‹ Éléments de zoologieChapitre 66 sur 184 · NEUFS 11 AC H I D I ENS · texte numérisé non relu

NEUFS 11 AC H I D I ENS

naux la onzième, et les hypoglosses la douzième. Nous avons indique d'-.nrès le premier de ces modes de classement les nerfs crâniens de l’homme (fig. 183), et d’après le second ceux de l’oiseau (fig. 184) ; . * .u.tn illiilil ! i* ln rnmnnraison.

naux, la onzième, d’après le premier

moelle allongée, et ils présentent en outre le caractère de sortir du canal rachidien par des orifices ménagés au point de jonction des vertèbres

les unes avec les autres. Ges orifices sont les trous de conjugaison. Quelques espèces, comme lé tapir, le bœuf, etc., ont ces trous non plus intermédiaires aux vertèbres , mais comme percés dans la substance même de ces dernières, sur leurs côtés ; ce qui tient a la fermeture de la partie, primitivement échancrée, de l'os qui leur livre passage.

Le nombre des nerfs rachidiens varie avec celui des vertèbres. Daïis l'homme on en compte 31 paires, savoir : 8 cervicales, dont la première passe entre l’occipital et l’atlas, 12 dorsales, 3 lombaires et 6

Chacune d’elles s’insère à la moelle par deux ordres de racines , les unes dites supérieures ( postérieures chez l’homme), et les autres inférieures ou antérieures (fig. 183). A leur point de jonction, voisin des trous de conjugaison, ces racines se réunissent pour former les nerfs droit ou gauche de chacune des paires auxquelles elles appartiennent, (*)

(*) a, lobes olfactifs ou nerfs de la première paire ; — b, hémisphères cérébraux ; — c, tubercules jumeaux ; — d, cervelet; — 1-12, les paires nerveuses du cerveau classées suivant le système qui admet douze paires de ces nerfs au lieu de huit. — 1 à C, comme dans l’explication de la figure 174; — 7, la portion dure de la septième paire, conservant seule le nom de septième paire ; — 8, la portion molle de la môme paire, ou huitième paire (nerf acoustique) ; — 9, le glosso-pharyngicn, qui devient la neuvième paire ; — 10, nerf pneumogastrique ou dixième paire ; — 11, nerfs spinaux ou accessoires de Willis (onzième paire); — 12, grand hypoglosse (douzième paire).

Fig. 184. — Cerveau du Dindon; vu de profil (*).

sacrées.

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ot elles sont toujours accompagnées à cet endroit d'un ganglion , que traversent particulièrement les filets sensitifs de cette paire, formés eux-mêmes par les racines supérieures. Au delà de ces ganglions intervertébraux s opère la séparation des nerfs en leurs rameaux secondaires, destinés, les uns à porter la sensibilité aux organes, les autres à leur donner le mouvement.

Il est bon de rappeler que les nerfs de certaines paires s’associent

FIG. 185. — Un des ganglions intervertébraux du système nerveux rachidien (*).

Fig. 186. — Un des ganglions thoraciques du grand sympathique ((*) **).

entre eux pour un même côté ou échangent des fibres, ce qui constitue des plexus. Il y a un plexus cervical, un plexus brachial , un plexus lombaire et un plexus sacré. Le plexus brachial résulte, chez l'homme, de 1 anastomose de nerfs appartenant à cinq paires rachidiennes, les cinquième à neuvième. Les nerfs qui en émanent ont reçu les noms de musculo-cutané , médian, cutané interne, cubital et radial. Ce sont les nerfs des bras.

Les nerfs delà vie de relation, ceux de la tète, comme ceux du reste du corps, ne sont pas uniquement chargés de donner la sensibilité aux organes auxquels ils se rendent; ils sont aussi les ordonnateurs de la contraction musculaire, et bien qu’il soit difficile, dans certains cas, de reconnaître leur qualité sensible ou motrice, surtout lorsqu’ils réunissent des faisceaux nerveux de ces deux ordres, on est fixé dès à présent sur la véritable nature de beaucoup d’entre eux.

