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rente de celle des poissons. Leur cœur, en général unique comme celui de ces vertébrés inférieurs, est placé non plus sur le cours du sang chargé d’acide carbonique, mais sur celui du sang oxygéné; d’où 1 on doit conclure qu’il répond au cœur gauche des vertébrés supérieurs.

Chez les céphalopodes les deux systèmes du sang oxygéné et du sang chargé d’acide carbonique sont séparés l'un de l’autre.

GOEUIt.

i-tanl séparée par une cloison presque complète; mais colle cloison

est encore percée de quelques trous, même dans l’Age adulte.

Fig. 8i. — Cœur et principaux vaisseaux du LépUlosirène d’Afrique [genre Protoptère (*)].

Chez les tortues la communication des deux cavités droite et gauche est entièrement libre ; il en est de même pour les sauriens, les ser-

Fig. 85. — Cœur et principaux vaisseaux Fig. 8(>. — Cœur et principaux vaisseaux du Crocodile (**). de la Tortue (***).

ponts et les batraciens. Chez ces animaux, il n’y a plus qu’une seule cavité ventriculaire, comme si deux demi-ventricules, appartenant

(*) a. b, artères branchiales ; — b. a, bulbe artériel; — o.d, oreillette droite; — o.q, oreillette gauche ; — v, ventricule unique -, — v.c, veine cave inféri cure ;— v. c\ v. c", veines caves inférieure et supérieure ; — v. p, veine pulmonaire ; — v, ventricule du cœur.

(**) a’a’ vci,lcs c“'es; — b, oreillette droite; — c, ventricule droit; — d, ventricule gauche; — e, veines pulmonaires; — f, oreillette gauche; — h, aorte; — h', son tronc brachio-céphalique;— i, canal artériel allant du ventricule droità l’aorte descendante.

(* (**)f*> a> veines caves; b, oreillette droite; — c et <7, ventricules" droit et gauche réunis; d, d, artères pulmonaires; — e, e, veines pulmonaires; — f , oreillette gauche;

n, aorte, i, canal artériel persistant sous forme de seconde aorte; — I:, sa jonction avec l'aorte descendante.

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l’un au cœur droit et l’autre au cœur gauche, étaient restés incomplets et. s’étaient soudés ensemble pour n’en former qu’un seul. 11 en résulte que les deux sangs se mêlent dans cette cavité ventriculaire commune.

Fibres du coeur. — Les fibres musculaires du cœur sont plus abondantes aux ventricules de cet organe qu’aux oreillettes, et leur disposition y est assez compliquée. Elles sont entrecroisées sur certains points, enroulées en spirale sur d’autres, et susceptibles d’être partagées en deux ordres principaux. Les unes ( fibres unitives) sont communes aux deux ventricules qu’elles enveloppent comme d’un sac musculaire adhérant à la face interne ou viscérale du péricarde; les autres sont particulières à chaque ventricule pris isolément : ce sont les fibres propres. Ces deux systèmes de fibres sont de nature striée.

Les battements du cœur sont le signe des contractions qu’il exécute pour donner accès au sang dans ses cavités ou le chasser dans les deux systèmes artériels. On y distingue la diastole ou dilatation, et la systole ou contraction. Dans la dilatation, le cœur fonctionne comme pompe aspirante; il agit au contraire comme pompe foulante pendant sa contraction. On compte en moyenne, chez l'homme, de 70 à 75 contractions ou battements par minute; mais il y en a davantage chez les enfants, et les oiseaux en ont jusqu’à 140. Les poissons, animaux dont la vie est moins active, n’en ont pas plus de 20 à 24.

C’est le nombre de ces battements qui détermine celui des pulsations; il varie avec l’état de santé et les diverses autres conditions de la vie. A une grande hauteur au-dessus du niveau de la mer, le nombre en est plus considérable qu’à l’ordinaire; on a constaté qu'il pouvait être de 110 à une altitude de 4000 mètres.

Les deux oreillettes se contractent simultanément, et il en est de même des ventricules.

La force de propulsion du cœur a été mesurée pour quelques animaux. On a.vérifié que la pression à laquelle elle soumet le sang des artères fait équilibre, chez le cheval, à une colonne mercurielle de 0"’,140, et chez le chien à une colonne de 0m,084.

Le cœur n’est en réalité qu’une modification spéciale du système vasculaire destinée à produire defortes contractions ayant pour but de chasser le sang dans les artères, et il agit successivement comme une pompe aspirante et foulante. 11 existe chez tous les animaux vertébrés et on le retrouve dans beaucoup d'invertébrés. Toutefois, le branchiostome, que nous avons déjà signalé comme étant le dernier des poissons, a le cœur remplacé par un simple point pulsatile, (.liez ce poisson, il existe, par compensation, des points également contractiles sur d'autres parties du système vasculaire, mais ce ne sont pas davantage de véritables cœurs.

Valvules du coeur. — Des valvules, c'est-à-dire des membranes destinées à assurer le cours du sang et à l’empêcher de refluer vers les oreillettes pendant les contractions de chaque ventricule qui

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