II. — Classe des insectes
Caractères généraux. — Les insectes forment la première classe des articulés arthropodes. On les appelle quelquefois Articulés hexapodes , parce que c’est un de leurs caractères principaux d’être pourvus de
six pattes. Leur corps se divise en trois parties: la tête, le thorax et l’abdomen.
La tête porte les appendices buccaux, savoir: la lèvre supérieure, les mandibules, les mâchoires et la lèvre inférieure; en tout, quatre paires d appendices spécialement destinés à la manducation et au milieu desquels la bouche est ouverte. Elle porte aussi les antennes, organes d olfaction, qui sont au nombre de deux, et les yeux, tantôt simples ocelles ou stemmates, tantôt composés (fig. 224), et nui affectent parfois chez une même espèce l’une et l’autre de ces dispositions.
Le thorax se divise en trois articles ou anneaux qui possèdent chacun une paire de pattes. On nomme ces articles prothorax , mésothorax et metathorax. Dans beaucoup d’espèces, le mésothorax et le métathorax présentent des expansions membraneuses, servant au vol, qui consti-
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Certains insectes manquent tout à fait d’ailes et sont dits aptères • il y en a de plusieurs sortes. 1 ’
D’autres, les Diptères , n’ont qu’ude seule paire de ces organes Parmi es insectes qui ont deux paires d’ailes, des différences Uees de h! conforniation de ces organes ont fait distinguer plusieurs groupes, dont les principaux sont ceux des Coléoptères (hanneton) Orthoptères (sauterelle), Hémiptères et Homoptères (pentalome cmde puceionj, évroptères (libellule, termite), Hyménoptères (abeille7, guêpe' ichneumon), et Lépidoptères (papillon). 0 ’
VaMomen des insectes se partage en général en neuf ou dix articles
mi^L^e 6 paKlClul?nté se retrouve habituellement dans leur preî i < he, et aussi chez ceux qui changent de forme aux diverses éno ques de leur vie, elle est importante à constater, puisque jointe • 1 , Présence des trachées et des mâchoires elle ner m i ’ la
insectes, même lorsque leur aspect de dist.Inper les
d’avec les espèces de cet embranchement^ n n P , ^ des ve«»
on rencontre certains insectes dans des conditions' anaîo ou vivent ces derniers animaux: par exemple d.nrf r ** mammifères ; c’est nténtc ,e séjour WuTdt W de
INSECTES
genres de diptères. Les caractères (pie nous venons de rappeler ne permettront pas de confondre ces larves parasites, appartenant à la classe des insectes, avec les entozoaires ou vers intestinaux, qui sont de véritables vers.
Les insectes ne manquent pas de circulation, comme on l’a dit souvent ; mais celte fonction n’acquiert jamais chez eux le même degré de développement que chez la plupart des autres animaux (tig. 100).
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Fig. 428. — Cicindèle champêtre (*).
Tous les insectes respirent d’ailleurs par des trachées (lig. 120 à 123), et leur principal organe de circulation est un vaisseau dorsal : ce double caractère peut également servir à les distinguer des vers lorsqu ils sont encore à l’état de larves.
Beaucoup d’insectes éprouvent avec l’âge des changements déformé, qu’on a appelés leurs métamorphoses. Ainsi que nous 1 avons déjà dit. ces métamorphoses sont, complètes, incomplètés ou nulles. Dans le premier cas, l’insecte se montre successivement sous le double état de larve ou chenille, et de nymphe ou chrysalide, avant de devenir insecte parfait, c’est-à-dire avant d’acquérir sa forme définitive, de posséder des ailes et d’être capable de reproduire son espèce.
Les coléoptères, parmi lesquels nous citerons la cicindèle (fig. 128) (*)
(*) a, larve ; — b, nymphe; — c, l'insecte métamorphosé; — d, antenne; — e, mâchoire; — f, labre; — g, mandibule; — h, palpes labiaux; — i, une patte.
