STRUCTURE
moyen de mieux comprendre l’action propre du sympathique, et 1 on peut, en coupant au contraire ce dernier, juger de son rôle dans les phénomènes nutritifs auxquels préside sa partie céphalique. Un des résultats curieux de celle section est 1 élévation notable de température qui se produit dans la moitié correspondante de la tête, ce que l’on constate en touchant simplement avec la main les oreilles des animaux ainsi mis en expérience.
Chez les ruminants, la portion cervicale du grand sympathique et celle du nerf pneumogastrique sont accolées sur une assez grande longueur, et, en faisant la section à cet endroit, on court le risque de couper en même temps ces deux nerfs, ce qui rend plus difficile de juger de leurs propriétés respectives.
La présence du système nerveux sympathique a été constatée chez tous les vertébrés, mais il ne paraît pas exister chez les animaux sans vertèbres; les filets nerveux allant du cerveau aux organes de la digestion, que l'on a regardés chez ces derniers comme lui étant assimilables, semblent correspondre plutôt aux nerfs pneumogastriques des animaux supérieurs qu’à leur véritable sympathique.
§ III. — Structure du système nerveux.
Les anciens n’ont eu qu’une notion incomplète des fonctions du système nerveux, et la nature des éléments anatomiques qui le constituent leur a été à peu près inconnue. Galien et quelques autres avaient cependant entrevu l’importance du rôle que le cerveau, la moelle épinière et les nerfs jouent dans l’organisme animal; mais ce fut Haller, célèbre physiologiste suisse qui vivait au dernier siècle, qui attira surtout l’attention sur ces organes en montrant par des expériences qu'aucune partie du corps n’est sensible par elle-même, et que les nerfs seuls donnent aux ditïérents organes la propriété d’exécuter des mouvements ou de devenir le siège de sensations quelconques. On comprit dès lors combien serait importante pour la théorie des fonctions de relation une étude approfondie du système nerveux envisagé dans ses diverses parties et dans leurs éléments constitutifs, soit chez l'homme, soit chez les principaux animaux. En ce qui concerne notre espèce, de semblables recherches devaient nécessairement mettre les savants sur la voie d’une appréciation plus exacte des rapports du physique avec le moral, et donner en même temps une notion précise des phénomènes de la sensibilité ainsi que de ceux du mouvement. Son utilité pour la médecine et même pour l’interprétation des faits psychologiques était d’ailleurs évidente; aussi beaucoup d’auteurs se sont-ils appliqués à mieux faire connaître le cerveau et les nerfs.
A la tin du dernier siècle, un anatomiste français que nous avons déjà cité à propos de la théorie du squelette, Vieq d’Azyr, et, dans les premières années du siècle actuel, Gall, le célèbre inventeur de la phrénologie, ont bientôt montré quels curieux résultats on pouvait
tirer d'une semblable élude. Aussi G. Cuvier et Blain ville ont-ils insisté sur la nécessité de bien comprendre la disposition anatomique de l’encéphale ou des nerfs pour en mieux apprécier les propriétés. Concurremment les fonctions de relation ont été analysées avec plus de soin et avec plus de discernement qu’elles ne l’avaient été par les anciens. Frédéric Cuvier profila de sa position comme directeur de la ménagerie du Muséum de Paris pour appliquer à l’observation des actes tantôt intelligents, tantôt purement instinctifs qu’exécutent les animaux, les principes de l’analyse psychologique employée par les philosophes dans l’étude de l’intelligence et des instincts de l’homme. 11 trouva dans ces recherches des éléments tout aussi précieux de démonstration que ceux fournis par la comparaison anatomique des organes. En effet, les facultés des animaux étant plus restreintes que les nôtres, nous aident à comprendre ces dernières, en vertu de ce principe que le simple est ordinairement la clef du complexe. En constatant ce qui manque à leur cerveau et se trouve au contraire dans celui de l’homme, on put aisément se faire une idée plus exacte de la supériorité de fonctions qui caractérise notre espèce, et reconnaître la vérité de celle proposition que les facultés plus parfaites de l’espècehumaine ont aussi pour instruments des organes plus délicats et d’une structure plus compliquée. Il en est ainsi des actes auxquelles préside le système nerveux. Aussi les fonctions des différentes parties de ce système, envisagées chez les animaux, sont-elles devenues de la part des physiologistes l’objet d'un examen attentif; des expériences ont mémo été instituées pour établir le mode d’action des différentes parties de l’encéphale ainsi que de la moelle, et démontrer que les diverses parties du cerveau ont des usages différents, et qu’il y a des nerfs spécialement moteurs, tandis que d’autres sont uniquement sensibles. En même temps on a trouvé dans les maladies dont le cerveau et les autres portions du système nerveux sont le siège chez l’homme, et dans les accidents résultant de blessures portant sur les organes du même ordre, de nouvelles indications qui ont mis sur la voie de découvertes importantes. Les résultats auxquels ont conduit ces savantes recherches ne sont pas tous également définitifs; mais un grand nombre d’entre eux sont dès à présent acquis à la science, et dans ces dernières années on a encore ajouté à la certitude de ces indications en joignant aux preuves sur lesquelles elles reposent des démonstrations nouvelles, tirées de l’examen microscopique des tissus nerveux, en rapport avec la diversité des fonctions délicates dont les nerfs et 1 encéphale sont les agents.
