FONCTIONS OUI Y CONCOURENT
à>ro l’exercice régulier des fonctions; mais il arrive toujours, après un certain temps, que des (roubles fonctionnels et l’altération des instruments de la vie, c’est-à-dire des organes, fonL tomber chaque individu dans une sorle d’état de langueur et le conduisent à la décrépitude par le ralentissement naturel des fonctions. La mort est la conséquence plus ou moins prochaine, mais constante, de ce nouvel état de choses.
On appelle fonctions de nutrition l’ensemble des actes physiologiques qui concourent à l’accroissement des corps vivants et entretiennent leurs organes dans un état permanent d’activité. Ces différents actes et les instruments qui les accomplissent peuvent être groupés dans plusieurs catégories secondaires, qu’il est convenable d’étudier séparément.
Ainsi, chez les êtres organisés les plus simples, tels que les animaux et les végétaux de structure purement cellulaire, tous les actes nutritifs se réduisent à des phénomènes osmotiques (absorption et exhalation), dont ces cellules sont le siège. 11 n’y a pas chez eux d’organes particuliers pour les différentes fonctions dans lesquelles la nutrition se divise au contraire chez les êtres plus parfaits. L’échange des liquides et celui des gaz nécessaires à l’entretien de la vie ou rejetés par elle s’opèrent ici à travers les seules parois des cellules.
Toutefois il n’en est pas ainsi dans la très-grande majorité des animaux, et si leurs divers éléments histologiques exécutent des phénomènes comparables à ceux qui suffisent aux espèces les plus simples, l’ensemble de leur corps se compose d’organes qui exercent des fonctions à part, souvent très-compliquées, dont chacune concourt d’une manière particulière à l’exercice de la vie. Le travail nutritif se trouve ainsi subdivisé et réparti entre plusieurs systèmes d’organes différents, exécutant séparément une partie des fonctions dévolues à l’être lui-même, et c’est de l'ensemble de ces fonctions combinées que résulte la vie de ce dernier. Cet ensemble acquiert une grande complication chez l’homme (fig. 28), ainsi que chez les animaux qui se rapprochent le plus de lui. Dans ce cas, cependant, la vie des cellules élémentaires dont les membranes et les parenchymes organiques sont formés n’est pas moins facile à constater, si l’on procède habilement à cette recherche, que dans les espèces chez lesquelles l’organisme conserve à tous les âges sa simplicité primitive.
Le tube digestif est plus spécialement chargé de l’élaboration des aliments. Les animaux en retirent les matériaux utiles à l’accroissement des différentes parties de leur corps ou au renouvellement des éléments dont ce corps est constitué. D’autres parties exécutent le transport, depuis les intestins jusqu’aux organes circulatoires proprement dits, de principes que la digestion a séparés des aliments, et la fonction des vaisseaux sanguins est particulièrement de porter dans les différentes régions de 1 économie le sang nécessaire à l'activité des organes, aux sécrétions diverses, etc., ou de le conduire à des organes spéciaux