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PHONATION

entre les individus des deux sexes. Dans les sons graves, le larynx descend, ce qui raccourcit le tuyau formé par la trachée, c’est-à-dire par le porte-vent, et, dans les sons aigus, il remonte au contraire afin de l’allonger.

La voix souvent si mélodieuse des oiseaux ne se produit pas dans la partie supérieure de leur trachée, qui est à peine différente du reste et n’a point de glotte proprement dite; cet organe est chez eux un simple porte-voix. Les modulations de l’air dont le chant résulte se forment dans un larynx différent du larynx ordinaire, qui est placé à la partie inférieure de la trachée, auprès de sa division en bronches. Aussi la section de la trachée n’empêche-t-elle pas les oiseaux de continuer à crier, tandis qu elle rend impossible la voix des mammifères.

Le larynx inférieur des oiseaux présente habituellement des muscles spéciaux destinés à agir sur les cartilages qui le composent, et il y a le plus souvent chez ces animaux une sorte de glotte dans ce larynx. Les espèces chez lesquelles l’organe est le plus compliqué ont aussi la voix plus variée. Tels sont ceux de nos passereaux européens qu’on désigne plus particulièrement-sous le nom d'oiseaux chanteurs, et qui appartiennent aux genres des merles, des fauvettes, etc.; le rossignol est le mieux doué sous ce rapport. Les perroquets (fig. 213), qui sont les plus intelligents de tous les oiseaux, se font remarquer par une certaine analogie de leur t ic. 23o. — Larynx voix avec la parole humaine. Le larynx inférieur des $7/ <lu Pe,r0~ canards présente un développement particulier.

. Les crocodiles, ainsi que les rainettes et les

pipas, animaux de la famille des batraciens, ont encore un larynx plus compliqué. Celui des pipas est la représentation presque complète d’un instrument que, sans le connaître, Cagniard de Latour avait imaginé pour démontrer certains faits relatifs à l’acoustique.

Divers poissons, beaucoup d’insectes et quelques autres animaux encore, produisent également des sons, mais avec des parties différentes de leur corps, dont ils déterminent la vibration, soit par frottement, soit par percussion. Chez aucun de ces animaux, il n’y a d’appareil vocal comparable il celui des vertébrés aériens. (*)

(*) ii, traclié j-nrt&rc ; — b, cartilage formant la principale pièce du larynx: — c, muscles stcrno-laryngiens ; — c' muscles hvo-laryngicns ; — c" muscles trachéo-bronchiques — c", muscles laryngo-bronchiqucs ; — il, bronches.

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