On distingue trois sortes de cellules dans les centres nerveux qui constituent le système encéphalo-rachidien :
1° Les cellules étoilées ou multipolaires, qui sont plus grosses que les autres et paraissent spécialement servir d’incitateurs à la contraction musculaire : ce sont les cellules nerveuses du mouvement. (Page .17, fig. 17, /* et g.)
ST nu CT U RE.
2° Los cellules fusiformes ou bipolaires , qui sont regardées comme plus particulièrement affectées aux fonctions de la sensibilité. (Ibid., e.)
3" Les cellules rondes ou unipolaires ( ibid ., a et 'b), intermédiaires, pour le volume, à celles des deux premières catégories. Les ganglions qui sont placés au point de jonction des racines postérieures des nerfs avec leurs racines antérieures nous offrent l’exemple d’une semblable structure, et nous la retrouvons aussi bien dans les ganglions du système nerveux appartenant à la vie de relation, que dans ceux qui dépendent du grand sympathique.
De ces trois sortes d’éléments nerveux partent des prolongements qui constituent la partie essentiellement conductrice des nerfs, et fournissent les moyens de communication établis entre les masses encéplialo-racliidiennes ou les ganglions cérébraux et la moelle épinière avec les différents organes : les micrographes les appellent cylindres axiles (fig. 17, lettre i). Ce sont des filaments très-déliés ; ils forment la partie essentielle des nerfs.
Il existe aussi des filaments nerveux extrêmement ténus, destinés à mettre en rapport entre elles les cellules de même ordre, de manière à renforcer leur puissance, et aussi les cellules des différents ordres pour assurer l’harmonie de leur action. C’est, ainsi que prennent naissance les commissures nerveuses sans lesquelles les diverses parties du cerveau et de la moelle, celles des deux côtés du corps comme celles qui sont placées d’un seul côté, mais les unes après les autres et en succession, fonctionneraient sans unité d’action et seraient dans l’impossibilité de combiner les forces qu’elles mettent en jeu ou de les surajouter. L’harmonie s’établit, de cette manière, non-seulement entre les cellules, siège de la sensibilité intérieure, mais aussi entre ces cellules et celles qui président aux mouvements en transmettant aux muscles l’ordre de se contracter.
C’est dans l’homme que ces éléments anatomiques, en particulier ceux de la sensibilité, sont les plus petits et les plus multipliés. Dans les grenouilles et les poissons, ils semblent au contraire être en quantité assez minime, comparativement à ce qu'on voit dans l’ensemble des mammifères ; chez les animaux inférieurs, il y en a moins encore et ils ont aussi une moindre finesse. On a remarqué en outre que les cellules du mouvement étaient proportionnellement plus nombreuses dans les oiseaux qu’elles ne le sont dans les autres vertébrés, ce qui est en rapport avec l’activité de leur locomotion.
