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LEUR UTILITÉ

même genre paraissent se prêter, mieux que les autres brévipennes a ces utiles essais. En Europe, particulièrement en Angleterre, des couvées d’émeus ordinaires ont pu être menées à bonne fin.

Contentons-nous de citer parmi les autres échassiers 1 agami, qui a été appelé le chien des oiseaux, parce qu’il maintient 1 ordre dans les basses-cours où on le place, et rappelons, pour terminer celte énumération, combien d’espèces précieuses nous pourrions encore tirer du groupe des palmipèdes, particulièrement de la famille des lamellirostres. Cette famille nous a déjà fourni le cygne à tubercule ; l’oie, si utile par sa chair, sa graisse et ses plumes ; ainsi que les canards, dont tant d’espèces, différentes du canard ordinaire, se prêtent à la domestication ou à l’ornement des pièces d’eau.

Les cygnes se font surtout remarquer parmi les palmipèdes domestiques, et l’on ajoute aujourd’hui à l’espèce ordinaire de ce genre, c’est-à-dire au cygne à tubercule, le cygne noir de la Nouvelle-Hol lande, ainsi que le cygne à cou noir de la Plata.

Les oies constituent des espèces plus nombreuses, et l’oie d’Egypte, l’oie armée du Sénégal, l’oie de Sandwich, ainsi que le céréôpse de la Nouvelle-Hollande, sont déjà conquis en partie.

Aux canards appartiennent également des formes qui méritent d’être remarquées. Ces oiseaux se recommandent par l’élégance de leurs allures, en tant que nageurs, ou par la variété de leurs couleurs. Les plus recherchés sont les mandarins, les carolins et les tadornes.

On tire un parti avantageux des plumes d un grand nombre d oiseaux, après qu’on les a dégraissées et apprêtées de différentes manières. Celles qui servent à écrire sont principalement des pennes d’oie. Les plumes de lit sont plus petites ; on les tire des oies, des canards et des poules. Les duvets fins sont particulièrement fournis par les espèces de la famille des canards, des cygnes et des oies. Celui de l’eider du Nord ( Anas mollissima) constitue le véritable édredon et donne lieu à un commerce qui ne manque pas d’importance. On le prend dans les nids mêmes de l’oiseau, après que la femelle s’en est dépouillée pour garantir ses œufs.

11 y a aussi des plumes ou des parties de plumes qui servent à différents usages industriels ou domestiques : les plumeaux sont faits de préférence avec les pennes des nandous ou autruches d’Amérique ; les plumes de beaucoup d’oiseaux sont au contraire employées comme parures, et maintenant plus que jamais on en varie les espèces et l’apprêt.

Les plumes le plus fréquemment utilisées sous ce dernier rapport proviennent de l’autruche d’Afrique, du marabou ou cigogne à sac, de l’aigrette, des oiseaux de paradis, de la queue des coqs, etc. On emploie également celles d’une foule d’autres oiseaux, et on les désigne dans le commerce sons le nom de plumes de fantaisie. Le paon, le faisan, l’argus, la pintade, l’ibis, le toucan, et beaucoup d’autres, sont dans ce cas. Les oiseaux-mouches et une multitude de passereaux

REPTILES

à plumage brillant sont également fort à la mode. La peau des grèbes, des grands manchots, etc., garnie de ses plumes, et celle des cygnes revêtue de son duvet seulement, fournissent des fourrures non moins estimées.

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