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en apparence à ceux qui portent le meme nom dans les végétaux, et on leur reconnaît aussi une membrane interne et une membrane externe, la première épidermoïde, la seconde fibreuse. Dans les trachées des animaux, ces deux membranes sont également séparées l'une de l’autre par une troisième, formée d’un fil s/iiral fort semblable au fil déroulable des trachées végétales et qui présente les
mêmes caractères apparents. Une pareille disposition est très-favorable à la circulation de l’air dans l’intérieur des trachées, parce qu’elle empêche ces organes de s’affaisser sur eux-mêmes.
Les trachées servent uniquement à la respiration aérienne, et l’on pourrait les comparer aux conduits aériens des poumons (arbre pulmonaire), qui resteraient séparés en rameaux distincts les uns des autres, au lieu de partir d'un tube unique, comme ils le font chez les vertébrés pourvus d’une trachée-artère.
Les trachées s’ouvrent au dehors par plusieurs orifices habituellement percés sur les parties latérales du corps et qui son! soutenus par un petit cadre résistant, auquel on a donné le nom de stigmate.
Le tube, qui part de chaque stigmate, se dirige dans l’intérieur du corps en s’y ramifiant, et il envoie ses rameaux aux différents organes pour porter au sang qui les baigne l’air nécessaire à l’hématose. Dans les espèces qui volent avec facilité, il existe
Fig. 1:22. — Appareil respiratoire «lu llanucton (*).
habilucllement sur le cours des trachées des dilatations constituant des chambres aériennes ou sacs pneumatiques. Elles ont sans doute les mêmes usages que les sacs à air des oiseaux, et il est à remarquer qu’elles ne s’observent pas encore chez les larves. Dans les parties où elles se renflent ainsi en forme de poches, les trachées n'ont pas de fil spiral. (*)
(*) a, b, c, les trachées du thorax; — y, les trachées de l'abdomen dont on a relevé la partie dorsale dd' ; — ni, l'anus.
Fig. 121. — Trachées et sacs aériens de l'Abeille.