Les nerfs rachidiens ne sont jamais ni uniquement sensitifs ni uniquement moteurs; mais comme ils résultent de l’association, en proportion très-diverse, des cylindres axiles ou éléments conducteurs de la force nerveuse, qui proviennent les uns des cellules sensibles et les autres des cellules locomotrices, ils sont sensibles el moteurs dans des proportions différentes et suivant 1 origine des fibres qui dominent en eux. Cela est vrai, même pour les racines par lesquelles les nerfs s’implantent sur la moelle épinière ; et si certains d’entre eux ou certaines
SYSTÈME NERVEUX
de leurs racines sont plus spécialement affectés à la sensibilité ou à l’incitation locomotrice, il faut l'attribuer àce que leurs fibres émanent en plus grande partie dés cellules d’ordre sensible, ou au contraire des cellules d’ordre moteur. On sait que les racines postérieures des nerfs sont principalement sensibles elles antérieures principalement motrices.
Il est également démontré que les nerfs naissant de la moelle né remontent pas, à travers cet organe, jusque dans le cerveau, eu conservant, pour converger tous en un même point de cet organe, comme
I’ig. 187. — Système nerveux du Hanneton (*).
FiG. 188. — Système nerveux de l'Abeille.
on l’avait cru d’abord, la séparation primitive de leurs fibres ou cylindres axiles. Beaucoup de ces fibres se terminent bientôt après leur entrée dans la moelle, et s’y mettent en rapport avec les cellules étoilées ou multipolaires; ainsi s’établit la relation entre 1 ensemble des organes qui sentent ou ceux qui sont capables de mouvements volontaires, et les centres de l’innervation constitués par le système encéphalo-raehidien.
Les extrémités périphériques des nerfs sont beaucoup plus déliées que leurs extrémités rachidiennes, attendu que ces conducteurs de l’agent, nerveux y ont acquis leur plus grand degré de division, ("elles des nerfs moteurs pénètrent jusque dan,s lessarcolemmesou enveloppes (*)
(*) n, cerveau cl yeux;- — b, partie sous-œsophagienne du cerveau; — (, premier ganglion thoracique ; — cl, les deux autres ganglions thoraciques réunis en une masse unique ; — c, nerfs qui en parlent; — f, partie abdominale de la chaîne ganglionnaire et ses principaux nerfs.
protectrices des fibres élémentaires des muscles, et elles s étendent sur ces fibres en disques renfermant des granules nerveux qui les soumettent à l’influence de l’innervation. On donne à ces épanouissements îles fibres nerveuses le nom de corpuscules de h rauss.
La plupart des fibres nerveuses sensibles se terminent au contraire dans de petites gaines de nature fibreuse, composées de plusieurs enveloppes superposées qu’on appelle corpuscules de Pacini (fig. 19G) et corpuscules de Meissner. La peau des mains et d’autres parties du corps en renferment en nombre considérable; ce sont les corpuscules du tact.
§ IV. — Système nerveux envisagé «laits la série animale.
Si 1 on descend la série des animaux vertébrés, on voit le système nerveux diminuer d’importance; tout en conservant cependant, jusque
SYSTEM l£ N EU VEUX.
dans les derniers genres de cel embranchement, une disposition generale qui rappelle celle de ses premières espèces. Dans tous, le système nerveux central est encéphalo-rachidien, et il estconstamment placé au-dessus de l’axe squelettique, que celui-ci soit formé de vertèbres osséuses ou cartilagineuses, ou qu’il conserve la forme de corde dorsale; il se trouve ainsi au-dessus du canal intestinal. C’est de ce
Fig. 190. • — Système nerveux et branchies de Y Ecrevisse (*).
système nerveux encéphalo-rachidien que partent les nerfs de la vie de relation ; ils prennent naissance par deux ordres de racines, les unes postérieures ou sensibles, les autres antérieures ou motrices. Un étui squelettique formant le canal vertébral enveloppe le système nerveux encéphalo-rachidien et lui sert d’organe de protection. Tous les animaux vertébrés ont aussi un système nerveux sympathique présidant aux actes de la vie de nutrition.
