‹ Éléments de zoologieChapitre 4 sur 184 · NOMENCLATURE · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE

elc., cl l’on

Caris appartiennent le loup, le chacal, l’isatis, le renard •issocie sous la dénomination générique de Fehs le tigre, le lion(fig. J), la panthère (fig. 10), le jaguar (fig. 11), le couguar (fig. 12), l’ocelot, le

Fig. 11. — Jaguar d’Amérique.

chat sauvage de nos forêts, le chat domestique, etc. ; de même pour les espèces du genre Quercus et pour tous ceux dont se composent le règne animal et le règne végétal.

Dans la nomenclature telle que Linné l’a définitivement établie, et qu’on appelle à cause de cela nomenclature linnéenne , chaque espèce

Fig. 12. — Couguar.

reçoit deux noms : l’un générique ( Canis , Felis, Quercus , etc.), qui conserve sa valeur substantive; l’autre spécifique ou qualificatif. Les espèces du genre Canis ont toutes le même nom générique, et chacune d’elles reçoit un nom spécifique qui lui est propre. De même pour celles du genre Felis : Felis tigris est le tigre; Felis leo, le lion; Felis

ESPECES

P°tdus' la panthère ; Faits onça , le jaguar; Felis puma , le couguar. Le Quercm robur des botanistes est le chêne blanc ou chêne ordinaire; o Juercus ilex, 1 yeuse ou chêne vert, elc. ; et l’on procède ainsi pour a dénomination de toutes les espèces, soit vivantes, soit fossiles, propres a tous les autres genres, quelle que soit la manière dont on établit les caractères de chacun de ces genres et le nombre des espèces qu on y rapporte.

Remarquons seulement que le besoin d’une nomenclature plus rigoureuse et un examen plus approfondi des caractères distinctifs propres aux especes et aux genres de l’un et de l’autre règne a conduit les naturalistes à restreindre l’étendue des genres, tels qu’on les entendait autrefois, et que les anciens genres de Linné, souvent appelés genres linnéens, répondent plutôt aux familles naturelles des auteurs modernes qu’a de simples coupes génériques.

Quoi qu il en soit, la réunion des espèces qui se ressemblent le plus entre elles forme les genres, et l’association de ceux de ces genres qui ont egalement des caractères communs, d’une valeur supérieure à ceux qui les constituent comme genres, forme des tribus, des familles ou des ordres, suivant l’importance des particularités communes à chacune de ces nouvelles associations. Les genres d’une même famille se ressemblent habituellement par certaines de leurs propriétés ou par leurs aptitudes, et ces nouvelles analogies servent aussi à les définir et a en confirmer la distinction. Il y a des règles pour la nomenclature de ces divisions, mais malheureusement les zoologistes ne s’astreignent pas toujours à les suivre comme le font les botanistes.

Cependant les noms de tribus reçoivent souvent une terminaison en ms ou zens (ini en latin); Exemple : Félins ou Fèliens [Felini) pour les animaux de la tribu des Chats ou Felis. Les noms des familles sont à leur tour terminés en idés (zdœ en latin); exemple : Equidés ( Equidœ ), la famille des Chevaux et genres voisins. Au-dessus sont les ordres , puis les classes , et les associations réunissant plusieurs classes constituent des gioupes plus élevés encore dans la hiérarchie zooclassique, groupes auxquels on donne le nom de types ou embranchements. Les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les batraciens et les poissons forment autant de classes ; leur ensemble constitue l’embranchement des Vertébrés. Les insectes, les arachnides, les crustacés, etc., sont les classes qui forment l’embranchement des Articulés, et chacun des autres embranchements nommés Mollusques, Radiaires ou Protozoaires, i csulte aussi de 1 association de plusieurs classes distinctes.

Hybrides. Il arrive a quelques espèces rapprochées les unes des autres par leurs caractères de se mêler entre elles et de donner des hybrides on métis. Quoique ces métis proviennent en général d’espèces congénères, ils sont le plus souvent inteconds, et, lorsqu'ils peuvent se reproduire, la forme intermédiaire aux deux espèces intervenantes que donnent ces rapprochements ne saurait se perpétuer au delà de quelques générations : c’est ce qui a été observé pour les hybrides du

CARACTÈRES DES ANIMAUX

chien et du loup et pour beaucoup d’autres. Mais le plus souvent la variété hybride cesse avec les premiers hybrides produits. Il en est ainsi du mulet, résultant de l’union de deux individus appartenant l’un à l’espèce du cheval, l’autre à l’espèce de l’âne. Les mulets ne se multiplient pas entre eux et ils ne forment pas de race; on ne cite qu’un très-petit nombre d’exemples de mulles qui aient produit.

Il est inutile d’ajouter que, dans la majorité des cas, la procréation des hybrides est le fait de l’intervention de l’homme, et que c’est .surtout chez les animaux captifs, plus particulièrement chez ceuxqui sont domestiques, qu’on l’observe ; cependant on trouve parfois dans la nature des oiseaux hybrides, principalement dans la famille des Canards, et il y a aussi des poissons hybrides; ils sont de la famille des Cyprinidés et de celle des Salmonidés.

Un des hybrides les plus curieux que l’on ait obtenus dans la classe des Mammifères est celui du lion et du tigre.

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