BRANCHIES
par des branchies. La plupart des mollusques sont dans ce cas; mais leurs organes de respiration, au lieu de dépendre de la cavité buccale comme ceux des vertébrés, sont de simples modifications, soit en peignes, soit en houppes ou en panaches, de la peau extérieure. Cependant ils ne sont pas toujours flottants au dehors, et dans beaucoup d'espèces des cavités spéciales sont destinées à les abriter. Les mollusques présentent d’ailleurs de grandes différences dans la disposition de leurs branchies. On en a tiré des caractères fort utiles pour la classification des nombreuses familles de cet embranchement.
Les seiches, les poulpes et les calmars n’ont qu’une seule paire de branchies (fig. 117), tandis que le nautile en a deux paires.
Certains mollusques gastéropodes ont été appelés pcclinibranches à cause de la disposition en peignes de leurs branchies (fig. 42, br), et
Fie. 117. — Sac et branchies du Poulpe (*).
Fig. 118. — Colonie de jeunes Cristatelles avec leurs panaches branchiaux.
plusieurs autres divisions tirent aussi leur dénomination de la disposition propre à ces organes.
Les lamellibranches (huîtres, moules, vénus), de la catégorie des bivalves, sont aussi dans ce cas, et c’est la forme lamellaire ou en peignes de leurs organes respiratoires qui leur a fait donner le nom sous lequel nous venons de les indiquer.
Chez les ascidies et autres tuniciers, les branchies forment un grand sac à parois réticulées situé au-devant de la bouche.
Les bryozoaires, comme les cristatelles (fig. 118), alcyonelles, plumatelles, eschares, etc., ont des filaments tentaculiformes également placés à l’entrée du tube digestif, mais qui restent séparés les uns des autres et forment un panache rétractile d’une apparence trèsélégante.
11 y a des mollusques complètement terrestres, comme les hélices
(*) «. partie de la tète ; — b, la branchie de sur la ligne médiane et rabattu en dehors; — par lequel les contractions du sac chassent 1 resserre.
droite visible apres que le sac a été fendu o, le bord libre du sac; — l, l’entonnoir eau servant à la respiration, lorsqu'il so
RESPIRATION
ou escargots et les limaces, qui respirent l’air atmosphérique, et d’autres, tels que les limnées et les planorbes, qui, tout en se tenant clans l’eau, ont, de même que les précédents, la respiration aérienne. Ceux-ci viennent à la surface du liquide chaque fois qu ils ont besoin d’air. Leur appareil respiratoire est également disposé en manière de poumons, et l’on dit qu’ils sont pulmonés. Voici quelle est la' disposition de leurs prétendus poumons : sur les parois de la cavité aérienne s’étend le réseau vasculaire, siège de l’hématose, ce qui constitue, pour ainsi dire, un état intermédiaire entre les branchies proprement dites et les poumons (fig. 25).
On trouve au contraire de véritables branchies chez les animaux articulés de la classe des crustacés ; il y en a même chez ceux qui vivent plus ou moins complètement à l’air, comme les crabes ter-
EiG. 119. — Partie antérieure du corps du Palêmon (*).
restres, les cloportes et quelques autres encore. D ailleurs les branchies des crustacés ne sont plus, comme celles des mollusques, de simples expansions de la peau. Ce sont des houppes de forme \aiiable, dépendant constamment des pattes de ces animaux. Celles des crabes, des écrevisses, des langoustes, des homards et des autres genres de décapodes sont placées à la base de ces organes ; mais une disposition particulière de la carapace leur fournit une sorte de cavité protectrice, et elles sont ainsi abritées contre la dessiccation lorsque les animaux dont nous parlons se tiennent hors de 1 eau. Dans ces di erents genres de crustacés, un mécanisme particulier fait circulei » liquide dans l’intérieur de la cavité branchiale. Ailleurs, comme chez les squilles, les branchiopodes, elc., la respiration s opère au mo>en des pattes elles-mêmes, qui sont alors garnies de prolongements en forme de soies ou de barbes comparables a celles qui forment es branchies plus parfaites des décapodes, et elles servent au même usage. 11 y a des crustacés très-inférieurs aux autres, qui sont entièrement dépourvus d’organes spéciaux de respiration. Les lernees,
/*) a rostre ; — />, partie du céphalothorax la plus voisine de l’abdomen : c, les deux
paires d’antennes; — il, premiers anneaux de l’abdomen; — f, branchies, visibles apres l’enlèvement d’une partie de la carapace ; — <j, partie postérieure de la cavité branchiale , — h, son orifice antérieur; — /, picds-màchoires.