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SÉCRÉTION URINAIRE

But de cette fonction. — La combustion du carbone faisant paitic des composés ternaires de l’organisme est un des principaux moyens employés par la nature pour entretenir l’activité des animaux et fournir à la dépense de leurs actes vitaux ; il en résulte une fonction importante que nous venons d’étudier sous le nom de respiration. On a comparé, non sans raison, la respiration envisagée au point de vue chimique, à la combustion de charbon employé pour assurer l’ébullition de l’eau dans les machines à vapeur. En effet, chez les animaux, le travail produit, et ce travail peut être aussi du mouvement, n est pas moins sous la dépendance de l’action comburante que dans l’exemple que nous venons d'emprunter a 1 industrie. Supprimez la combustion, et, dans un cas comme dans l’autre, le travail cesse

d’avoir lieu. .

Mais, dans l’économie animale, cette combustion de carbone n est

pas la seule opération à laquelle la vie doive avoir recours pour continuer à se manifester et assurer la production des forces qu elle met en jeu. Il y a, indépendamment des substances ternaires principalement consommées dans les phénomènes de respiration qui les réduisent en acide carbonique et en eau, des substances d un autie ou it , les substances azotées, dont la décomposition ne saurait donner lieu aux mêmes produits. C’est sous la forme de principes renfermant de l’azote combiné à de l’hydrogène que ces substances, dites plastiques ou quaternaires, doivent être rejetées au dehors. Après avoir fait partie de nos tissus, et avoir concouru à l’exercice des fonctions, elles donnent des résidus qui sont bientôt expulsés; 1 urine est e

liquide qui les entraîne au dehors.

Ce sont les reins qui sont les organes chargés de cette partie du travail physiologique, comme les poumons, les branchies, les trachées et à certains égards, le foie sont ceux auxquels est confiée 1 élimina-

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lion du carbone transformé en acide carbonique ; la fonction urinaire, ou Vvrination, devient ainsi une partie importante des phénomènes généraux de la nutrition. Elle est à la consommation des substances azotées ou plastiques ce que la respiration est à celle des substances ternaires; aussi doit-on la considérer comme une des manifestations les plus importantes d£ la vie.

L’urine contient, dans la plupart des animaux, de l’eau en grande quantité, el elle constitue un produit habituellement liquide. Celle de l’homme et des mammifères est particulièrement dans ce cas, et il en est de même pour celle de quelques oiseaux ainsi que pour celle des tortues, des batraciens et des poissons ; mais celte sécrétion est presque toujours épaissie et comme pultacée chez les oiseaux. Les crocodiles, les sauriens et les serpents l’ont plus consistante encore.

C’est par l’urine que les liquides introduits dans l’organisme sous la forme de boissons sont expulsés après que l’absorption stomacale les a mêlés au sang, ce qui explique la quantité considérable d’eau que contient l’urine des mammifères, ou celle de certains reptiles, tels que les chéloniens et les grenouilles.

Elle peut renfermer un grand nombre de substances différentes les unes des autres, suivant les conditions variables de la digestion ou les absorptions diverses qui se sont opérées par les poumons ou à travers la peau. Personne n’ignore qu’elle acquiert une odeur tout à fait spéciale lorsqu’on a mangé des asperges ; cette odeur est due à 1 asparagine, principe organique particulier renfermé dans le tissu de ces végétaux. L’essence de térébenthine donne à l’urine une odeur de violette. On retrouve aussi, au bout de très-peu de temps, dans l’urine, des traces reconnaissables de certains médicaments, et différentes affections peuvent, à leur tour, modifier sa composition. Dans le diabète, elle s’additionne d’une quantité considérable de sucre, et, dans l’albuminurie, l’albumine du sang filtre avec elle, ce qui affaiblit la constitution. Si- un malade est atteint de la jaunisse, son urine est au contraire chargée en quantité considérable du principe colorant de la bile.