(*) racine supérieure sensible, établissant la jonction du nerf avec la moelle épi— mure; — b, cellules nerveuses du rendement ganglionnaire qu’elle traverse; — ce,' racine inférieure ou motrice de la môme paire nerveuse; — d, branche mixte réunissant une partie des racines sensibles et une partie des racines motrices.

(**) an , tronc du grand sympathique; — b, cellules nerveuses du ganglion ; — cc', communication du grand sympathique avec les nerfs rachidiens; — d, nerf renfermant des lîlcts du sympathique et des lllets du système rachidien, allant aux viscères digestifs.

NERFS rachidiens.

On savait depuis longtemps qu’il y a des nerfs particuliers pour le sentiment et d’autres pour le mouvement, mais on n avait pas réussi à les distinguer nettement les uns des autres; aussi Boerhaave, célèbre médecin, mort en 4738, signalait-il cette séparation cota me un des plus curieux problèmes de la physiologie. C’est un médecin anglais, Charles Bell, qui a mis plus récemment les savants sur la voie de celte importante démonstration; dont l’honneur revient surtout à Magendie, autre médecin éminent, professeur au Collège de France. Magendie a entrepris sur les animaux des expériences qui ont beaucoup contribue

aux progrès de la science. . .

Des observations avaient conduit à penser que deux des principales paires nerveuses de la face, les cinquième et septième paires, sont l’une essentiellement sensible et l’autre essentiellement motrice. Des vivisections furent tentées sur les animaux pour mettre ce double fait hors de doute, et l’on entreprit de semblables recherches au sujet des nerfs rachidiens. Magendie constata que la section des racines supérieures d'une ou de plusieurs paires nerveuses d’un même côté fait perdre toute la sensibilité aux parties auxquelles ces paires envoient des nerfs, et que c’est la contractilité musculaire qui, au contraire, est abolie si l’on coupe leurs racines inférieures. De la sorte on peut abolir la sensibilité pour l’un des côtés du corps d’un animal, en coupant les racines supérieures de ses nerfs rachidiens, et de làutie côté anéantir lalocomotilité par la section des racines inférieures des nerfs correspondants. Divers auteurs, parmi lesquels nous citerons Longet et J. Millier, ont répété ces expériences en les variant de plusieurs manières, et l’observation attentive des faits pathologiques a conduit à des résultats identiques. On sait aujourd hui que quelques fi le t s sensibles se mêlent aux racines essentiellement motrices et quelques filets moteurs à celles qui sont essentiellement sensibles.

Les racines motrices d’un nerf étant coupées, on réussit à. suppléer momentanément à l’incitation nerveuse qu il produisait dans les muscles, au moyen de l’électricité, a la condition de faire passer le courant dans la partie périphérique du nerf coupé. Ce moyen a été souvent mis en usage pour distinguer les nerfs moteurs de ceux qui sont sensibles.

On comprend, en effet, que si le nerf sur lequel on expérimente est d’ordre moteur, l’électricité aura pour effet de faire contracter spasmodiquement les muscles auxquels ce nerf se rend, et que s’il est sensible, l’animal percevra de la douleur ; mais alors il faudra qu’on irrite le bout resté en communication avec la moelle ou avec le cerveau.

La ligature des nerfs, l’emploi de substances toxiques appliquées sur le trajet de ces conducteurs ou injectées dans les artères, ont permis d’acquérir une notion plus exacte encore de leur mode d’action.

Quelques auteurs, voulant expliquer la manière dont fonctionne l’ensemble du système nerveux de la vie de relation, c’est-à-dire le

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sys ome nerveux cérébro-spinal et les nerfs, soit sensibles, soit nioleurs, qui en dépendent, l’ont comparé à un appareil de télégraphie électrique dont les différents nerfs, et leurs prolongements sous forme de substance blanche dans la moelle épinière et jusque dans le cerveau, constitueraient un double système de fils conducteurs, les uns centripètes, destinés à transmettre aux parties grises du cerveau les sensations perçues dans tous les points du corps les autres centrifuges, ayant pour but de porter du cerveau et de la moelle aux muscles 1 excitabilité motrice. Dans celte comparaison, les deux bureaux, l’un d'arrivée ou de réception des sensations, l’autre de départ ou d émission des ordres volontaires, auraient pour siège principal: le premier, les couches optiques qui sont une des parties fondamentales de 1 encéphale ; le second, les corps striés, parties non moins importantes du noyau cérébral.