CARACTÈRES GÉNÉRAUX
et le hanneton (fig. 429), éprouvent de semblables transformations. Il en est de même des névroptères, des hyménoptères, des lépidoptères, dont le bombyx du mûrier (fig. 427 à 431), plus connu sous le nom de ver à soie, nous offre un exemple, et des diptères ainsi que des puces, qu’on peut joindre aux insectes de ce dernier ordre, bien qu’elles restent aptères.
Dans le cas de métamorphoses incomplètes, l’animal naît au contraire sous l'état de nymphe; il ne subit guère d’autre modification apparente que d’acquérir des ailes, organes dont il était d abord privé. C'est ce qui a lieu pour les orthoptères, groupe d insectes dont les sauterelles font partie, et pour les hémiptères, qui comprennent entre autres espèces Des punaises et les cigales.
Enfin, les insectes sans métamorphoses sont ceux qui naissent sous la forme de nymphes et restent pendant toute leur vie privés d’ailes ; aussi n’éprouvent-ils aucun changement apparent à quelque âge qu’on les examine. Il en est ainsi pour les poux, parasites des mammifères, et les ricins des oiseaux, pour les podures et pour les lépismes.
Arrivés à leur état définitif, les insectes ont les parties du corps plus différentes les unes des autres que cela n’a lieu pour le reste des animaux articulés. On doit les considérer, à cause de la diversité même des articles qui les constituent, comme formant la classe la plus élevée de cet embranchement.
Les trois régions principales dont ils sont extérieurement formés, c’est-à-dire la tête, le thorax et les divers anneaux de l’abdomen, sont, ainsi que les pattes et les ailes, soutenues par une substance dure, de nature particulière, à laquelle les chimistes donnent le nom de chitine.
La bouche des insectes présente une grande diversité dans la disposition de ses parties, suivant que ces animaux broient leur nourriture ou qu’ils la pompent par succion ; mais on y retrouve toujours les mêmes éléments anatomiques.
Il en est de même de leur corps, dont les anneaux formés d’un nombre déterminé de pièces ont ces articles variables dans leur développement respectif, ce qui détermine des modifications expliquant les innombrables différences dont le thorax des insectes et les autres parties de leur corps sont le*siége.
Les pattes des insectes possèdent à leur tour un nombre déterminé d’articles qui portent aussi des noms particuliers. Leur portion terminale est le tarse.
Le canal digestif de ces animaux est assez compliqué ; il a pour organes de sécrétion des tubes grêles, les uns hépatiques, les autres urinaires, rattachés à ce canal, et auxquels on a donné le nom de tubes de Malpighi (fig. 39 à 41).
Nul groupe d’animaux n’est aussi remarquable par la variété de ses instincts que celui des insectes. L’utilité que présentent certains d’enlie eux, le tort que beaucoup d autres nous causent, sont un nouveau motif pour les étudier avec soin, et à toutes les époques ils ont été de
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la part des savant s l’objet d’une observation attentive. Les recherches (ie Redi, de Reaumur, de de Geer, et celles de divers naturalistes plus lecents, ont donne lieu a des ouvrages pleins d’intérêt Classification des Insectes. - Geoffroy, auteur d’une Histoire des insectes qui vivent aux environs de ravis, est, avec quelques autres naturalistes du dernier siècle, le fondateur de la classification entomologique.
Dans sa méthode, les ailes ont été choisies comme fournissant les
Fig. 4-29. — Hanneton et ses métamorphoses.
caractères principaux ; il a également eu recours à la conformation de la bouche et aux métamorphoses. De là la répartition des insectes en plusieurs ordres, dont nous avons déjà donné les noms, mais sur les caractères desquels nous devons revenir.
La classification de Fabricius est différente de celle qu’ont proposée Geoflroy et de Geer, et que Latreille ainsi que la plupart des entomologistes actuels ont acceptée en lui faisant subir certaines modifica-
PRINCIPAUX GROUPES
lions do détail. Elle repose principalement sur la considération de la bouche, dont les parties sont en effet différemment disposées suivant que l'animal broie ses aliments, qu'il les suce ou qu .1 les prend d une manière encore différente.