Mais ce ne sont là que des conditions en réalité exceptionnelles; et l’urine normale ne renferme du sucre, de l’albumine ou de la bile qu en très-faible proportion. L eau, qui en lorme la plus grande partie, lient en dissolution divers sels extraits du sang, et, de plus, un principe azoté spécial, qui est Y urée. Comme nous l’avons déjà fait entrevoir, cette substance provient essentiellement des éléments quaternaiies du sang, elle résulte de la mise en œuvre des composés azotés qui en forment la partie plastique. Comme l’urine opère en outre l’élimination de l’eau en excès dans le sang, on s’explique comment sa masse augmente lorsqu’on prend des boissons en plus grande quantité: elle devient surtout abondante si la température peu t( \(,o e air ou I humidité dont cet air est chargé font obstacle a a lanspuation. Le rejet, pari urine, de la partie superllue des bois-

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sons, s’opère, comme chacun peut en faire la remarque, assez peu de temps après leur ingestion.

L’urée est une sorte d’alcaloïde qui peut entrer en combinaison avec plusieurs acides et. former des sels dont elle constitue alors la base. Dans l’urine, elle est associée à un principe, d'une composition peu différente de la sienne, qu’on appelle acide urique.

Cet acide urique et cette urée sont ordinairement en proportion inverse l'un de l’autre ; c’est le premier de ces corps qui forme, en se déposant, les petits cristaux de couleur ambrée des urines acides. Un régime essentiellement animal augmente la quantité d’acide urique.

L’acide urique existe en grande abondance dans l’urine des serpents et des autres animaux chez lesquels cette sécrétion est de consistance plus ou moins solide. Celui de l’urine des mammifères est ordinairement uni à de la soude (urate de soude).

L’urine de certains animaux fournit encore d’autres principes d une composition assez analogue, mais différente cependant par la proportion des éléments qui les constituent: tel est l 'acide hippurique, particulier à l’urine des herbivores. On l'a d'abord signalé dans celle des chevaux, ce qui lui a valu son nom. Il se développe en plus grande abondance chez les chevaux qui fatiguent que chez les autres; c est sa présence qui rend leur urine trouble, tandis que celle des ehe\aux mieux soignés et qui sont depuis quelque temps au repos rede\ient limpide.

Les produits spéciaux de l’urine ont été comparés, par leur composition chimique, à du carbonate d ammoniaque, ou mieux encoie, à du cyanate d’ammoniaque, corps à l’aide duquel on a pu les reproduire artificiellement.

L’urine s’altère rapidement au contact de l’air, et elle entre en putréfaction. L’urée en particulier s’y décompose en bicarbonate d ammo-

niaque.

Les principes organiques de l’urine (urée, acide urique, etc.) exislent tout formés dans le sang des animaux, et ils y sont en quantité variable, suivant les conditions de 1 alimentation ou de la santé. Le rein ne fait que les en retirer, comme le poumon extrait 1 acide caibonique, mais sans en opérer la formation. Gelaest facile a démontrei en arrachant les reins à un animal ou en lui liant les artères rénales. On constate alors que l’urée s’accumule dans son sang absolument comme le ferait l’acide carbonique, si c’était des poumons qu ont eut privé. L’urine sert aussi de véhicule pour 1 élimination des substances salines de l’organisme, et certains sels minéraux qu on y observe, tels que les phosphates, etc., proviennent également du sang. On s est autrefois servi de l'urine pour la fabrication du phosphore.

Les principes salins de l’urine combinés avec ses principes organiques sont l’origine des pierres ou calculs qui se développent accidentellement dans la vessie, soit chez l’homme, soit chez les animaux. La gravelle a aussi la même cause.

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L’enveloppe cutanée, ou la peau exlerne, concourt dans certaines limites à l'excrétion de l'urée, comme elle facilite aussi les fondions respiratoires; c’est particulièrement à l’aide de ses glandes dites sudoripares qu'elle remplit ce rôle : aussi a-t-on constaté la présence d'une pelile quantité d’urée dans la sueur.