Aux couches optiques, considérées comme centre de réception, aboutissent en effet, soit directement, soit par l’intermédiaire d’autres parties encéphalo-rachidiennes, auxquelles se rendent des nerfs de sensibilité, une grande portion des fibres nerveuses afférentes ou centripètes, et conductrices de la sensibilité, qui viennent de tous les organes. Ce récepteur central est mis en rapport avec la couche externe des hémisphères cérébraux, c’est-à-dire avec la substance grise du cerveau par un ensemble de pareilles fibres afférentes, lesquelles transmettent immédiatement à cette substance, instrument spécial des opérations réflectives et volontaires, les sensations diverses quelles rapportent de tous les points du corps. Ces sortes de. dépêches physiologiques y sont pour ainsi dire appréciées aussitôt que reçues, et, par le moyen d’une véritable excitation nerveuse dont la substance giise a la spécialité, des ordres sont expédiés aux différents organes par une autre catégorie de fils constituée par les fibrilles conductrices appropriées aux fonctions de la locomotion. Avant de se rendre aux différents organes, ces fibrilles efférentes ou centrifuges sont à leur tour centralisées en grande partie dans une région du cerveau distincte de celle que nous avons comparée à un bureau de réception. C’est là, si l'on veut continuer l’ingénieuse comparaison que nous venons de rappeler, le bureau de départ, etles corps striés, dont nous avons également parlé, sont regardés comme en étant le siège principal.

Tandis que les sensations tactiles sont portées au cerveau par le premier système de fibres nerveuses dont il vient d’être question, les ordres de mouvement sont à leur tour transmis aux muscles des différentes parties du corps par celles du second système. Une étude attentive des nerfs provenant des racines sensibles (racines postérieures ou supérieures des nerfs), et de ceux qui ont leur origine apparente dans les racines motrices (racines antérieures ou inférieures), rend plus facile a comprendre celle explication, dont l’unique prétention est d ailleurs de donner une idée à la fois élémentaire et simple des

GH AND S YM PA T III Q UK.

rapports existant entre les centres nerveux et les différents points du corps qui sont le siège des sensations ou sont soumis à l’action de la volonté.

Action réflexe. — Toutes les perceptions nerveuses ne s’accomplissent pas dans le cerveau de manière à éclairer la volonté sur les actes qu elle doit accomplir; il en est qui précèdent son intervention et s’effectuent pour ainsi dire d’une manière purement instinctive. C’est principalement la moelle qui en est lecentre de réception et leurrésultat est plus particulièrement d’ordre moteur. Quoique la réflexion ne soit pour rien dans ces phénomènes et qu’ils se manifestent en dehors de la volonté, que la sensation qui les détermine soit perçue ou non, on leur a donné le nom de phénomènes réflexes, indiquant qu’ils réfléchissent sans intervention du cerveau la sensation dont ils sont la conséquence. Ces mouvements sont en général utiles à la conservation des êtres qui les exécutent ; d’autrefois ils sont la conséquence d’un état d'irrition du système nerveux. Il reste encore beaucoup d’ohscurité au sujet de la manière dont ils s’accomplissent.

Il- — Système nerveux «le la vie organique.

Xous n’avons qu’un sentiment vague des phénomènes purement nutritifs qui se passent en nous ; encore ce sentiment est-il presque uniquement transmis à nos centres nerveux par les nerfs pneumogastriques, qui naissentdu bulbe rachidien, et par le phrénique, appelé aussi diaphragmatique parce qu’il se rend au diaphragme : ce nerf provient de la région cervicale. Les actes physiologiques desquels résultent les principaux phénomènes digestifs, respiratoires et circulatoires, ne sont pas du nombre de ceux sur lesquels la volonté ou le système nerveux général agissent, mais ils ne sont pas pour cela soustraits a 1 influence de l’innervation.

