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naux, acalèphes ou orties de mer, polypes et infusoires , animaux sur lesquels il avait clé publié, depuis Linné, des travaux importants.
Pendant la même année, de Blainville fil aussi connaître ses idées sur la classification du règne animal. En tenant compte, ainsi que venait de le faire Cuvier, des dispositions anatomiques propres aux différents groupes, il eut soin de rattacher ces dispositions à des particularités extérieures, qui en devinrent pour ainsi dire la traduction. Il arriva de la sorte à établir que les caractères lires de l'organisation des animaux et de la forme générale de leur corps indiquent cinq grandes divisions primitives, savoir : les animaux vertébrés, que l’auteur nomme ostéozoaires pour rappeler qu’ils sont pourvus d’os; les animaux articulés, ou entomozoaires ; les mollusques, ou malacozoaires ; les animaux rayonnés, ou actinozoaires , et les animaux iiétéromorpües, ou amorphozoaires, qui ont une structure extrêmement simple, et dont la forme n’est point régulièrement déterminée (1).
De Blainville considérait ces cinq divisions primordiales comme représentant un nombre égal de modes particuliers d’organisation, et par conséquent comme ne relevant pas les unes des autres, ainsi que pourrait le faire supposer la théorie des analogies de composition étendue, par Geoffroy Saint-Hilaire et quelques autres, à l’ensemble du règne animal, ou le mot embranchements employé par Cuvier. Il comparait ces formes élémentaires des animaux aux formes primitives qui distinguent les cristaux, et comme, suivant lui, elles sont étrangères les unes aux autres, il appelait les catégories d’espèces que chacune d’elles comprend, non plus des embranchements, mais des types. Ces types lui paraissaient, à leur tour, rentrer dans trois sous-règnes, caractérisés par des particularités également tirées de la forme extérieure, envisagée cette fois d’une manière purement géométrique.
Ainsi les vertébrés, les articulés et les mollusques ont les parties extérieures du corps disposées similairement à droite et à gauche, ce qui permet de les partager par le milieu en deux moitiés symétriques; ils sont de forme paire. Comme leur nom l'indique, les rayonnés sont au contraire susceptibles d’être divisés en plus de deux parties similaires, et leurs divisions sont groupées autour d’un axe central comme les rayons d’un même cercle. Enfin la forme est indifférente ou indéterminée chez les hétéromorphes ou amorphozoaires, dont de Blainville ne reconnaît qu’un seul type, celui des spongiaires ou éponges.
On doit en outre remarquer, dans la classification de ce zoologiste célèbre, telle qu’il l’établissait déjà à l'époque que nous avons indiquée, la séparation des batraciens d’avec les reptiles à peau écailleuse, et leur distinction comme classe particulière. 11 les comparait aux poissons, et rapprochait au contraire les reptiles des oiseaux, ce que
(1) Telles sont les éponges.