TRACHÉES
espèces pour la plupart parasites des poissons, appartiennent à cette catégorie; leur respiration est purement cutanée.
11 existe aussi des branchies chez beaucoup d’animaux du sousembranchement des vers. Parmi ceux qui en possèdent, nous citerons les annélides de l'ordre des céphalobranches, ayant les branchies placées à la tète (amphitrites, serpules, etc.), et celles désignées par le nom de dorsibranches, signifiant qu’elles ont les branchies disposées en deux rangées de chaque côté du dos (néréides, arénicoles, etc.). Ici encore les branchies sont sous la dépendance des appendices du mouvement, et l’on reconnaît à ces appendices, lorsqu’ils sont complets,
Fig. 120. — Stigmates et trachées des Insectes (*).
une partie locomotrice constituée par des soies, une partie sensoriale formant une sorte de cirre tentaculaire, et une portion respiratrice ou réellement branchiale.
Enfin on peut considérer comme étant également comparables à des branchies certaines expansions cutanées qui servent à la respiration de différents zoophytes ; mais chez beaucoup d’animaux de cet embranchement et chez ceux, plus simples encore, qu’on en a séparés sous le nom de protozoaires, la respiration est essentiellement cutanée : il n’y a plus aucun organe particulier qui soit chargé de l’exécuter.
Trachées. —Les poumons, organes spéciaux de respiration aérienne, et les branchies, particulièrement appropriées à la respiration aquatique, ne sont pas les seuls instruments par lesquels cette fonction puisse s’exécuter chez les animaux. Dans les insectes, les myriapodes ou mille-pieds et une partie des arachnides, la respiration s’opère au moyen de trachées. Ces organes sont de longs tubes assez semblables
( ) A = les stigmates ou orifices respiratoires du Dytisque; vus en place, après l’enlèvement des ailes. - R = un de ces stigmates, très-grossi. — C = une trachée avec son fil dcroulable.