Appareil urinaire. — Chez l’homme et chez les animaux mammifères, l’appareil destiné à la sécrétion de burine et à son transport au dehors de l'économie acquiert un degré de perfectionnement bien supérieur à celui qu’il a dans les autres classes. Indépendamment de la double glande conglomérée constituant les reins (vulgairement appelés rognons), glande dans laquelle s’opère la filtration urinaire, on constate chez ces animaux la présence de deux canaux émergents, un pour chaque rein : ce sont les uretères. Ces canaux aboutissent l’un et l’autre à un réservoir commun dans lequel s’amasse l’urine. Ce réservoir est formé par une membrane muqueuse; il constitue la vessie el verse au dehors, mais par intervalles et au gré de l'animal, l’urine qui s’y est accumulée, en la faisant passer par un canal unique qui est V urèthre.

Structure des reins. — Les reins méritent d’être étudiés dans quelques-unes des particularités de structure qui assurent l’exercice de

Eic. 124. — Structure du rein du Mouton, coupc verticalement par sa partie médiane (*).

tic. 125. — Portion très-grossie de la substance du rein (**).

1 importante fonction dont ils sont chargés. Ces organes, bien que situés dans la cavité de l’abdomen, restent en dehors de la séreuse péritonéale; ils sont placés entre elle et les muscles de la face antéi ieure des lombes. Leur lorme la plus ordinaire, dans les mammifères, est bien connue d’après celle qu’ils ont dans le mouton; mais, chez

(*) a, substance corticale; b, substance tubuleuse comprenant les tubes dits de Bcl- 1 1 n 1 e t ceux dits de Ferrcin ; - c, pyramides; - d, calices; — e, bassinet; — f, partie supérieure de l’uretère.

■ a’.c0ri)usculcs (lc Malpighi ;— tubes urinifères dits: a', tubes de Ferrcin et b, tubes de Bellini .

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divers animaux de la même classe, ils sont multilobés, particulièrement chez ceux dont, la vie est aquatique. Ceux de presque tous les cétacés et des phoques semblent être multiples, et dans les haleines ainsi que dans certaines espèces de la famille des dauphins on pourrait compter plus de cent de ces rénules pour chaque rein. C'est encore là un de ces faits si fréquents en anatomie comparée, qui s’expliquent par le principe des arrêts de développement, et nous pouvons y avoir recours pour essayer de mieux comprendre les reins réniformes et

indivis, c’est-à-dire de forme ordinaire , tels qu’on les voit dans le reste des mammifères.

Chez ces derniers, parmi lesquels se place notre propre espèce, les lobules constitutifs de chacun des reins, ou les rénules primitivement séparés desquels résultent ces organes, se confondent vers l’époque de la naissance en un rein unique pour chaque côté. Mais on retrouve encore dans cet organe la trace des parties dont il était primitivement formé, et dans certaines espèces les reins des jeunes sujets sont même multilobés pendant le premier âge.

Si l’on ouvre longitudinalement et par son milieu un rein, il se montre formé d une association de cônes appelés pyramides, à cause des saillies ayant l'apparence de sommets mamelonnés qui les terminent à l’intérieur de l’organe. Ces sommets en pyramides aboutissent aux calices ou premiers réceptacles membraneux de l’urine qui suinte par leur surface, et les calices conduisent immédiatement le produit de la sécrétion rénale dans le bassinet. Celui-ci ressemble à une sorte d’entonnoir également membraneux, résultant de la réunion des calices et formant le commencement de l'uretère.

On distingue dans le rein, ouvert comme nous 1 avons supposé tout à l’heure (fig. 124), deux substances, l’une extérieure ou corticale, et l’autre intérieure ou profonde, constituant plus spécialement les soinmets pyramidiformes déjà indiqués, c’est-à-dire autant de rénules habituellement confondus en un seul rein au lieu de rester séparés comme ils le sont chez les cétacés.

