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BATRACIENS

passent sensiblement les nôtres en dimensions n v -, a x • des grenouilles et Ces crapauds assez foru ™ ûr mVnl

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Les labyrinthodons étaient des batraciens plus grands encore Ils ont vécu pendant la période triasique ; on ne les connaît que par ieür

Fig. 410. — Développement du Triton (*).

squelette et par les pistes qu’ils ont laissées sur le sol à la surface duquel ils marchaient.

Classification des batraciens. — Tous les batraciens sont loin d éprouver les mêmes métamorphoses, et l’on peut, en tenant compte e leui manièie d être a cet égard, établir très-convenablement la classification de ces animaux. La série suivant laquelle ils se trouvent alors rangés place à la fin du groupe ceux qui s'éloignent le moins de la forme sous laquelle tous se présentent pendant l’état fœtal, et elle met en tête ceux qui, subissant les métamorphoses les plus complètes, deviennent aussi, avec l’âge, plus différents des poissons, auxquels ils ressemblaient d’abord d’une manière si évidente. lien résulte que les batraciens des derniers genres, c’est-à-dire les pérennibranches, ou batraciens à branchies persistantes, peuvent être considérés comme subissant un \éritable arrêt de développement de l'organisme, si on les compare aux salamandres, et surtout aux grenouilles ainsi (*)

(*) a, l’œuf; — b, c, développement de l’œuf; — b', c', les mêmes figures grossies; — . d larve au moment de l’éclosion ; - d', la môme, grossie ; - e, plus âgée et pourv^ de patlts, /.encore plus avancée, mais n’ayant pas perdu scs branchies.

CLASSIFICATION

qu’aux genres analogues i.ces dernières, dont les métamorphoses sont

au contraire complètes.

On en jugera par l’énumération suivante.

§ I. — Ordre de» Anoures.

Ces batraciens ont des branchies extérieures pendant leur premier W Ils ont alors la tête confondue avec le tronc; ils manquent de pattes, et leur corps est terminé par une longue queue. Se nourrissant de végétaux, ils possèdent aussi un tube digestif fort long (hg. Si). Leurs poumons n'ont point encore apparu, et leur circulation est comparable à celle des poissons : ce sont des têtards.

Comme les poissons, ils sont alors complètement, aquatiques; mais bientôt la partie extérieure de leurs branchies seflétri t, et, en meme temps que leurs poumons commencent à se développer, leurs pattes de derrière apparaissent; ils vont aussi posséder despaltes de devant. Le têtard ainsi modifié n’est pas encore une grenouille, mais il est déjà dans un état mixte entre celui qui le caractérisait d’abord et celui quile distinguera lorsqu’il sera devenu la grenouille proprement dite. Sa métamorphose ne sera complète que lorsqu’il respirera uniquement par ses poumons et qu il aura perdu ses branchies. A celle deinière époque, la longueur de son canal digestit est sensiblement îéduite et sa queue a disparu par résorption. C’est à cette métamorphose que fait allusion le nom d’anoures, signifiant sans queue, que 1 on donne aux batraciens de cet ordre (fig. 6).

Une semblable disposition ne caractérise pas seulement les grenouilles, mais aussi les rainettes, les crapauds, les dactylèthres, qui vivent en Afrique, et les pipas, animaux particuliers à l’Amérique. Nos anoures sont de plusieurs genres différents: grenouille, pélobate, pélodite, bombinator, rainette et crapaud.

Dans le pipa (fig. 411), les œufs sont placés par les mâles sur le dos des femelles aussitôt après la ponte, et la peau de cette partie du corps se gontlant,ils se trouvent logés dans autant de poches au fond desquelles ils se développent. Les petits, lorsqu’ils sortent* de ces espèces de nids, ont déjà la forme caractéristique de l’âge adulte, leur métamorphose s’étant accomplie pendant cette sorte d’incubation.

Quelques rainettes américaines (notodelphes, etc.) ont aussi un mode de développement qui rappelle à certains égards la gestation supplémentaire des marsupiaux ; mais c’est par un prolongement spécial de leur appareil branchial que les notodelphes sont fixés dans la poche maternelle qui les protège.

Les anoures sont en général pourvus de langue, et cet organe joue un rôle actif dans le mécanisme de leur respiration. Manquant de côtes, ils sont obligés d’opérer une sorte de déglutition de l’air, comme le font les tortues, chez lesquelles la carapace immobilisée empêche aussi la dilatation du thorax; mais les dactylèthres et les pipas n’ont

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