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BRYOZOAIRES

et les individus d’une première génération ont souvent une forme trèsdifférente de ceux qui «appartiennent à la seconde. Celle alternance, constituant une sorfe de dimorphisme animal, donne l’explication de faits très-nombreux qu’on avait d’abord mal interprétés, et qui avaient, dans plusieurs circonstances, conduit à décrire, comme appartenant à des ordres ou même à des classes différentes, des animaux que l’on sait aujourd’hui constituer les deux formes de certaines espèces douées de ce double mode de génération.

Plusieurs genres d’annélides[syllis, myrianide(lig. 479, A), nais, etc.], les douves, de l’ordre des trématodes (fig. 484, c), les ténias (fig. 485) et autres vers rubanés, les polypes, de la classe des acalèphes, sont, comme les tuniciers de la famille des salpes ou bipliores, des animaux à génération alternante.

Les barillets de la Méditerranée (g. Doliolum ) appartiennent au groupe des tuniciers. Ils restent isolés les uns des autres à la manière des ascidies simples. Ces animaux semblent former la transition des mollusques aux cestes, callianires et béroés constituant la division des cténophores, que l’on classe parmi les polypytes.

Les barillets sont pélagiens ; ils sont aussi remarquables par la bizarrerie de leur forme que par la transparence de leurs tissus, et sous ce rapport ils ressemblent également aux acalèphes. Leur corps sert de refuge' à un petit crustacé édriophlhalme du genre phronyme, qui en est le parasite habituel.

Clnssc des Itryo/oaiiTS.

Celte classe termine l’embranchement des mollusques; les animaux qu’on y rapporte sont tous de très-petite dimension. Le plus souvent ils sont agrégés et vivent réunis en communauté.

La plupart présentent une assez grande analogie avec les tuniciers, mais leurs branchies (fig. 118 et 545), d’ailleurs placées en avant de la bouche, forment une sorte de panache, dont les filaments restent séparés les uns des autres, tandis que cellps des tuniciers représentent une véritable poche dont 1 ouverture est fort petite et simplement mamelonnée. Ce panache peut rentrer dans la gaine protectrice du corps ou se montrer à l’extérieur.

On a quelquefois pris les bryozoaires pour des polypes, et ils ont alors été réunis à ces animaux; mais leur forme binaire, l’état complet de leur tube digestif (fig. 545), l’apparence inarticulée de leur corps et leurs autres caractères principaux ont dû les faire reporter parmi (*)

(*) a> panache branchial; — l>, œsophage; — c, estomac; — cl, intestin; — c, anus; — f, œuf.

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