La substance des pyramides est essentiellement tubuleuse, et ced par l’extrémité de ses tubes, dits tubes de Bellim , que 1 urine sécrétée s’épanche dans les calices pour être transmise goutte a goutte au bassinet. 11 y a aussi des tubes dans la partie corticale ou superficielle; ils sont en communication par une de leurs extrémités avec ceux de Bellini ; on les nomme tubes de Ferrein. Leurs canalicules sont en (*)

Fig. 126. — Portion du rein d’un Dauphin, pour montrer la dissociation de ses lobules (*).

(*) a, aorte descendante fournissant l’artère rénale; — b, artère rénale; — d, grappes formées par les lobules rénaux; c, metère.

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partie flexueux, et ils aboutissent par leur extrémité périphérique à ce qu’on nomme les granulations de la substance rénale, ou les corpuscules de Malpi ghi.

Ces corpuscules ou granulations sont enveloppés d’autant de petits pelotonnements de vaisseaux capillaires destinés à séparer l’urine du sang et ils la transmettent par exosmose aux luîtes urinifères de Ferrein, qui la conduisent eux-mêmes aux tubes droits de Bellini, d’où elle sort en suintant par le sommet des pyramides, et tombe dans les calices pour arriver au bassinet et passer de là dans 1 uretère correspondant. C’est alors qu’elle entre dans les voies urinaires proprement dites, qui commencent en effet aux calices et au bassinet, et se continuent par les uretères, la vessie et l’urèthre.

En dernière analyse, chacun des reins de l’homme est composé de plusieurs rénules intimement soudés entre eux, et dont les sommets ou pyramides nous rappellent la séparation primitive. Ces glandes, en apparence si difficiles à bien comprendre, ne sont donc qu’un amas de cryptes ou glandules tubiformes très-nombreuses et d’une trèsgrande finesse, mises en rapport par leur extrémité fermée avec des capillaires sanguins dont elles tirent directement l’urine.

On retrouve les mêmes tubes, mais séparés les uns des autres et réduits à un petit nombre seulement, chez les insectes.

Chez les vertébrés ces éléments fondamentaux de l’appareil urinaire sont au contraire associés, et leur ensemble constituant les reins est enveloppé par une tunique fibreuse, revêtue d’une masse de graisse plus ou moins abondante, suivant les sujets. La structure de ces amas glanduleux y est en même temps plus compliquée, ce qui est en rapport avec la plus grande perfection des actes vitaux, et chaque- rein est mis en relation avec le système vasculaire général par des vaisseaux artériels et veineux.

Les artères rénales proviennent directement de l’aorte descendante, dont elles constituent deux branches raccourcies, mais proportionnellement considérables. C’est du sang apporté par elles que l’urine est extraite. Les veines du rein ou veines rénales se rendent directement à la veine cave inférieure après leur sortie de ces organes.

Le point d’insertion des vaisseaux sanguins qui mettent les reins en communication avec le reste du système vasculaire est la partie échancrée de ces organes ou le bile.

Principales particularités de l’appareil urinaire dans les vertébrés ovipares. — Les reins des oiseaux, animaux dont la vie de nutrition est très-active, sont proportionnellement plus volumineux que ceux des mammifères, et ils ont aussi une forme tout, à fait différente. On y remarque cette autre particularité que leurs uretères n’aboutissent pas a une vessie, mais au cloaque, poche commune dans laquelle se rendent aussi l’anus et les organes de la reproduction (fig. 32, /). Il en résulte que chez ces animaux les œufs et les excréments sont expulsés par le même orifice que 1 urine. Cependant il existe au cloaque des

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autruches une poche dans laquelle s’accumule l’urine liquide de ces oiseaux comme dans une vessie véritable. Les monotrèmes (ornithorhynque et échidné), qui sonl les derniers des mammifères, possèdent également un cloaque, et la même disposition caractérise les reptiles ainsi que les batraciens.

