OR G AN K S
leurs organes (le relation ainsi que des particularités physiologiques en rapport avec la différence de structure de ces organes. G est par les fonctions de relation que les animaux se distinguent des plantes ; c’est par elles qu’ils leur sont supérieurs, et l’on trouve dans les organes qui servent à ces fonctions d’excellentes indications pour juger de leur supériorité ou de leur infériorité relatives.
Comparaison des organes de l’homme avec ceux des animaux. L anatomie, en comparant les organes de 1 homme avec ceux des animaux, se propose un double but elle cherche a constater les îessemblances que ces organes ont entre eux aussi bien que les dissemblances qui les caractérisent; elle essaye, en outre, d’en connaître le caractère réel et pour ainsi dire la nature propre.
11 y a plusieurs manières d’étudier les organes sous ce double rapport. On établit, par exemple, quelle est leur disposition particulière dans l’espèce soumise à l’observation et quels sont leurs usages dans cette même espèce, c’est-à-dire leur mode de participation aux phénomènes de la vie. Ce premier résultat obtenu, on recherche si chacun de ces organes de l’homme et de tel ou tel animal ne se reliou\e pas chez d’autres espèces; on établit alors sous quelle forme il y existe, sans se préoccuper uniquemept des fonctions qu il y remplit, on tache également d’apprécier les rapports de similitude qu ont entre eux les différents organes d’un même animal envisagé isolément, et 1 on établit, comme nous avons cherché à le faire plus haut, la classification des organes par catégories distinctes.
De là deux sortes de recherches ou d’observations : celle des organes analogues et celle des organes homologues.
Organes analogues et organes homologues. — Un organe du corps humain étant donné, il s’agit de constater s’il se trouve aussi dans le corps des animaux et quelles, sont les espèces chez lesquelles on le rencontre. Les données qui ressortent de cette comparaison sont un des buts principaux que se propose l'anatomie comparée; elles sont aussi d’une grande utilité pour la classification naturelle. En meme temps elles éclairent le physiologiste en lui montrant qu’un meme organe, suivi dans la série des espèces qui en spnt pourvues, depuis les moins parfaites jusqu’à celles qui se rapprochent le plus de l’homme ou à l’homme lui-même, suhit une série correspondante de modifications souvent comparables à celles que 1 on remarque en etudiant cet organe dans une même espèce, appartenant aux classes supérieures, depuis sa première apparition dans l’embryon jusqu a son développement définitif dans l’Age adulte et parfait. C’est ce qui a fait dire qu’un même organe examiné chez des espèces inferieure*, s y
montrait dans une sorte d’arrêt de développement, comparativement
à ce qu’il est dans les espèces supérieures, et qu il y restait a tous les ■Wos dans un état qu’on a même appelé embryonnaire, pour indiquer sa ressemblance avec la disposition quïl présente pend.nl la vif .mirautérine chez l’homme ou chez les animaux qui ressemblent le plus