Un autre ensemble de ganglions eide nerfs les régit; c’est le système nerveux du grand sympathique , aussi appelé système nerveux de la vie organique. Il opère de telle sorte que les fonctions qu’il dirige s’accomplissent à notre insu, mais sans perdre pour cela la régularité qui leur est nécessaire , son action s étend sur tous les phénomènes qui se rattachent aux fonctions de la. nutrition, et les filets nerveux qui en dépendent sont en partie reliés à ceux de la vie sensitive.

Ce second système nerveux résulte donc, comme celui de la vie de relation, ilo deux ordres de parties : 1- de centres ou ganglions dont Importance est loin d’égaler celle des centres encéphalorachidiens; 2*de cordons servant de moyens de communication entre ces differents centres et les organes qu'ils animent.

JiZ ga.n|gli0"s ;.lu sy“P»U>ique sont autant de sources d’action nerveuse, etles nerfs de ce système sont destinés à les mettre en communication avec les organes pour en diriger les fonctions nutritives : c est pourquoi les éléments nerveux du sympathique sont logés dans

SYSTÈME NERVEUX

les arcs intravertébraux, dits hémapophysaires, qui renferment aussi les viscères de la nutrition. Sous ce rapport, ils sont dans une sorte d’antagonisme avec les centres nerveux de la vie de relation (système encéphalo-rachidien), qui occupent au contraire l’intérieur des arcs supravertébraux dont nous avons parlé sous le nom d’arcs neuraux. . ,

Les centres nerveux de la vie purement organique sont multiples, et ils forment latéralement sur la face inférieure des corps vertébraux une double série de ganglions dont quelques-uns seulement, ceux du cou par exemple, se réunissent plusieurs ensemble par suite d’une véritable fusion. Ils sont de petite dimension et reliés les uns aux autres pour chaque côté par une série correspondante de nerfs. Il en part du reste d’autres filets secondaires allant aux parties voisines. Ils envoient en même temps des nerfs aux viscères, et leur action s’étend sur toutes les autres parties du corps. La peau et les vaisseaux qui l’animent n’y. sont pas soustraits, car les fibres musculaires lissçs, dites fibres-cellules, qui en opèrent les contractions, ressentent les effets du sympathique. C’est en retenant momentanément le sang dans les capillaires des joues, par l’inaction des nerfs provenant de ce dernier, que se manifeste la rougeur momentanée due à l'influence des impressions morales un peu vives, et c’est par un phénomène inverse que se produit la pâleur. Les contractions involontaires de la peau en sont aussi un effet, et il faut particulièrement expliquer de cette façon l’état de cette membrane connu sous le nom de chair de poule , qui se produit sous l’intluence du froid par la contraction involontaire de ses fibres lisses en rapport avec les derniers filets du sympathique.

Dans les viscères digestifs, certains nerfs de même ordre aboutissent à des renflements de forme très-irrégulière, auxquels on donne le nom de plexus du sympathique , et qui se mêlent en partie à divers plexus de la vie de relation généralement en rapport avec les nerfs pneumogastriques.

Les principaux plexus du grand sympathique sont :

1° Le plexus coronaire, destiné au cœur, et auquel se rendent les nerfs cardiaques provenant des ganglions cervicaux.

2° Les plexus solaire et senti— lunaire, situés au-dessous du diaphragme et destinés, eux ou leurs dépendances,, a 1 estomac ainsi (ju’à d’autres parties du système digeslit abdominal et a quelques organes également situés dans l'abdomen, tels que le foie, la rate ou les reins.

Comme on le voit, le système nerveux sympathique n est pas entièrement isolé de celui de la vie de relation, et il s y rattache encoie par un certain nombre de filets nerveux provenant des paires crànienne> et rachidiennes (fig. 181 à 183), qui cheminent avec lui et vont aux organes, cequi permet une double action nerveuse à la fois sympathique etvolon taire.

La section du pneumogastrique dans sa région cervicale donne le

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