s’explique par la théorie des lames minces ou celle des réseaux dont les traités de physique nous donnent lexposé. Ces couleurs métalliques caractérisent plus particulièrement le plumage des oiseaux propres aux régions chaudes du globe, et elles sont en rapport avec l’intensité de la lumière à laquelle ces oiseaux sont exposés.
Dans nos régions tempérées et dans le Nord, les espèces de cette classe ont en général des couleurs moins vives; mais par compensation certaines d’entre elles ont une voix plus agréable. Au contraire, les espèces des tropiques, pour la plupart si brillamment ornées, sont presque toutes mal douées sous ce dernier rapport.