Chez les animaux sans vertèbres, qu'ils soient articulés, mollusques (*)
(*) c, cerveau, partie sus-œsophagienne du système nerveux; — e, estomac et nerfs stomato-gaslriques comparés au système nerveux sympathique par certains auteurs, et par d’autres aux nerfs pneumogastriques ; — • i, intestin également rejeté à droite pour laisser voir la chaîne des ganglions nerveux sous-intestinaux; — g , g', g", ganglions thoraciques; — g'",, le dernier des ganglions abdominaux ; — np, nerfs des pattes antérieures appelées pinces; — br, br', branchies visibles dans la cavité rcspiratrice après l’enlèvement de la partie dorsale de la carapace qui recouvre le céphalothorax.
ou radiaires, le système du grand sympathique manque, ou du moins "sa présence est contestable, et il n’v a pas de prolongement rachidien supérieur au canal intestinal qui fasse suite au cerveau et soit comparable à la moelle épinière des vertébrés.
La plupart des animaux articulés ont une chaîne ganglionnaire sous-
Fig. 191. — Anatomie de la Sangsue (*).
intestinale, reliée au cerveau, qui reste placé dans la tête au-dessus de la bouche, par une double bride nerveuse allant de ce cerveau à la première paire de ganglions.
Cette première paire des ganglions de la chaîne sous-intestinale constitue le ganglion sous-œsophagien, qui est encore en partie une dépendance du cerveau, et l’œsophage se trouve ainsi entouré d’un véritable collier nerveux. Les ganglions suivants sont plus ou moins (*)
(*) A = système nerveux : a, cerveau ; — b, yeux et nerfs optiques ; — c à c', la série des ganglions sous-intestinaux. — li = la partie antérieure du corps portant les yeux. — U = une des trois mâchoires. E — la bouche ouverte pour montrer remplacement des mâchoires. t = dents en place; — F', F", deux dents isolées, vues en dessus et de profil pour en montrer les dcnticulcs en scie. — G = partie du système vasculaire montrant les quatre troncs principaux et leurs divisions. — U = représente la bouche ouverte de la Sangsue dite Sangsue de cheval (genre llœmopis).
-50 SYSTÈME NERVEUX
multipliés, selon que le nombre des anneaux du corps est plus ou
Fig. 192. — Anatomie de la Seiche (*).
moins
considérable. Parfois ils se réunissent plusieurs ensemble, comme dans le thorax du hanneton (fig. 187 1, de l’abeille (fig. 188) ou des crabes, ce qui correspond à la soudure des anneaux de la partie thoracique du corps.
Les insectes, les myriapodes, les crustacés et les arachnides ont tous le système nerveux disposé de cette manière, c’est-à-dire sous la forme d’une chaîne ganglionnaire placée audessous de l’intestin, sauf dans la région susœsophagienne de la partie de cette chaîne qui constitue le cerveau proprement dit.
On retrouve une semblable disposition generale chez les annélides (vers sétigères et sangsues); elle existe aussi, quoique moins prononcée, chez les ento- (*)
Fig. 19 la Seiche
HJ. — Cerveau de ; vu en dessus (**).
(*) a, bec; — b, masse buccale ; — c, glandes salivaires inférieures; — d, œsophage; e, foie ; f, estomac; — (J, canal intestinal; — II, partie antérieure du cerveau
zoaircs nématoïdes. Mais, chez certains autres animaux appartenant •mssi i la grande division des vers, le cerveau ne fournit* plus de collier œsophagien, et la chaîne sous-intestinale n’est plus représentée
Fie. 194. — Anatomie de la Littorine vignot (*).
que par une paire de cordons latéraux manquant le plus souvent de rendements ganglion nafres.
Enfin, les vers rubanés, tels que les ténias ou vers solitaires, n ont plus qu’un faible rudiment de système nerveux.
Chez lu plupart des mollusques il y a un cerveau très-évident, et il est, comme chez les principaux animaux articulés, relié par une paire de brides nerveuses à un ganglion sous-œsophagien destiné à le compléter; mais ici la chaîne sous-intestinale n’existe plus, ce qui est en
ou ganglion prébuccal ; — i, partie principale du cerveau; — k, cartilage crânien; — /, ganglion cutané, dit étoilé ou en patte d’oie ; — m, ganglion génital ; — n, ganglion stomacal.
