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THÉORIE CELLULAIRE

simples, plus distinctes entre elles et plus évidemment cellulaires quelles ne le seront après avoir accompli leur évolution.

De même que les cellules des végétaux jouissent de la faculté de se multiplier de manière à suffire à l’accroissement en volume de ces êtres organisés, de même aussi les cellules animales renferment dans leur intérieur une petite masse distincte appelée noyau ( nucléus ) ou cytoblaste , et toute cellule pourvue de son noyau est capable d’en fournira son tour de nouvelles (fig. 3, a et 15). Celles-ci se développent le plus souvent dans l’intérieur de la cellule mère, et ne deviennent libres que par la rupture de sa membrane-enveloppe. Alors elles remplacent les cellules qui leur avaient donné naissance, augmentent d'autant le nombre des cellules existantes, et, par suite, la masse de l’organisme dont elles font partie s’accroît à son tour. Le liquide qui

Fig. 15. — Développement des cellules (*).

les entoure et dont elles tirent leur nourriture a reçu le nom de blastème ou plasma; il varie de nature suivant les tissus qu’on examine, et peut rester liquide ou devenir au contraire solide après la formation de l’organe. Dans ce dernier cas, il fait corps avec les cellules ellesmêmes, et le tissu prend alors une grande consistance, comme cela a lieu pour les os ou pour les dents, mais sans que la structure primitive disparaisse pour cela.

Sauf quelques exceptions, toute cellule privée de son nucléus perd la faculté de produire des cellules nouvelles. L’épiderme superficiel est soumis à celte condition ; il se détache et tombe pour être remplacé par la couche qui s’était formée au-dessous de lui au moyen des -cellules encore actives, mais qui deviennent à leur tour des cellules stériles en perdant leur noyau.

Les cellules se multiplient aussi par division ou segmentation. C’est là une sorte de scissiparité de ces éléments de l’organisme.

Substitutions organiques. — Dans certains organes, la nature du

() A - cellule pourvue de son noyau (nucléus);- B = cellule dont le noyau ou nucléus i enferme des nucléoles; — c et D = deux cellules se multipliant par division (exemple l.re des globules sanguins de 1 embryon du Poulet) ; - E à II = multiplication des cellules pai segmentation, dans le vitellus de l’œuf d’un ver intestinal du genre Ascaride. 11 en apparaît d abord deux, puis quatre, huit, seize, etc.

TISSUS

tissu change avec l’âge, comme si le .tissu qui compose ces organes se transformait en un tissu d’une autre nature : ainsi le squelette, d’abord fibreux, puis cartilagineux, devient osseux dans la plupart des animaux vertébrés. Mais on se tromperait en croyant que ce sont les cellules fibreuses ou cartilagineuses qui se transforment en cellulesosseuses. Elles meurent, sont résorbées et disparaissent pour faireplace à des cellules d’une autre sorte, de forme étoilée, dites ostéoplastes et qui sont les véritables cellules des os. 11 y a, dans ce cas et dans d’autres analogues, substitution d’un tissu à un autre tissu, mais non transformation du tissu primitif, comme on l’avait d’abord admis.

Les expériences de transplantation partielle de tissus ou encore d’organes pris sur un animal différent ou sur un autre point du corps du sujet en expérience que l’on a faites dans ces derniers temps, sont une preuve nouvelle de la spécialité des tissus et de leur vitalité propre. Elles ont particulièrement réussi dans les essais entrepris à l’aide du tissu corné ou du tissu osseux, et l’on est ainsi arrivé à produire de véritables greffés animales. C’est de cette manière que l’oi> peut implanter les ergots d’un coq sur la tête d’un oiseau de cette espèce, et armer ainsi son front d’une véritable paire de cornes. De même aussi on transplante de la substance osseuse, et l’on peut ainsi réparer les pertes subies par elle dans certains organes.

Énumération caractéristique des principaux tissus élémentairespropres aux animaux. — Il était naturel, après avoir réuni, au sujet

FlG. 10. — Tissus épidermoïdes (*).

des principaux tissus, les notions que possède la science, d’établir une classification de ces tissus, comme on a établi la classification des espèces propres à l’un et à l’autre règne. On a ainsi été conduit a reconnaître différents genres de ces éléments anatomiques renfermant chacun un certain nombre d’espèces et de variétés histologiques. Ceux qu’on observe le plus souvent dans les organes de 1 homme et des animaux supérieurs sont appelés tissus épidei'motdes, nerveux, musculaires, fibreux et squelettiques.

(*) a, cellules de l’épiderme cutané, observées avant la naissance : elles sont encore pourvues de leur nucléus ou noyau ; — b, épithélium des glandes en tubes de l'intestin du lupin; — c, épithélium vibratile.de la muqueuse des bronches : les cils sont placés sur la pari ic libre et superficielle; — c\ cellules ciliées et non ciliées tirées du même épithélium.

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