NUTRITION
(jui lui permettront d’échanger contre de l’oxygène l’acide carbonique produit par la combustion du carbone dans les divers (issus, ou enfin de le débarrasser, par la sécrétion urinaire, de l’excédant des substances azotées qui s’y sont accumulées. De là plusieurs séries de fonctions et concurremment aussi plusieurs séries d’organes qui demandent, pour être bien compris, un examen particulier.
Division des fonctions nutritives et de leurs organes en plusieurs groupes principaux. — On donne le nom de digestion à l’action exercée par les animaux sur les aliments, soit solides, soit liquides, que ces êtres se procurent pour subvenir aux besoins de leur nutrition.
Chez le plus grand nombre, la digestion a lieu dans le canal digestif ou tube intestinal, qui se partage dans beaucoup de cas en une suite d’organes dont la disposition et les principaux caractères varient d’ailleurs avec le régime spécial des espèces ou le rang que chacune d’elles occupe dans l’échelle zoologique. C’est donc par l’étude de la digestion qu’on doit commencer celle des fonctions de nutrition, puisqu’elle fournit les matériaux que l’organisme devra consommer.
La circulation qui en est la conséquence reçoitces matériaux nutritifs, devenus assimilables, pour les ajouter à la masse du fluide nourricier, c’est-à-dire au sang. Elle a aussi pour but de promener ce liquide dans toutes les parties du corps, pour réparer les pertes qu’elles ont subies, et de ramener des différents organes dont l’animal est formé les matériaux inutiles ou viciés dont, sans cette opération, ils resteraient engorgés au préjudice de la vie. Son rôle est par conséquent multiple. Aussi a-t-elle à sa disposition des organes de plusieurs sortes : les vaisseaux artériels, les vaisseaux capillaires, les vaisseaux veineux, le cœur, les vaisseaux chylifères et les vaisseaux lymphatiques.
Deux autres fonctions essentielles à la nutrition s’ajoutent à la digestion et à la circulation : ce sont la respiration et la sécrétion urinaire. mieux appelée urination. L’une et l’autre opèrent l’épuration du sang qui a servi à la nutrition et le débarrassent des principes inutiles dont il s’est chargé pendant son passage à travers les tissus. Ces principes résultent en partie de la combustion, à l’aide de l’oxygène fourni au sang, du carbone entrant dans la composition des substances organiques dont l’économie est formée; de là vient que le sang est chargé dans une portion de son trajet d’une quantité notable d’acide carbonique. Les autres principes du sang vicié par l’activité vitale ont pour origine la transformation des substances quaternaires en urée ou en acide urique, c’est-à-dire en une substance qui va bientôt se résoudre en eau, en acide carbonique et en ammoniaque.
Des organes spéciaux sont presque toujours chargés de l’accomplissement de ces deux fonctions, respiratrice et urinaire, qui se complètent l’une par l'autre.
Dans les organes respiratoires (poumons, branchies ou trachées) s'opère l’échange de l’acide carbonique dont le sang s’est chargé, contre