BRANCHIES
ment, grâce à la présence des opercules qui les protègent, ouvertures
par lesquelles l’eau s écoule au dcliois.
Les branchies de certains poissons résistent plus que celles de certains autres à la dessiccation lorsque l’on sort ces animaux de l’eau ; cela tient en grande partie à la dimension des ouies, qui laissent écouler ou évaporer, dans un temps plus ou moins long, le liquide nécessaire à l’accomplissement de leurs fonctions. Les anguilles, qui ont les ouïes fort petites, comparativement aux carpes, et possèdent ainsi une sorte de poche branchiale, meurent moins vite que ces dernières quand on les laisse exposées a 1 air. Les carpes, a leui loui, résistent plus longtemps que les aloses ou les harengs, parce que chez ces derniers les orifices des ouïes ont une étendue plus grande.
Il existe des poissons qui sortent volontairement de 1 eau, comme le font parfois les anguilles, et viennent, jusque sur les arbres pour y
Fig. lit. — Pobjptère encore pourvu de ses branchies externes.
saisir des insectes ou d’autres aliments : ce sont les anabas, qui vivent aux Indes (fig. 113). Ils doivent cette faculté à la présence, au-dessus de leurs branchies, de lacunes celluleuses et labyrinthiques, creusées dans les os du crâne. Cette disposition bizarre leur permet de conserver une certaine quantité d’eau chargée d’air, qui, tombant goutte à goutte sur les branchies, soustrait ces organes à la dessiccation. Les poissons qui présentent cette particularité forment la famille des pharyngiens labyrinthiformes de Cuvier. Le gourami, espèce de l’Inde et ' de la Chine, qu’on a réussi à acclimater à file Maurice, appartient à cette division; le macropode est aussi du même groupe.
Chez les polyptères, il y a pendant une partie de la vie des branchies supplémentaires qui sont extérieures (fig. 114); cela se voit aussi chez les très-jeunes plagiostomes (raies et squales).
Le nombre des ouïes des poissons n’est pas toujours limité à deux. Chez les plagiostomes et les cyclostoines il est de cinq, ou même de sept dans quelques espèces. Dans les lamproies (fig. 115), ces orifices rappellent les trous d’une flûte. Les branchies de ces animaux ont une disposition différente de celle qui caractérise les poissons ordinaires.
La partie persistante des branchies des plagiostomes est adhérente a la membrane de la cavité branchiale de ces poissons, ce qui les a fait appeler des branchies fixes; et chez les cyclostomes (lamproies, etc.),
1G4 RESPIRATION
les cavités qui les renferment forment de grandes poches dans
Fig. 115. — Grande Lamproie.
lesquelles l’eau peut s’amasser (fig. 81). Nous avons déjà dit que 1rs
Fig. 1 IG. — Anatomie de la Unie (*).
cyclostomes étaient, comme les plagiostomes (fig- {ïeb Poiï,*on-
nourvus de plusieurs paires d’ouïes. . .
Beaucoup d'animaux invertébrés vivent dans l eau et îespiren . •
(♦) «, narines ; - b, bouche et dents des deux nlAchoires;-c | branchies ****?£
chics du côté droit.