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LEUR DIVERSITÉ

1° Les tissus épidermoides ont pour type V épi derme ou surpeau , dont notre corps est enlièrement recouvert. Ils comprennent aussi les épidermes des muqueuses dits épithéliums , et dont il y a plusieurs sortes, tels que l'épithélium pavimenteux ou en pavés; l’épithélium vibratile, dont la surface libre est garnie de cils mouvants d’une extrême ténuité, etc. L’étui de la corne des animaux ruminants, les ongles, les sabots, les poils, les plumes, appartiennent également, par leur com-

Fig. 17. — Tissus nerveux (*).

Fig. 18. — Tissus musculaires (**).

position, aux tissus de ce genre, dont les formes sont du reste trèsnombreuses et qui ont toujours pour fonction principale de protéger les organes. Aussi en recouvrent-ils les surfaces libres et, suivant les chances plus ou moins grandes que ces surfaces ont d’être lésées ou simplement irritées, les tissus épidermoïdes sont plus ou moins développés (fig. 16).

2° Les tissus nerveux constituent aussi un groupe distinct; ils sont tantôt cellulaires, tantôt transformés en filaments. Ils président aux fonctions de la sensibilité, ou sont incito-moteurs, c’est-à-dire aptes à déterminer les mouvements en excitant la contraction des muscles

( a et b, cellules nerveuses sphériques; - c et cl, cellules unipolaires; - e, cellule bipoaire; - f et g, cellules multipolaires; - cellules sphériques des ganglions et filaments ou fibres nerveuses; - t, fibre nerveuse conductrice et son enveloppe; - k, terminaison d une fibre nerveuse. 11 ’

( ) A fibrille musculaire dépouillée de son enveloppe ou sarcolcmme, pour faire voir les disques success.fs considérés comme des cellules dont elle est constituée ; - A', l’un de <cs disques — B plusieurs fibres moins grossies que dans les figures précédentes. Ces fibres sont de 1 ordre de celles dites striées, qui dépendent de la vie de relation.

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TISSUS

auxquels ils se rendent. Disposés en fibres ou filaments ils servent à conduire l’influx nerveux (fig. 17).

3° Les tissus musculaires formant des libres par l’association de leurs éléments cellulaires. Beaucoup d’auteurs pensent que les éléments de ces (issus sont superposés comme des disques qui seraient empilés les uns sur les autres; ils deviennent des faisceaux de fibres et des muscles, par la réunion de ces fibres primitives sous des enveloppes communes (fig. 18). Leur propriété principale est de se contracter sous l’influence des nerfs. Les fibres musculaires affectées aux mouvements de relation et soumises aux nerfs qui émanent du cerveau ou de la moelle sont marquées de nombreuses stries transversales ; celles

des organes de la nutrition sont lisses. Ces dernières forment par leur structure une sorte de passage vers les fibres connectives, mais elles possèdent la propriété de se contracter sous l’influence des filets nerveux appartenant au grand sympathique, ce qui n'a pas lieu pour le tissu fibreux.

4° Les tissus fibreux, dont fait partie Te tissu dit cellulaire par les anciens anatomistes qui s’occupent exclusivement de l'homme. Les tendons terminant les muscles et servant à les attacher au squelette, le tissu élastique qui existe entre les vertèbres ou en d'autres points du corps, l’enveloppe blanche de l'œil appelée sclérotique, la tunique fibreuse des Fig. 19. — Tissus fibreux ou artères et le derme ou partie fondamentale de connectifs : cellules qu’on ja peau que le tannage transforme en cuir, y observe et fibres (*). sont autant de formes du tissu fibreux, et ce tissu prend ailleurs l’apparence d’un lassis flexible maintenant en rapport les parties les plus délicates de certains organes (fig. 19).

5° Les tissus squelettiques ou scléreux. Ils comprennent les cartilages, à cellules sphériques ou ovoïdes, et les os, caractérisés par des cellules étoilées. Dans les uns et les autres, les cellules tendent à se confondre entre elles par leur fusion avec la substance qui leur est interposée, celte substance se solidifiant plus ou moins complètement, ce qui donne à l’ensemble du squelette la résistance qui le distingue (fig. 20). 11 arrive ordinairement que la fonction des tissus squelettiques est d’abord remplie par du tissu fibreux.

L’ivoire des dents est une espèce de tissu osseux, dont la consistance dépasse encore celle des os proprement dits, et on retrouve une substance analogue associée aux osléoplasles ou cellules étoilées dans certains poissons. Quelques aniqiaux sans vertèbres possèdent

A a fibres constituantes de l'arachnoïde du cerveau humain; — D = cellules allongées et pourvues de leur nucléus, tirées de la peau de l'Agneau avant la naissance; — C = autres cellules, tirées de l'allantoïde de l'Agneau.

Fig. 21. — Animaux sarcodiques appartenant à l’embranchement des Protozoaires (*“).

M. Schwann, comme l’a fait pendant longtemps l’école allemande. Ses objections étaient tirées de ce que le corps de certains animaux inférieurs, principalement celui de beaucoup de protozoaires, est souvent (*) (**)

(*) A = cellules du cartilage, ayant encore leur nucléus; — B = coupe d’un des cj.ua— licules osseux dits canaliculcs de Iluvcrs, pour montrer la disposition des cellules étoilées, qui caractérisent la substance osseuse ; — C = quelques cellules étoilées.

(**) n a deux formes de 1 Amibe, aussi appelé Proléc par quelques auteurs; — I' = Dif/luyie, genre (luviatilc de foraminifères ou rhizopodes; — c — Miliole (genre marin de foraminifères) montrant scs expansions sarcodiques.

.Fl G. 20. — Tissus squelettiques (*).

Du sarcode. — Un savant français, Dujardin, est du nombre des micrographes qui n’ont pas accepté dans son entier la théorie cellulaire de

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