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DE LA CIRCULATION ET DE SES ORGANES

Aperçu général sur cette fonction. — Le corps de l’homme et celui des animaux se composent de l’association de deux sortes de parties qui paraîtraient bien différentes les unes des autres si on ne les envisageait que sous le rapport de leur consistance. Les premières sont solides, formées par les tissus dont nous avons déjà parlé (p. 32), et disposées sous la forme d instruments ou organes ayant chacun un rôle dans les manifestations vitales; on les regarde comme étant plus spécialement les agents de la vie. Les secondes sont liquides; au lieu d occuper une place toujours identiquement la même, elles doivent a leur fluidité la possibilité de s épancher entre les organes, d’en pénétrer

CIRCULATION

la substance pour les imprégner et de s’y renouveler incessamment, parce que leurs particules se déplacent en roulant les unes sur les autres. Il y a une circulation plus ou moins active de ces lluides. Leitains d’entre eux, et en particulier le sang, sont promenés dans les différentes parties du corps dont ils parcourent le parenchyme. Leui action sur les matériaux solides de l’organisme, ou organes proprement dits, est considérable; la nutrition trouve en eux un auxiliaiie indispensable.

Cependant les liquides de l’organisme ne restent pas, comme on pourrait le croire, à l’état de simples principes chimiques qui seraient mis à la disposition des parties vivantes. Il ne leur suffit pas, pour exécuter leur rôle, d’être formés de ces principes, ni d en contenir en proportion considérable pour être en état de fournir des matériaux nouveaux à la substance des organes. Ils sont toujours doués, dans quelqu’une de leurs parties, d’une certaine organisation, et 1 on a trome en général des cellules, c’est-à-dire des éléments histologiques tout à fait analogues à ceux dont l’anatomie microscopique nous démontre la présence dans les organes proprement dits. Ce sont en effet, a certains égards, de véritables organes, et, en réalité, la grande différence

qui les distingue des instruments vitaux auxquels nous réservons ordinairement ce nom tient surtout à ce que, dans les liquides organises, les cellules restent dissociées et mobiles, et qu’elles sont maintenues pu suspension au sein d’un liquide abondant : ce qui leur permet de rouler les unes sur les autres lors de la circulation de ces liquides et

de changer incessamment de place.

Le sang est de tous les liquides vivants le plus abondant et celui qui remplit ie rôle le plus indispensable. Les cellules qu'il renferme 1 ont fait comparer aux tissus proprement dits: ce sont les corpuscules ^ cj lobules sanguins qu’il charrie avec lui dans sa marche a travers les autres organes; ils forment sa partie solide et organisée. Le serumon mieux le plasma sanguin , substance à la fois riche en se s inorganiques, en principes ternaires et en principes quaternaires, est la partie liquide du sang; U est dépourvu de véritable organisation. Le sang pourrait être défini un organe mobile visitant incessamment tous les autres

parce que tous ont quelque chose à lui emprunter pour u' i e J*

leurs fonctions. La fluidité devait seule lui permettre . al oindre ce but, et depuis longtemps on l’a appelé de la clian cou an e, ^ q montre bien que l’idée que l’on s’en fait a présent est om < • 1

velle dans la science.

Différentes sortes de circulations. — Après avoir étudie les p u non t. digestifs et la préparation dans le canal intestinal des divers pnm ipes utiles à l’organisme, l’ordre naturel des phénomènes physiologiques nous conduit à traiter du sang et des actes, si multip es chez l’homme et chez beaucoup d’espèces, mais si simples compara lx onl< 11 "s animaux inférieurs, qui assurent la circulat.on ,1e ce flu.de travers toutes les parties du corps : c’est la circulation sanguine ou

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