(**) li, ganglion prébuccal; — o, ganglion céphalique; — i, ganglion sus-œsophagien; /;, nerf optique et son ganglion; — l, nerf branchial ; — n, nerf stomacal.
(*) b, bouche ; — to, tentacules oculifères ; — œ, section de l’œsophage, dont toute la partie antérieure a été enlevée pour laisser voir le système nerveux; — f, foie; — e, estomac; — sn, système nerveux cérébral et collier œsophagien avec ses différents ganglions;
— br, branchies ; — i, rectum ou partie terminale de l’intestin; — r/p, glande de la pourpre; — c, cœur, formé de deux cavités : une oreillette et un ventricule; — r, rein ;
— i, intestin. — L’exemplaire disséqué est du sexe mâle : çj* a*' a71" cT'" sont les organes
de reproduction. Les mômes organes sont marqués £ 9” dans l’exemplaire de la fig. 45,
qui est du sexe femelle.
-ol SYSTÈME NERVEUX.
rapport avec la forme indivise du corps. Quelques ganglions placés auprès des principaux viscères s’ajoutent seuls au cerveau.
Ils ont plus de développement chez les céphalopodes que dans aucune autre classe de ces animaux ; mais on les retrouve chez les céphalidiens, soit gastéropodes (fig. 2G et 194), soit pléropodes ou hétéropodes, et chez les acéphales qui sont pourvus de coquille, c’est-à-dire chez les lamellibranches ou conchifères et chez les braehiopodes.Nous
en donnerons l’huître (fig. 195) pour exemple. Toutefois, dans les tuniciers, qui sont des mollusques d’une structure moins parfaite, le collier œsophagien est toujours interrompu; alors le cerveau ne consiste plus qu’en une masse unique de laquelle partent les différents nerfs; c’est ce qui a lieu chez les ascidies.
Certains animaux qu’on a confondus avec les acalèphes, particulièrement les callianyres, présentent une disposition analogue. Chez les béroés, dont le corps a, comme celui des callianyres, une transparence comparable à celle du cristal, le système nerveux est aussi de forme à peu près semblable.
Les radiaires, ceux du moins dont le système nerveux a pu être observé, ont autour de la bouche un anneau renflé en autant de ganglions qu’il y a de rayons au corps, et chacun de ces ganglions envoie des nerfs à la division qui lui correspond : c’est, en particulier, ce que l’on a constaté pour les étoiles de mer.
Les méduses ont des organes des sens, yeux et capsules auditives, pourvus de système nerveux; mais leurs ganglions répondant au cerveau des animaux précédents n’ont pas encore été observés.
Dans un grand nombre d’autres radiaires, il n’a d’ailleurs été trouvé, jusqu’à ce jour, aucune trace de système nerveux.
C’est en particulier le cas pour les polypes proprement dits; et il en est de même pour les êtres encore inférieurs à ces radiaires, auxquels on a donné le nom de protozoaires.
Le tissu de plus en plus homogène de ces animaux si simples parait être à la fois capable de sensibilité et susceptible de se contracter, ce qui l'a fait appeler par quelques auteurs tissu neuromyaive. Mais cette désignation fait allusion à la propriété qu’ont les protozoaires d’être (*)
(*) s, bouche; — e, estomac; — i,i, canal intestinal ; — a, anus; — g, <7 et b, cerveau et ganglions œsophagiens. Les filets nerveux qui en partent sont représentés par des lignes noires; — g', ganglion sous-intestinal, appelé aussi pédieux, répondant au ganglion sousœsophagicn des autres mollusques et des animaux articulés; — ml, bord frangé du manteau, auquel se rendent des filets nerveux issus du ganglion précédent ; — bb, branchies, dont on n’a conservé que les portions terminales.
PEAU
sensibles a certaines irritations extérieures et de se mouvoir, plutôt qu'elle n’implique l’existence chez eux d’un système nerveux et d'un système musculaire bien constatés. De nouvelles recherches restent à faire pour démontrer qu’ils possèdent réellement 1 un et 1 autre.