Les torlues ont néanmoins une vessie urinaire, et chez elles cette poche est considérable, quelquefois même elle est accompagnée de vessies accessoires. 11 y a également une poche vésicale chez les crocodiles, et un certain nombre de sauriens en sont de même pourvus. Les serpents sont plus singuliers encore, en ce sens qu'ils ont une vessie pour chacun de leurs uretères, et par suite deux vessies au lieu d’une : ce qui tient à ce que les deux moitiés, une pour chaque uretère, qui forment par leur réunion la vessie unique des autres animaux, restent ici séparées l une de l’autre. Enfin la vessie des batraciens est tantôt simple, tantôt au contraire bilobée.

Les poissons, à l’exception des cyclostomes, ont également une vessie, h laquelle aboutissent aussi les uretères; mais leur urèthre s'ouvre en arrière de l’anus, par un orifice à la fois distinct de la terminaison des intestins et de la fin des organes reproducteurs. 11 en résulte que ces animaux n’ont pas de cloaque comme les autres vertébrés ovipares, ou comme les mammifères monotrèmes.

Une particularité commune aux vertébrés ovipares consiste dans la disposition de leur système veineux rénal. Le sang qui revient des extrémités postérieures du corps passe en partie par les reins avant de faire retour dans la veine cave, et la veine qui l’y reçoit se comporte dans ces organes absolument comme la veine porte hépatique le fait dans le foie : telle est la disposition qui a fait dire que ces animaux possédaient une veine porte rénale.

De la sécrétion urinaire chez les animaux sans vertèbres. L importance du rôle que joue la sécrétion urinaire chez les vertébrés, et sa participation aux phénomènes les plus généraux de la nutrition, devaient faire supposer qu’elle a également lieu chez les animaux sans vertèbres, et en effet elle y a été constatée. Chez quelques-uns, le siège de celte sécrétion a pu être parfaitement déterminé, et, si on ne le connaît pas encore chez les autres, ou ne saurait douter de

l’existence de la fonction.

Certains canaux très-grêles qui débouchent dans les intestins des insectes, et sont appelés canaux malpighiens, sont en partie alîectés à la sécrétion urinaire de ces animaux. Ceux qui sont placés le plus près de l’estomac sécrètent la bile, et l’on y a même trouvé des calculs formés par celle substance; ceux qui sonl le plus rapprochés de l’anus sont au contraire les organes de la sécrétion urinaire; on >

observe quelquefois des concrétions d’acide urique.

Chez les mollusques, il y a aussi une sécrétion urinaire; et chez les céphalopodes, tels que les seiches, les calmars ou les poulpes, on a souvent décrit comme étant comparable à l'urine la liqueur noire que

CH A LEU li ANIMALE.

ces animaux émettent et dont ils s’enveloppent comme d’un nuage lorsqu'ils veulent se soustraire à leurs ennemis. C’est dans la poche à encre, ouverte auprès de l’anus de ces mollusques, qu’est renfermée cetle liqueur; elle sert à faire la sépia. Cependant les céphalopodes ont sur le trajet de leurs veines caves des organes spongieux (fig. 87) qui sont maintenant regardés comme étant leurs véritables reins. Ces corps n'ont aucune communication avec la poche du noir.

La glande urinaire des gastéropodes est voisine de leur anus. Celle des lamellibranches a quelquefois été prise pour un poumon ; on la désigne sous le nom de corps de Bojanus, du nom de l’auteur qui en a l’un des premiers entrepris l’étude.

Il est aussi très-probable que les deux longs canaux qui s’étendent jusqu’à l’extrémité du corps dans les vers Nématodes (douves) et dans les vers rubanés (ténias ou vers solitaires) sont également des organes urinaires, et non des vaisseaux sanguins, comme beaucoup d’auteurs 1 avaient d'abord pensé.

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