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Au moment où certains insectes vont s’envoler, on les voit exécuter de larges inspirations destinées à remplir leurs trachées et à gonfler leurs sacs aériens; ce qui doit, évidemment, faciliter leur ascension et rendre leur respiration plus active pendant tout le temps qu’ils passeront dans l'air. C’est une analogie de plus avec ce qui a lieu pour la respiration des oiseaux.
Cette fonction acquiert donc, chez les insectes capables de voler, une activité bien plus grande que chez la plupart des autres animaux sans vertèbres, et qui dépasse sensiblement celle des larves ainsi que des insectes qui restent aptères, c’est-à-dire privés d’ailes.
Certains insectes vivent sous l’eau, et cependant ils respirent par des trachées.
Voici l’explication de cette apparente contradiction. Ou bien ces insectes viennent de temps en temps à l’air pour charger d’une petite quantité de ce fluide les poils de leur corps et ils s’en servent ensuite pour accomplir leur respiration, en faisant passer cet air dans leurs trachées ; ou bien ils ont sur les parties latérales du corps, ou à son extrémité, des appendices fort semblables à des branchies, qui absorbent l’oxygène de l’air dissous dans l’eau et le font parvenir aux trachées. Dans ce cas encore, la respiration reste semblable à ce qu’elle est chez les autres animaux de la même classe. On peut voir une semblable disposition chez les larves de certains névroptères; celles de plusieurs genres de diptères la présentent également.
L’argyronète ou araignée d’eau rentre au contraire dans la première condition ; elle est pourvue de poumons feuilletés et respire directement l’air. Elle construit une toile en forme de cloche et la remplit de ce gaz ; c’est sous l’eau, dans cette sorte d’appareil à plongeur, qu’elle se lient, épiant sa proie pour la poursuivre à la nage et rentrer ensuite dans sa demeure.
Ainsi que nous l'avons déjà dit, les myriapodes et plusieurs familles d arachnides, comme les faucheurs, les cliélifères et la nombreuse sérié des mites ou acariens, ont aussi des trachées ; mais il existe clic/ differents groupes appartenant aussi à la classe des arachnides des
nnfseVé0, ,'U fcul 'elue- >'enf«™és dans des espèces de sacs, qui savent de meme a la respiration aérienne. On les a regardés
comme elant des poumons, quoiqu'ils n’en aient pas la struclÜre, et
Fig. 123. — Stigmates et trachées de la Nèpe, insecte aquatique de l’ordre des Hémiptères.
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les espèces qui en sont pourvues ont reçu le nom d’arachnides pulmonées.ll y a de semblables organes chez les scorpions et chez toutes les aranéides ou araignées, quel qu’en soit le genre.
Toutefois, certaines araignées appartenant aux genres dysdère, ségestrie, etc., ont en même temps des poumons feuilletés et des trachées véritables, et, sous ce rapport, elles tiennent à la lois des arachnides pulmonées ainsi que des trachéennes.