‹ Éléments de zoologieChapitre 83 sur 184 · CLASSIFICATION NATURELLE · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION NATURELLE

simples. Mais la distance qui sépare les groupes naturels les uns des autres n’est pas constante, et l’on s’en ferait une idée fort inexacte si l’on voulait retrouver dans la série que les animaux constituent une régularité semblable à celle à laquelle les mathématiques nous ont habitués, et que nous constatons dans les progressions arithmétiques ou dans les progressions géométriques. Le règne animal et le règne végétal sont composés d’un certain nombre de séries naturelles d’espèces formant des groupes distincts plutôt qu’ils ne constituent l’un et l’autre une série unique, mais ces groupes se relient souvent entre eux par d’évidentes affinités, ce qui a conduit dans certains cas à faire supposer qu’ils dérivaient les uns des autres.

Sans contester à de Jussieu l’honneur d’avoir formulé les principes véritables de la classification naturelle, on doit reconnaître que les zoologistes ont eu, de tout temps, un sentiment plus exact de ces principes que ne l’avaient avant lui les botanistes. Cela lient à la nature même des caractères qui distinguent entre eux les êtres qui font l’objet de leurs éludes, et à la facilité avec laquelle il est possible d’apprécier la supériorité ou l’infériorité relatives des principaux groupes d'animaux.

Progrès successifs de la classification. — Aristote divisait déjà les corps naturels en deux grandes catégories, comprenant, l une les corps vivants ou organisés (-ki^la), et l’autre les corps bruts ou sans vie

xt0L).

Les corps vivants étaient partagés par lui, comme ils l’ont été par les naturalistes modernes, en deux règnes, sous les noms d 'animaux (Ç<ô«) et de végétaux (fuzà).

Yoici sa classification spéciale des animaux :

I raisonnables Homme.

Quadrupèdes vivipares (nos mammifères).

Quadrupèdes ovipares (tortues, lézards).

Oiseaux.

Poissons.

Serpents.

Mollusques (nos céphalopodes).

Testacés (nos mollusques gastéropodes et lamellibranches). Crustacés.

Insectes.

Animaux non classas.

Par animaux exsangues on entendait, à l’époque d Aristote, les animaux qui n’ont pas le sang rouge, et par animaux pourvus de sang ceux chez lesquels ce liquide est de cette couleur ; et comme on ignorait que certains vers et d’autres espèces inférieures ont le sang rouge à la manière de celui des vertébrés, la division des exsangues répon-

Animaux

pourvus de sang.

irraisonnables

privés^

exsangues ou

de sang I

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